Procès Mokoko, Paris doit rompre la coopération judiciaire avec Brazzaville

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TRIBUNE. Le deuil du droit, cette expression de Maître Boucounta Diallo reste la plus adéquate pour qualifier ce qui se passe au Congo.

Ce premier jour sous tension a, pour les derniers naïfs, ôté tout doute sur la nature totalitaire et inique du régime Sassou Nguesso. À l’exception de la presse présidentielle et de Télé-Congo, les journalistes locaux et internationaux ont été interdit d’accès à cette audience publique.

La salle d’audience elle-même a été prise d’assaut par les soudards du régime et Julphate Mbanga, Franck Badiata, Vane Kibamba et 17 autres militants du mouvement citoyen ras-le-bol ont été enlevés et conduits vers une direction inconnue.

Au-delà de la personne de Jean-Marie Michel Mokoko, il faut tirer la conclusion de la caducité de tous les actes juridiques émanants du Congo. Ni les contrats, ni les pièces d’état-civil, ni les actes du quotidien, ne peuvent continuer à avoir une valeur équivalente devant les juridictions étrangères en particulier en France.

Nous demandons à  Madame Nicole Belloubet , Ministre de la Justice française et à l’ensemble des autres juridictions de suspendre toutes formes de coopération judiciaire avec le régime de Brazzaville.

En conséquence de la soumission du pouvoir judiciaire à l’exécutif, tout acte (contrat, arrêt, etc.) émanant du Congo doit être frappé de nullité.

La communauté internationale qui constate avec inquiétude le recul des démocraties serait bien inspirée d’exiger sans tarder la libération immédiate et sans condition du Général Jean- Marie Michel Mokoko et de tous les prisonniers politiques congolais.

Andréa Ngombet
Coordonnateur Collectif Sassoufit.

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