Le Raja de Casablanca vire en tête (3-0)

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Il a enfin vaincu le signe indien et pris le meilleur sur l’AS Vita Club après cinq tentatives infructueuses. Le Raja a remporté une large victoire mais pas suffisante cependant pour crier victoire car le plus dur est à venir au match retour.

On pouvait prévoir une défaite dans la fournaise du Stade Mohammed V de Casablanca, mais non pas avec un tel score eu égard à l’envergure de l’adversaire (3-0). Autant dire la stupeur, la déception sur fond de contestation de l’arbitrage. Le coach Florent Ibenge, lui, a fait en revanche bon cœur contre mauvaise fortune. Il a jeté l’anathème d’abord sur ses joueurs avant l’arbitrage : « Mon équipe était absente ce soir. Elle était battue sur tous les duels », dit-il avec son calme habituel. Il leur reproche d’avoir manqué de mordant face à des Rajaouis plus motivés et très engagés. C’est ainsi qu’Ibenge a résumé la physionomie du match où les Casablancais ont été certes transcendants mais trop brouillons et maladroits en même temps. Autrement, le score aurait été plus large dès la première période et le trophée déjà en poche.

Les Congolais ont eu du mal à supporter le pressing imposé d’entrée de jeu par les Marocains, dans un stade plein à craquer et sous le regard d’invités de marque, conduits par le Président de la CAF, Ahmad Ahmad. Les visiteurs ont eu chaud alors qu’on jouait depuis une poignée de secondes. Le gardien Nelson Lukong sera sollicité plus d’une fois durant le premier quart d’heure et échappera au but grâce à la maladresse des attaquants Rajaouis. Les Diables verts confondaient vitesse et précipitation. Les Congolais résistaient, catapultant le ballon comme ils le pouvaient, plaçant des contres sporadiques tranchants mais sans inquiéter le gardien Anas Zniti assigné au repos pendant quarante-cinq minutes. Les Congolais laissaient passer l’orage, mais la tempête ne faisait qu’amplifier. La manière dénaturée du jeu des Rajaouis a retardé la sentence. En effet, trop pressés de porter l’estocade, les poulains de Juan Carlos Garrido  jouaient long et haut, une manière qui ne sied nullement à leur morphologie face aux gabarits d’en face. Les Congolais allaient perdre leur buteur maison, Makusu Mundele, blessé. Qu’à cela ne tienne, Ibenge avançaient ses pions, ses poulains parvenaient même à ouvrir la marque et instaurer un silence de cimetière dans le grand stade. Mais l’arbitre de touche levait son drapeau (0-0 ; 36è mn). Le Raja aurait pris l’avantage, pour la énième fois, sans la générosité de Mahmoud Benhalib qui plaça généreusement le ballon dans les bras du gardien.

Ce n’était que partie remise. C’est une équipe Rajouie totalement métamorphosée qui reviendra des vestiaires, retournant à ses fondamentaux à savoir le jeu court, précis et les infiltrations rapides sur les ailes. Il fallut 2 minutes à peine avant que Soufiane Rahimi (20 ans) ne soulève les filets et les 45.000 spectateurs (1-0, 47′). Cris, fumigènes multicolores, l’arbitre ordonna l’arrêt momentanément la partie, en raison du brouillard épais qui empêchait la vision. Rahimi reviendra de nouveau pour doubler la mise par un tir écrasé depuis les 25m (2-0, 61′). Et ce n’était pas terminé, Mahmoud Benhalib enfoncera le clou en transformant un pénalty (3-0, 66′). Benhalib, meilleur buteur de la Coupe de la Confédération Total cette année, portait ainsi son capital à 13 buts. Les dés étaient jetés d’autant plus que les Congolais étaient réduits à dix après l’expulsion de Yannick Bangala, responsable du pénalty. Dans un élan de fierté, les Congolais baissèrent la tête, foncèrent et faillirent même inscrire le but qui aurait tout chamboulé chez les Marocains. Ce fut l’unique opportunité réelle des Congolais pendant toute la partie (3-0,   93′).

Une victoire méritée pour le Raja qui devra confirmer au match retour. L’AS Vita Club réussira t-il une Remontada historique ? On le saura le 2 décembre prochain, à Kinshasa.

La seule fois dans l’histoire de la Ligue des Champions où l’équipe qui avait gagné chez elle sur le même score, 3-0, perdit la Coupe au match retour ce fut en 1976, très exactement le 12 décembre à Alger. Le Hafia de Conakry s’était imposé chez lui. A Alger, le Mouloudia l’emporta également par 3 à 0. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition on eut recours aux tirs au but pour départager les deux finalistes. Le Mouloudia d’Alger l’emporta 4-1. Le retour des Guinéens à Conakry fut épique. Le Président de la République, Ahmed Sékou Touré, grand amateur de football, dès la descente d’avion des joueurs, les fit amener au Stade du 28 septembre, où il joua les procureurs dans une sorte de procès. Certains joueurs furent envoyés directement en prison pour avoir “trahi la patrie”. C’est une autre histoire. N’empêche que l’année suivante, en 1977, le Hafia de Conakry fut le premier club à remporter trois fois celle qui s’appelait alors la Coupe d’Afrique des clubs champions.

Il a enfin vaincu le signe indien et pris le meilleur sur l’AS Vita Club après cinq tentatives infructueuses. Le Raja a remporté une large victoire mais pas suffisante cependant pour crier victoire car le plus dur est à venir au match retour.

On pouvait prévoir une défaite dans la fournaise du Stade Mohammed V de Casablanca, mais non pas avec un tel score eu égard à l’envergure de l’adversaire (3-0). Autant dire la stupeur, la déception sur fond de contestation de l’arbitrage. Le coach Florent Ibenge, lui, a fait en revanche bon cœur contre mauvaise fortune. Il a jeté l’anathème d’abord sur ses joueurs avant l’arbitrage : « Mon équipe était absente ce soir. Elle était battue sur tous les duels », dit-il avec son calme habituel. Il leur reproche d’avoir manqué de mordant face à des Rajaouis plus motivés et très engagés. C’est ainsi qu’Ibenge a résumé la physionomie du match où les Casablancais ont été certes transcendants mais trop brouillons et maladroits en même temps. Autrement, le score aurait été plus large dès la première période et le trophée déjà en poche.

Les Congolais ont eu du mal à supporter le pressing imposé d’entrée de jeu par les Marocains, dans un stade plein à craquer et sous le regard d’invités de marque, conduits par le Président de la CAF, Ahmad Ahmad. Les visiteurs ont eu chaud alors qu’on jouait depuis une poignée de secondes. Le gardien Nelson Lukong sera sollicité plus d’une fois durant le premier quart d’heure et échappera au but grâce à la maladresse des attaquants Rajaouis. Les Diables verts confondaient vitesse et précipitation. Les Congolais résistaient, catapultant le ballon comme ils le pouvaient, plaçant des contres sporadiques tranchants mais sans inquiéter le gardien Anas Zniti assigné au repos pendant quarante-cinq minutes. Les Congolais laissaient passer l’orage, mais la tempête ne faisait qu’amplifier. La manière dénaturée du jeu des Rajaouis a retardé la sentence. En effet, trop pressés de porter l’estocade, les poulains de Juan Carlos Garrido  jouaient long et haut, une manière qui ne sied nullement à leur morphologie face aux gabarits d’en face. Les Congolais allaient perdre leur buteur maison, Makusu Mundele, blessé. Qu’à cela ne tienne, Ibenge avançaient ses pions, ses poulains parvenaient même à ouvrir la marque et instaurer un silence de cimetière dans le grand stade. Mais l’arbitre de touche levait son drapeau (0-0 ; 36è mn). Le Raja aurait pris l’avantage, pour la énième fois, sans la générosité de Mahmoud Benhalib qui plaça généreusement le ballon dans les bras du gardien.

Ce n’était que partie remise. C’est une équipe Rajouie totalement métamorphosée qui reviendra des vestiaires, retournant à ses fondamentaux à savoir le jeu court, précis et les infiltrations rapides sur les ailes. Il fallut 2 minutes à peine avant que Soufiane Rahimi (20 ans) ne soulève les filets et les 45.000 spectateurs (1-0, 47′). Cris, fumigènes multicolores, l’arbitre ordonna l’arrêt momentanément la partie, en raison du brouillard épais qui empêchait la vision. Rahimi reviendra de nouveau pour doubler la mise par un tir écrasé depuis les 25m (2-0, 61′). Et ce n’était pas terminé, Mahmoud Benhalib enfoncera le clou en transformant un pénalty (3-0, 66′). Benhalib, meilleur buteur de la Coupe de la Confédération Total cette année, portait ainsi son capital à 13 buts. Les dés étaient jetés d’autant plus que les Congolais étaient réduits à dix après l’expulsion de Yannick Bangala, responsable du pénalty. Dans un élan de fierté, les Congolais baissèrent la tête, foncèrent et faillirent même inscrire le but qui aurait tout chamboulé chez les Marocains. Ce fut l’unique opportunité réelle des Congolais pendant toute la partie (3-0,   93′).

Une victoire méritée pour le Raja qui devra confirmer au match retour. L’AS Vita Club réussira t-il une Remontada historique ? On le saura le 2 décembre prochain, à Kinshasa.

La seule fois dans l’histoire de la Ligue des Champions où l’équipe qui avait gagné chez elle sur le même score, 3-0, perdit la Coupe au match retour ce fut en 1976, très exactement le 12 décembre à Alger. Le Hafia de Conakry s’était imposé chez lui. A Alger, le Mouloudia l’emporta également par 3 à 0. Pour la première fois dans l’histoire de la compétition on eut recours aux tirs au but pour départager les deux finalistes. Le Mouloudia d’Alger l’emporta 4-1. Le retour des Guinéens à Conakry fut épique. Le Président de la République, Ahmed Sékou Touré, grand amateur de football, dès la descente d’avion des joueurs, les fit amener au Stade du 28 septembre, où il joua les procureurs dans une sorte de procès. Certains joueurs furent envoyés directement en prison pour avoir “trahi la patrie”. C’est une autre histoire. N’empêche que l’année suivante, en 1977, le Hafia de Conakry fut le premier club à remporter trois fois celle qui s’appelait alors la Coupe d’Afrique des clubs champions.

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