Salon du livre de Paris : Florent Sogni Zaou dédicace son nouveau livre «La liberté de la presse au Congo Brazzaville»

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Florent Sogni Zaou (d), écrivain et journaliste congolais

L’écrivain et journaliste congolais Florent Sogni Zaou a procédé, le 21 mars 2015 à Paris en France, à la dédicace de sa nouvelle œuvre littéraire parue aux éditions L’harmattan intitulée «La liberté de presse au Congo Brazzaville» en décembre 2014.

Cette dédicace a eu lieu à l’occasion de la 35ème édition du Salon du Livre de Paris au stand Livres et auteurs du Bassin du Congo, du 20 au 23 mars 2015 à Paris. Ce livre s’appuie sur 150 pages et quatre parties portant sur la presse écrite avec quinze interviews ; la presse audiovisuelle (radio et télévision) avec douze interventions ; la société civile et les personnalités avec douze témoignages chacune.
L’auteur dédie ce livre à ses sœurs Germaine et Marie Josée Sogni, à ses sœurs Thérèse et Joséphine Sogni très tôt rappelées à Dieu ainsi qu’à Nièce aînée de la famille, Olga Marthe Loemba Loubouka. Sur les deux pages suivantes, il cite l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen et l’article 19 de la constitution du 20 janvier 2002 du Congo, qui reconnaissent à tous le droit de collecter et de diffuser librement l’information. Ils stipulent respectivement, «Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit» et «Tout citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication. Alinéa 1 : la liberté de l’information et de la communication est garantie ; Alinéa 2 : la censure est prohibée ; Alinéa 3 : l’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen a droit à l’information et à la communication ; Alinéa 4 : les activités relatives à ce domaine s’exercent dans le respect de la loi».
Outre l’avant-propos, l’auteur présente la république du Congo et aborde la question de la presse congolaise.Les questions de la liberté de la presse
La rédaction de ce livre s’appuie sur quatre questions auxquelles les témoins ont répondu. Chacun d’eux a d’abord donné leur définition de la liberté de la presse de manière générale. Pour tous, c’est la liberté laissée aux journalistes de faire son travail sans entraves et sans pressions.
A la seconde question da savoir si la liberté de la presse est effective au Congo, certains ont répondu par l’affirmative, précisant qu’elle est palpable et saluent la diversité de titres dans cette presse tant sur la plan de l’écrit que de l’audiovisuel à la faveur de la conférence nationale souveraine. D’autres ont par contre estimé qu’elle est insuffisante ou n’existe pas, dénonçant la mainmise des pouvoirs publics sur tous les secteurs d’activité du pays dont la presse.
La troisième question a trait aux mécanismes de renforcement de la liberté de la presse au Congo a fait dire à ces témoins qu’il faut commencer par la mise en place d’une structure pour essayer de circonscrire les problèmes qui se posent à la presse. Ils en ont également appelé à l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes et a véritablement considéré la presse comme quatrième pouvoir.
Dans la même foulée, ils ont émis le souhait que les pouvoirs publics aient une oreille attentive envers les professionnels de l’information et de la communication, que le Conseil supérieur de la liberté de communication soit géré par des personnalités indépendantes, sans accointances avec les partis politiques. Ils en ont appelé à plus de responsabilité de certains professionnels qui ignorent les limites de leur liberté, les invitant au respect des textes en vigueur.
La quasi-totalité de journalistes interrogée a salué la décision du Chef de l’Etat de ne voir aucun journaliste en prison pendant que d’autres l’ont jugée cette mesure insuffisante.
Selon le conseil supérieur de la liberté de communication, cette liberté est réelle du Congo parce qu’elle est garantie par des textes réglementaires à savoir la constitution du 29 janvier 2002, la loi n° 4-2003 du 18 janvier 2003 déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du CSLC ; la loi n° 8-2001 du 31 décembre 2001 relative au pluralisme dans l’audiovisuel.
Cette institution indique que la suspension de certains titres paraissant au Congo n’est pas une entrave à la liberté de l’information. Les lois et règlements précisent que lorsqu’un organe de presse se rend coupable de violations manifestes et répétées des lois régissant la liberté de la presse et de la communication, le Conseil supérieur de la liberté de communication a pouvoir de le sanctionner. Cette sanction a une valeur pédagogique.

Eléazar Tchessess

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