Sista Clarisse en concert à Paris

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la chanteuse Sista Clarisse.

Dans la sphère musicale afro-moderne, Sista Clarisse est bien l’attraction du moment. Et cette année, elle sera sans conteste l’une des plus belles affiches du mythique cadre parisien de l’Abracadabar. En effet, c’est dans ce haut lieu des nuits parisiennes que se produira la talentueuse artiste ce vendredi 21 mars à partir de 20h00, à l’occasion de la présentation de son troisième album, « Béno Kuisa ».

Adulée par le public lors de ses concerts, celle dont le nom fait désormais autorité dans la musique afro-moderne a encore de belles choses à offrir. Sista Clarisse est une chanteuse atypique. A quarante deux ans, cette dynamique mère de cinq enfants qui a déjà joué sur scène à huit mois de grossesse, voire même après dix jours de maternité, fête ses vingt ans de carrière cette année. « J’ai commencé la musique lorsque j’étais en fac d’économie et ça m’a pris. Cependant, j’ai toujours voulu combiner ma vie familiale et la musique car mon équilibre tient sur ces deux fondamentaux ».
Ce fut d’abord le sound system, le hip-hop puis sa rencontre professionnelle avec l’afro-jazzman, Rido Bayonne. Lorsqu’on lui parle de sa classification musicale, elle précise : « Je considère ma musique comme hybride, un mélange d’influences et j’aime expérimenter. Le reggae classique ne m’emballe pas vraiment. Ce qui m’enchante c’est d’apporter quelque chose de plus, ma touche personnelle. C’est pourquoi, je refuse l’étiquette du reggae classique ou de la soul. Ma soul n’est pas américaine, mon âme est personnelle, c’est du Clarisse ».
Révélée au grand public en 2001 avec sa chanson Aaoooh, l’auteur, compositeur, interprète qui chante en français, anglais, lingala et kituba, a été influencée par des pointures comme Burning Spear et Peter Tosh. Mais également par la musique traditionnelle africaine. Elle puise par ailleurs son inspiration dans les mélodies du groupe américain de R and B, jazz et soul, The Neville brothers, fondé à la Nouvelle-Orléans en 1976. L’amour et la liberté comptent au nombre de ses thématiques. « On a été déraciné, on a perdu une partie de notre identité, c’est un fait. Tous les peuples perdent un peu de ce qu’ils sont au contact des autres…Mes sonorités recherchent parfois cette authenticité réprimée pour les raisons que l’on sait », raconte l’artiste. Avec Beno Kuisa, libala, in my country ou encore le titre Mwana na ngai, cet opus aux collaborations prestigieuses, qui sortira le 26 mai prochain, est précédé du single Fake friend, dont le clip est déjà disponible sur le net.
Sista Clarisse a bâti sa renommée avec des tubes de source africaine qui s’ouvrent vers les autres : « Nous vivons dans un même monde et cela ne doit pas nous échapper ». Il y a indéniablement un lien entre ses rythmes et l’aventure du blues, du jazz, de la soul et du reggae. Sur la scène internationale, elle s’est affichée aux cotés des monuments comme U-Roy et des célébrités comme Lord Kossity, Frédéric Galliano. Cette jolie femme à la voix chaude et un brin rocailleuse pense que la black-music est une composante incontournable de la World music. Elle compte offrir à l’auditoire un vrai moment de détente avec son style singulier et son énergie débordante. La basse, le trombone, la batterie et les percussions façonnent son dernier mix qui raisonne comme une ballade intemporelle, un voyage mélodieux vers les roots.
Après son passage ce vendredi à « l’Abracadabar », la crooneuse-reggae moderne enchaînera le lendemain à l’Espace Curial à Paris. Le 18 avril elle sera sur la péniche « l’Antipode » avec la company Ki-Bongo et le 2 mai, elle se produira au Miz Miz. En juillet, elle débutera une tournée africaine de quinze jours qui la conduira au Congo Brazzaville.

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