Tchad: les perspectives macroéconomiques restent globalement positives

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Edward-Gemayel, chef de mission du FMI pour le Tchad.

« L’activité économique devrait continuer de se redresser », a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) soulignant que les perspectives macroéconomiques restent globalement positives.

Selon l’institution internationale, qui a achevé récemment une mission à N’Djamena, l’économie non pétrolière devrait croître de 3% cette année, soutenue par une augmentation des investissements publics et du remboursement des arriérés intérieurs ainsi que par la reprise dans les secteurs du coton et du bétail.

Quant au PIB pétrolier, il devrait augmenter de 7,5% grâce aux nouvelles technologies d’extraction ainsi qu’à la production supplémentaire de nouveaux champs », a indiqué Edward Gemayel.

A la tête de la délégation du FMI qui s’est rendue à N’Djamena, du 6 au 12 février, ce dernier a ajouté que l’inflation l’année dernière était négative (-1% en moyenne annuelle). Ce qui reflète la faiblesse des prix des denrées alimentaires et des transports et devrait rester inférieure à 3% cette année.

À l’issue de la mission, Edward Gemayel a noté que les données préliminaires montrent que les performances du programme soutenu par le FMI ont été globalement satisfaisantes en 2019, avec des performances budgétaires en bonne voie. Tandis que les recettes non pétrolières et pétrolières ont dépassé les prévisions.

Dans sa déclaration, il a également relevé que «la masse salariale a légèrement dépassé l’objectif », mais a affirmé que cela a été compensé par la faible exécution des dépenses sur les biens et services, reflétant principalement des problèmes d’approvisionnement.

Concernant les investissements intérieurs, il ressort qu’ils ont dépassé l’objectif de fin d’année en raison des dépenses de sécurité; tandis que la liquidité du secteur bancaire s’est améliorée grâce à une collecte de dépôts plus élevée, quand bien même qu’il apparaît que des vulnérabilités persistent dans certaines banques.

Il faut toutefois noter que des pressions sur les dépenses émergent. Une tendance qui pourrait annihiler les efforts d’ajustement budgétaire mis en œuvre depuis la crise économique de 2014-2015, a prévenu Edward Gemayel.

Pour lui, il est donc essentiel de maintenir la discipline budgétaire à l’approche des élections législatives et présidentielles pour la stabilité macroéconomique et pour maintenir une situation d’endettement soutenable.

« Les efforts des Autorités devraient continuer de se concentrer sur le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des exonérations, l’amélioration de la perception de la TVA, le contrôle de la masse salariale, l’augmentation des dépenses sociales et l’apurement des arriérés intérieurs », a ainsi préconisé le FMI.

Le Fonds a, en outre, jugé important de « maintenir le cap sur le programme de réformes, y compris dans le secteur bancaire ».

Martin Kam

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