Les produits laitiers font chuter les prix alimentaires en octobre

Record attendu de la production céréalière mondiale et des stocks en 2018, selon la FAO

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Les cotations internationales du beurre et du lait entier en poudre ont baissé en octobre alors que les importateurs ont freiné leurs achats.

Les prix mondiaux des produits alimentaires sont de nouveau repartis à la baisse en octobre, après un léger rebond observé au cours du mois précédent. Selon les derniers chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ils auraient chuté durant le mois dernier.

Ce recul serait lié à la baisse des prix des produits laitiers, a expliqué l’organisation onusienne dans un communiqué notant ainsi une baisse des prix mondiaux de 27% par rapport à leur niveau record atteint début 2011.

« L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 176,4 points en octobre, soit une baisse de 1,3% depuis septembre mais une hausse de 2,5% par rapport à l’année dernière », a-t-elle indiqué précisant qu’il a baissé de 4,2% pendant le mois d’octobre chutant ainsi pour la première fois depuis mai.

A en croire les données rendues publiques récemment par la FAO, « les cotations internationales du beurre et du lait entier en poudre ont baissé en octobre alors que les importateurs ont freiné leurs achats dans l’attente de nouveaux approvisionnements en provenance d’Océanie tandis que la baisse de la demande alliée à la quantité importante de stocks d’intervention dans l’Union européenne ont contribué à faire baisser les prix de la poudre de lait écrémé ».

Autre indice à avoir également baissé, celui des prix des huiles qui a diminué, de 1,1% depuis septembre, tout comme les prix de l’huile de palme et de soja qui ont reculé grâce notamment à des perspectives de production plutôt positives.

La FAO a aussi annoncé la baisse de l’Indice des prix du sucre de 0,7% en raison de la faiblesse de la monnaie brésilienne (le plus important exportateur) et des prévisions faisant état de cultures de betteraves plus importantes dans l’Union européenne et d’une meilleure production en Russie.

L’organisation a également relevé la baisse de l’Indice FAO des prix de la viande de 0,9%. Alors que celui des céréales a monté d’un cran (0,4%), en raison de la hausse des prix du riz même si les cotations du blé étaient généralement plus faibles, a-t-elle expliqué.

S’agissant des céréales, la FAO fait état d’un nouveau record de la production céréalière à l’échelle mondiale qui devrait légèrement dépasser celle de 2016, a précisé le bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales.

D’après les prévisions actualisées sur le marché mondial des céréales, la production mondiale de céréales secondaires devrait atteindre un niveau record grâce à son expansion en Amérique du Sud et en Afrique australe.

En revanche,  l’analyse des données disponibles font ressortir que « la production du blé devrait légèrement baisser suite à des prévisions faisant état de récoltes moindres aux Etats-Unis. La production mondiale de riz devrait par contre demeurer généralement stable », apprend-on de même source.

Il est à souligner que les dernières estimations de la FAO prévoient une expansion de 1,0% de l’utilisation de céréales à travers le monde d’ici l’année prochaine, avec des stocks mondiaux céréaliers en passe d’atteindre un nouveau record d’ici la fin des saisons en 2018.

Selon ces mêmes prévisions, « les stocks mondiaux de riz et de céréales secondaires devraient atteindre des niveaux record, alors que ceux de blé l’ont déjà fait », a-t-on indiqué.

Enfin, la FAO a annoncé que la compétition entre les principaux exportateurs pour l’année prochaine devrait demeurer stable au regard de l’abondance des stocks disponibles à l’exportation.

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