La reprise de l’activité agricole dope l’économie nationale

Accélération de la croissance économique attendue au deuxième trimestre 2017, selon le HCP

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La valeur ajoutée agricole a contribué pour +1,5 point à la croissance économique globale au titre du 1er trimestre de l’année.

Au premier trimestre 2017, l’économie nationale aurait connu une amélioration de 4,3%, en glissement annuel, au lieu de 1,7% une année auparavant.

Dans sa dernière Note de conjoncture, datant du mois d’avril, le Haut-commissariat au plan (HCP) a indiqué que cette performance serait due surtout au redressement de 12,9% de la valeur ajoutée agricole, au lieu d’une baisse de 9% au cours de la même période de 2016.
« Hors agriculture, la valeur ajoutée aurait affiché une hausse de 3%, portée notamment par l’augmentation de 2,9% des activités tertiaires, au lieu de 2%, une année auparavant, grâce notamment à la dynamique des activités du commerce et de transport et la poursuite du redressement des activités touristiques », a précisé le HCP soulignant que le secteur secondaire aurait, quant à lui, contribué pour +0,8 point à la croissance du PIB, tiré par la dynamique des activités minières.
Le redressement de l’activité agricole aurait ainsi grandement pesé dans l’amélioration de la croissance économique du Maroc.
En effet, la valeur ajoutée agricole a contribué pour +1,5 point à la croissance économique globale au titre du premier trimestre de l’année, selon le HCP qui a rappelé que les conditions pluviométriques de démarrage de la campagne agricole 2016-2017 ont été propices à l’implantation et au développement des cultures précoces.
« Le cumul pluviométrique depuis le début de la campagne et jusqu’à fin janvier 2017, aurait enregistré une hausse de 2,9% par rapport à la normale saisonnière, mais sa répartition spatio-temporelle aurait été relativement favorable, stimulant une hausse des superficies semées en céréales et légumineuses de 41% et 28% respectivement, en variations annuelles », a  relevé le Haut-commissariat dans un communiqué.
Comme l’a souligné cette institution, la commercialisation des intrants se serait, également, intensifiée, notamment les engrais et les semences, dont les ventes auraient respectivement affiché des augmentations de 37% et 50%.
Ainsi, et en dépit de la faiblesse des précipitations du milieu de cycle (-41% au mois de mars 2017, en comparaison à la normale saisonnière), la production des trois principales céréales aurait enregistré une hausse de 39% par rapport à la moyenne des cinq dernières années et aurait presque triplé en comparaison avec 2016, apprend-on de même source.
Au deuxième trimestre 2017, les analystes du HCP s’attendent à une progression de la croissance nationale de 4,6%, en variation annuelle au lieu de +0,5%, à la même période de l’année passée. La valeur ajoutée agricole devrait enregistrer une hausse de 14,8% et les activités non-agricoles une amélioration de 3,2%, a estimé le HCP.
« La croissance économique nationale devrait se poursuivre à un rythme plus soutenu au deuxième trimestre 2017, sous l’effet d’un accroissement de 14,8% de la valeur ajoutée agricole, qui aurait porté sa contribution à la croissance économique globale à 1,7 point, au lieu de 1,5 point un trimestre auparavant », ont-ils soutenu.
Cette amélioration serait attribuable au renforcement de la production animale, notamment celle de l’avicole et au relèvement de la production des céréales, des légumineuses et des maraîchères de saison, a précisé le HCP. « Dans ce contexte, les prix agricoles devraient connaître une sensible modération, après la flambée ayant marqué les prix des volailles, des œufs, des agrumes et de certains légumes frais au cours de la même période de 2016 », a-t-il annoncé. Et ce n’est pas tout. Selon le HCP, la demande mondiale adressée au Maroc devrait s’améliorer de 4,7%, en glissement annuel. Mais il prévient que « la dépréciation actuelle de l’euro vis-à-vis du dollar sur les marchés de change pourrait jouer en défaveur de la compétitivité-prix de nos exportations à destination de la zone euro d’une part, et renchérir nos importations de produits bruts d’autre part, dans le sillage d’une poursuite de la progression des cours mondiaux des matières premières industrielles ».

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