Kinshasa, théâtre d’une vague de violences

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La prison de Makala, en République démocratique du Congo, à Kinshasa (photo d'archives). © AFP PHOTO.

Plusieurs quartiers de Kinshasa et les environs de la prison centrale ont été ce lundi matin le théâtre d’une vague de violences imputées aux « Bundu dia Mayala », du nom de la branche politique du mouvement sectaire Bundu dia Kongo.

Des coups de feu ont été entendus dans les quartiers populaires de Matete (centre est) et de Ndjili vers l’aéroport et autour de la prison de Makala avait annoncé l’AFP, citant des témoignages d’habitants.

Aux dernières nouvelles, ces attaques auraient coûté la vie à plusieurs personnes dont un major et un capitaine de la police nationale, ont indiqué un peu plus tard  les autorités congolaises.

Selon le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu Empung, porte-parole de la police nationale congolaise, elles auraient fait une douzaine de victimes par des balles perdues.

Pour les autorités de la RDC, il ne fait aucun doute que ces violences sont l’œuvre  « Bundu dia Mayala ».

A ce propos, RFI rappelle que dans une vidéo postée le 26 juin sur les réseaux sociaux, Muanda Nsemi, le leader de cette secte politico-religieuse était apparu dans son traditionnel habit jaune, rouge et bleu pour lancer un ultimatum « à tous les Rwandais présents sur le territoire congolais », invitant ces derniers à rentrer « dans leur pays avant le 7 aout 2017 ».

De son côté, l’AFP rappelle aussi que les commissariats de police de Limete, Matete et Kalamu ainsi que le marché central de Kinshasa ont été aussi attaqués ces dernières semaines.

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