Souvenir de deux grands noms de la musique congolaise des années 50

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André Menga de l’African Jazz (g) et Camille Feruzi des Editions Ngoma.

1 – André Menga de l’African Jazz 

André Menga (de son vrai nom Mengi), saxophoniste, est né à Kionzo (Bas Congo) le 20 mars 1922. Il apprend à jouer au saxophone à l’école de Tumba avant de se retrouver à Kinshasa où il forme en 1944 un orchestre dénommé « Amibako ». A la dissolution de celui-ci on le verra successivement fonder et diriger les groupes « Neobako » et « Siluvangi ». En 1946, Brazzaville l’attire, il crée l’orchestre Américan Jazz avec lequel il entreprend le tour de l’AEF (Afrique équatoriale française). En 1949, il est engagé dans l’administration coloniale française jusqu’en 1956, année au cours de laquelle il rejoint Léopoldville avant de faire partie de l’African Jazz dans la même année.

Très grand saxophoniste, André Menga a exercé sur d’innombrables saxophonistes une influence déterminante. Beaucoup de goût et de mesure, toutes ses qualités ont impressionné plusieurs générations de saxophonistes.
Qu’est-il devenu ? C’est la question à laquelle nous aimerions obtenir de réponse.

2 – Camille Feruzi des Editions Ngoma

Camille Feruzi est né en 1921 à Kisangani. ( des parents originaires de l’Angola) Il est un peu l’un des pères de l’accordéon au Congo. Dès son plus jeune âge, et aux côtés de son père accordéoniste, il se penche sur toutes les musiques, en particulier la Rumba et lui restera fidèle tout au long de sa carrière.
A partir des années 40, Feruzi qui chante en s’accompagnant de son instrument acquiert une excellente réputation aux Editions “Ngoma”, tant pour son talent que pour son oeuvre tout à fait originale. On lui doit des oeuvres de qualité comme : “Makango” “Polina”, “Eyenga ya diamant” et “Sebene Lulu” dont on ne se lassera pas d’apprécier les belles qualités d’intervention à l’accordéon. Plus tard et pour se conformer à l’ère du temps. Feruzi s’offre quelques morceaux au rythme cha cha cha, dont « Cha cha cha bay » , un grand succès des années 60.

Clément Ossinondé

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