Congo-B: les employés de la compagnie aérienne Ecair réclament cinq ans d’arriérés de salaires

0
165

Au Congo-Brazzaville, tous les avions de la compagnie nationale aérienne Ecair (Equatorial Congo Airlines) sont cloués au sol depuis 2016. L’entreprise a fait faillite après cinq années d’existence seulement. Depuis lors, les agents n’ont pas reçu un centime. Ils étaient dans la rue ce samedi 10 juillet pour réclamer leurs arriérés de salaires. Les autorités tentent de rassurer sur la relance de la société.

Les manifestants se sont retrouvés devant le siège d’Ecair dont l’accès leur a été refusé. Dans le parking le matériel automobile est recouvert de poussière. Les jardins qui entourent l’édifice sont envahis d’herbes. Les manifestants ont brandi plusieurs pancartes sur lesquelles on pouvait lire « tout un quinquennat de chômage forcé » ou encore « les oubliés de la République ».

Leur situation sociale est catastrophique selon leurs déclarations. « Il y a beaucoup de nos collègues qui ont perdu des parents proches par manque d’argent ; des familles se sont disloquées ; des enfants non scolarisés. Pendant que je vous parle, nous avons des collègues hospitalisés et n’ont pas de moyens pour y faire face », a dit désabusé un agent sous couvert d’anonymat.

« Nous réclamons cinq ans d’arriérés de salaires. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer », a déploré un autre agent.

Les 750 agents d’Ecair appellent à l’implication personnelle du chef de l’État dans le règlement de leur situation. « Ecair n’est pas un défi pour lui. Il peut dire un seul mot et tout sera accompli. Nous sommes ici pour lui dire pacifiquement, papa pense à tes enfants », a lâché un manifestant.

Vendredi au cours d’une interpellation du gouvernement par les députés, le Premier ministre a expliqué que la compagnie Ecair a déposé son bilan à cause d’un surendettement. Selon Anatole Collinet Makosso, le gouvernement étudie les voies et moyens pour relancer cette entreprise dont l’essentiel de la flotte serait en révision technique.

 Loïcia Martial

Retrouvez cet article sur RFI

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here