Centrafrique: l’amélioration de la situation sécuritaire entraîne des perspectives économiques positives

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L’amélioration de la situation sécuritaire en république centrafricaine entraîne des perspectives économiques positives avec une croissance du PIB réel estimée à 4,8 % en 2019, indique la banque mondiale dans un récent rapport.

Selon Wilfried A. Kouamé, économiste de la Banque mondiale et auteur principal du rapport, « la RCA n’a pas connu d’épisode de croissance soutenue depuis son indépendance en 1960. Les perspectives économiques demeurent toutefois positives grâce à la signature de l’Accord de politique pour la paix et la réconciliation en février 2019 ».

A ne croire ce dernier, « le succès de la mise en œuvre de l’accord de paix est essentiel pour relancer la croissance. En mettant cet accord en œuvre à l’approche des élections, nous tablons sur une croissance avoisinant les 5 % à moyen terme. »

«Si l’économie centrafricaine a cru plus rapidement que celle des pays de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC) et de l’Afrique subsaharienne, elle reste inférieure aux pays similaires comme le Burkina Faso, le Malawi, le Mali, le Niger et l’Ouganda», ont toutefois relevé les auteurs dudit rapport qui s’intitule « Renforcer la mobilisation des recettes intérieures pour soutenir la croissance dans un État fragile ».

Dans un communiqué rendu public dernièrement, la Banque mondiale souligne que ce rapport montre, par ailleurs, que si la RCA présente encore un risque élevé de surendettement, ses efforts de rationalisation des dépenses publiques et de résolutions des arriérés intérieures lui permettent d’afficher une meilleure évolution de la dette publique que les pays de la CEMAC et d’Afrique subsaharienne en moyenne, et de se rapprocher des niveaux d’endettement de ses pairs.

Afin de répondre aux défis pour avancer dans la lutte contre l’extrême pauvreté, Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale en RCA, estime que « la mobilisation des ressources nationales est essentielle pour accroître les recettes publiques et améliorer la prestation de services publics de base qui sont indispensables pour conduire le pays dans un cercle vertueux de paix et de sécurité». Et d’ajouter que «les prochaines élections vont requérir une bonne discipline fiscale et représentent une opportunité unique pour remettre le pays sur la voie d’une croissance soutenue. »

Pour répondre aux besoins croissants de la population centrafricaine, soulignons que le rapport préconise le renforcement du contrat social, l’élargissement de l’assiette fiscale, l’améliorer du recouvrement des taxes foncières, la réduction des exonérations fiscales et la modernisation de l’administration fiscale.

Martin Kam

 

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