RDC : La flambée de violence au Kasaï pousse plus de 11.000 Congolais à se réfugier en Angola

1,5 million d'enfants touchés par la violence dans cette province de la République démocratique du Congo.

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Des personnes revenues au village de Kasala, dans la province de Kasai, en RDC, attendent une distribution alimentaire par l’ONG COPROMOR et Christian Aid. Photo: Joseph Mankamba / OCHA-RDC.

La recrudescence des violences dans la province de Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC), a poussé plus de 11.000 Congolais à se réfugier en Angola, a constaté le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« Les réfugiés ont signalé fuir des attaques de groupes de milices qui visent la police, les militaires et les civils soupçonnés de soutenir ou de représenter le gouvernement », a indiqué le porte-parole du HCR, Babar Baloch lors d’un point de presse tenu récemment à Genève.

« Après avoir fui les forces rebelles et gouvernementales, certains réfugiés ont du se cacher dans la forêt pendant plusieurs jours avant de fuir en Angola », a-t-il poursuivi dans un communiqué précisant que ces derniers arrivent dans des conditions désespérées, sans accès à de l’eau potable, à de la nourriture ou à un abri.

A en croire le HCR, la situation chez les enfants réfugiés serait désastreuse. Le Haut-Commissariat affirme que « beaucoup d’entre eux arrivant malnutris et malades, souffrant de diarrhée, de fièvre et de paludisme. Deux enfants sont déjà décédés de malnutrition sévère ». Cette situation inquiète le HCR qui a souligné sa préoccupation face au sort d’autres personnes qui souffriraient de « niveaux inquiétants d’insécurité alimentaire et de maladies. »

Selon des chiffres émanant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui a réitéré son appel à toutes les parties au conflit afin qu’elles garantissent le respect des droits des enfants, plus de 1,5 million d’enfants, dont 600.000 déjà déplacés, sont à risque en raison de la violence extrême qui frappe cette province.

Pour rappel, la violence et l’instabilité au Kasaï ont débuté en août 2016 après la mort d’un chef traditionnel lors de combats avec les forces de sécurité et la situation s’est détériorée au cours des trois premiers mois de 2017, peut-on lire sur  site officiel des Nations Unies.

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