CEEAC: Les Ministres planchent sur les caractéristiques du FCCD-AC

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Le Ministre délégué chargé du Budget, Ludovic Ngatsé (G)

Présidée par Calixte Nganongo, Ministre congolais des Finances et du Budget, représenté par son collègue Ludovic Ngatsé, Ministre délégué chargé du Budget, la réunion des Ministres de l’Economie, des Finances, du Budget et de l’Intégration, sur l’opérationnalisation du Fonds de compensation, de coopération et de développement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (FCCD-AC) a eu lieu mercredi 5 mai 2021 par visioconférence à Brazzaville, capitale du Congo qui assure la présidence en exercice de la CEEAC.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre Ludovic Ngatsé a évoqué les difficultés que rencontre la CEEAC pour le financement de ses projets intégrateurs. 

La première difficulté, selon le Ministre Ngatsé, est la dépendance de la CEEAC, depuis sa création en 1983, de l’aide fournie par ses partenaires au développement. La deuxième difficulté, a-t-il poursuivi, relève des limites des ressources propres tirées du mécanisme actuel de financement, ressources qui ne couvrent essentiellement que le fonctionnement de la CEEAC, et rarement l’investissement. Troisièmement, le caractèreirrégulier des recouvrements des contributions à partir des budgets des Etats membres de la CEEAC. 

Les travaux de cette réunion des Ministres ont eu pour objet d’apprécier les pistes de solutions fortes menant à la mise en place du Fonds de compensation, de coopération et de développement de la CEEAC (FCCD-AC). Les participants ont planché sur les caractéristiques dudit Fonds : notamment, quel type de Fonds ? Comment mobiliser les ressources et quel type de ressources ? Quel mode de gouvernance du Fonds ? Et quels mécanismes d’intervention ?

A ces différentes problématiques, les participants ont formulé des recommandations qui seront transmises à la Conférence des Chef d’Etat des 11 pays membres de la CEEAC.

Notons que la mise en place du FCCD-AC sera la première étape d’un long processus devant permettre à la CEEAC de disposer d’une certaine autonomie financière, avant la mise en place d’une Banque de développement et d’une Banque centrale communautaire.

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