Quand le Congo brade son patrimoine écologique aux Chinois

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En proie à des difficultés économiques essentiellement structurelles et sous audit du FMI qui est appelé à rendre une décision le 5 juillet, le régime de Brazzaville a octroyé une série de concessions minières en faveur d’entreprises chinoises, car Pékin détient plus de 30% de la dette congolaise.

Ces permis d’exploitation concernent des régions agricoles connues pour être le grenier alimentaire du Congo. L’exploitation de ces terres inquiète les populations car l’exemple de la zone de Kelle au Nord du Congo démontre que la Chine fait fi de tout respect environnemental. D’autre part, le projet d’un Fonds bleu dans le Bassin du Congo, lancé à grand renforts de communication en 2016, ne serait qu’un prétexte pour accueillir des capitaux détournés de leur vocation envrionnementale.

Dans le collimateur des institutions financières internationales et surtout dans l’attente d’une décision favorable du FMI, le régime de Brazzaville cherche àengranger des revenus par tous les moyens quitte àvendre une partie du pays aux entreprises étrangères et à menacer les équilibres naturels du pays par une déforestation programmée.

Ce sont dix projets de décrets qui ont été adoptés par le Conseil des Ministres du Congo-Brazzaville le 5 juin 2019 portant attribution et renouvellement de permis de recherches minières pour les polymétaux (notamment les matières premières essentielles à l’intelligence artificielle), la potasse, les sels connexes et l’or.   

Les sociétés et entreprises bénéficiaires de ces décrets sont essentiellement chinoises du fait que le Congo cherche àréduire ses créances asiatiques. Ainsi, quatre régions du Congo, les départements de Pointe Noire, du Niari, de la Bouenza et du Kouilou, sont cédées dans le cadre de baux quasi emphytéotiques qui vont priver les Congolais de leur activité agricole et pastorale.

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