Sylvie Loussibou : «C’est plus qu’un honneur que de travailler aux côtés d’une personnalité»

0
501
Sylvie Loussibou

Journaliste-reporter de formation, Mme Sylvie Loussibou agent de radio Congo. Elle est mariée et mère de trois enfants. Elle est titulaire d’une licence obtenue à la faculté des lettres et des sciences humaines au département des Sciences et Techniques de la Communication (STC) de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville en république du Congo.

Mme Loussibou compte aujourd’hui parmi les journalistes au féminin du Congo avec l’avantage de travailler aux côtés de la première dame du pays. Elle affirme n’avoir pas été cooptée grâce à de simples relations d’appartenance à un clan, à un département, à une religion ou à un parti politique. Elle a été repérée grâce à la qualité de son travail.

Elle est présente à dans les studios de la radio nationale du Congo depuis 1999 comme une simple stagiaire d’abord pendant qu’elle courait encore derrière la validation de certains Unités de valeur. Elle indique qu’elle a toujours eu un amour très prononcé pour le journalisme depuis sa tendre enfance à travers la réussite de ses lectures à l’école que ses collègues appréciaient positivement. Ces collègues estimaient qu’elle avait une belle voix et qu’elle lisait bien.
Selon elle, sa préférence pour la radiodiffusion est dictée par le goût de lecture. «A la radio, on lit pendant qu’à la télévision, on s’appuie sur l’image et on parle moins», a-t-elle dit en substance.

Le journaliste doit apprendre à copier les autres
Il faut regarder et suivre comment les autres journalistes présentent leurs journaux, comment ils ou elles lisent leur papier et font leur travail. L’arrivée de plusieurs chaînes de radio et de télévision est aujourd’hui un atout majeur pour améliorer ce travail. Il faut aussi lire les journaux.
«Aujourd’hui, je suis contente de moi-même et je le dis. Je dois tout cela à mon père. Cet homme m’a permis d’émerger. J’ai eu mon premier enfant à l’âge de 18 ans et il avait refusé que je rejoigne le père de mon bébé», confie-t-elle avant d’ajouter que son père avait vite compris que la laisser rejoindre le père de son enfant signifiait une second et probablement un troisième enfant. Il savait que les études de sa fille allaient prendre un coup.
«A la naissance de mon bébé, tout le monde me l’a pris et je n’ai pas senti la charge de cet enfant. Je redis merci à mon père. Je ne sais pas ce que je serais devenue avec un enfant entre les bras et des études à côté», ajoute-t-elle.

Le plaisir des reportages des activités d’une grande personnalité
Elle commente avec beaucoup de joie le plaisir qu’elle ressent et que cela produit quand on fait des reportages d’une grande personnalité. «C’est à la faveur d’un reportage que l’attention du conseiller de la première dame avait retenue et que j’ai eu l’occasion de suivre ses activités. C’est plus qu’un honneur», souligne encore Mme Loussibou.
Elle ne manque pas de saluer le mois de la femme. Pour elle, il faut mettre un terme aux habitudes des femmes qui ont tendance à attendre le retour d l’époux pour se faire acheter le moindre morceau de savon. La femme, estime-t-elle, doit exercer une activité lucrative. Ce n’est plus évident de laisser tout à l’homme. Elle doit aider l’homme et la gestion du ménage peut s’organiser autrement. On peut préparer la nuit pour être prête à aller mener une activité tôt le matin.
Pour elle, la femme est aujourd’hui apte à exercer tous les métiers. On les voit piloter des avions, aller aux différents fronts. Les femmes peuvent occuper des fonctions de responsabilité à condition que ce soit des femmes qui peuvent se défendre.
Sur le plan professionnel et particulièrement dans les médias, elle défie les hommes an affirmant que les femmes travaillent mieux que les hommes. Les femmes s’affirment partout, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle.
Mme Loussibou fait savoir qu’elle aime manger. C’est le «Ngoki à la mouambe» à la banane Plantin qu’elle aime.

LAISSER UN COMMENTAIRE