Sylvain Mpili : «Nous sommes venus rapprocher le livre des lecteurs de Ouesso»

0
948
Sylvain Mpili

Le directeur général de la librairie galerie du Congo et du Stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo à Paris, M. Sylvain Mpili, a déclaré le 16 août 2015 à Ouesso (département de la Sangha) au Congo Brazzaville, que l’activité de la librairie qu’il dirige, ayant consisté amener des écrivains à Ouesso, a eu pour but de rapprocher le livre de la jeunesse de Ouesso et du département de la Sangha. Pagesafrik (ex-Starducongo) l’a rencontré devant le stand à Ouesso.

Pagesafrik/Starducongo : Quelles sont les raisons de la présence la librairie galerie du Congo et du stand de livres et auteurs du Bassin du Congo à Ouesso au moment où on célèbre la fête de l’indépendance ?

Sylvain Mpili : La raison est très simple. Le Congo célèbre le 55ème anniversaire de l’indépendance du Congo, et cela se passe à Ouesso dans le département de la Sangha. Tout le monde sait que la ville de Ouesso est la capitale du Bassin du Congo, pour ce qui concerne le Congo. Il est difficile de ne pas être à Ouesso avec le nom que nous portons.
Nous avons ensuite souhaité faire une action de proximité avec les jeunes du département, en vulgarisant, même si je n’aime pas ce terme, la lecture et la littérature, leur faire connaître aussi ce que nous faisons d’une part, mais aussi surtout les auteurs congolais qui sont leurs frères, leurs contemporains et que la plupart ne connait pas.
C’est une bonne chose que ces auteurs viennent avec nous à Ouesso et c’est ce qu’ils ont accepté gentiment de faire pour parler avec ces jeunes de leur production, d’organiser des rencontres avec eux, de leur parler de la littérature africaine et la particularité de la littérature congolaise.

Avez-vous mis le livre à la disposition de tous en le leur offrant ou en le leur vendant ?

Sylvain Mpili : Le livre est vendu à un prix symbolique qui n’excède pas les 1000 FCFA par ouvrage parce que nous avons pensé que pour l’efficacité de cette action, il fallait faire des efforts sur le prix ; ainsi avons-nous pris des œuvres auprès des éditeurs avec la responsabilité de régler le différentiel en achetant ce livre à son prix réel du marché. Nous l’avons ensuite proposé aux jeunes de Ouesso à un prix qui n’excède pas le prix précédemment annoncé.

Peut-on penser que cette activité est une manière de poursuivre ou de préparer la présence des auteurs du Bassin du Congo au Salon du livre de Paris ?

Sylvain Mpili : Je pense que les deux se valent. D’une part, on peut parler de la poursuite du salon du Livre de Paris 2015 où nous avons fait une présence remarquable grâce aux auteurs venus du Congo et ceux de la diaspora ; et d’autre part, on parlera des préparatifs de l’édition de ce salon en 2016. Cela ne fait que huit mois depuis que je suis à la tête de la librairie galerie du Congo et du stand livres et auteurs du Bassin du Congo. C’est aussi une façon de nouer des relations de proximité avec les auteurs, notamment ceux qui sont à l’intérieur du pays pour participer avec eux à différents événements culturels autour de la littérature congolaise.

Quelle est votre appréciation de la littérature africaine en général et congolaise en particulier ?

Sylvain Mpili : Il faut dire que je découvre avec beaucoup d’intérêt et de surprise agréable la littérature congolaise ainsi que le talent des auteurs congolais qui écrivent avec une originalité et une diversité dans la création littéraire. C’est un monde que je ne connaissais pas. Je viens du monde financier et banquier, je découvre des gens qui sont passionnés par ce qu’ils font et qui écrivent des ouvrages remarquables. J’ai foi en cette littérature. Mon devoir est de les aider à s’ouvrir au monde, à se faire connaître davantage par tous et par le monde entier d’où l’intérêt de leur présence au Salon du livre de Paris.
Il sied de dire que nous recevons, à la librairie galerie du bassin du Congo, outre les auteurs congolais, ceux du Bassin du Congo pour ne pas faire du déshonneur au nom que nous portons. Nous recevons également des français et autres nationalités qui s’intéressent de plus en plus à ce que nous faisons parce qu’ils y trouvent un intérêt et la diversité qu’ils ne trouvent pas ailleurs.

Propos recueillis par Florent Sogni Zaou

LAISSER UN COMMENTAIRE