Le président Sassou Nguesso promet la création d’une société de transport urbain

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«A titre d’illustration, l’épineux problème du transport public dans les villes de Brazzaville et de Pointe-Noire sera réglé par la création d’une société publique de transport urbain dont les activités démarreront l’année prochaine», a annoncé le Président de la république du Congo, M. Denis Sassou Nguesso, le 31 décembre 2014 à Brazzaville, à l’occasion de son message de fin d’année.

Cette société de transport public viendra soulager les peines des populations de ces deux villes qui subissent chaque jour de grandes humiliations de la part des chauffeurs de taxi et d’autobus ainsi que des assistants de chauffeurs. Ces humiliations sont faites d’injures, d’invectives et de musique obscène faite de grossièretés et d’insanités.

Dans les bus, les usagers n’ont pas le droit de solliciter le changement d’un CD au risque de se faire appeler par tous les noms d’oiseaux, d’être traité de pauvre fonctionnaire. Pour décrocher son téléphone, l’usager doit souvent supplier le chauffeur de baisser le volume de musique pour communiquer. Il arrive aussi que ces chauffeurs et leurs assistants se permettent de descendre leur braguette pour déverser leurs urines sur les pneus de leur véhicule sans tenir compte de ce que certains parents sont accompagnés de leurs enfants ou de leurs beaux parents.
Outre ces humiliations, les usagers vivent un véritable calvaire avec le morcellement des itinéraires autrement appelés demi-terrains. Pour partir par exemple des quartiers Massengo ou Nkombo pour aller au centre ville, il faut payer deux, trois fois ou quatre fois le montant d’une seule course. Ce qui exige 150 FCFA multipliés par fois soit un total à l’aller de 600 FCFA ou 1 200 FCFA pour le voyage dans les deux sens.
Dans l’autobus cependant, les chauffeurs passent leurs temps à poser de manière éhontée la question de savoir à quelle station le passager entend quitter la cabine de son véhicule où les itinéraires sont plus courts.
Du côté des chauffeurs de taxi, la pilule semble plus amère à avaler. Ces chauffeurs font payer aux usagers le temps mis dans les embouteillages. Pour cela, ils embarquent plusieurs usagers qui ne se connaissent pas. Pour chaque usager, le chauffeur exige la somme de 1000 FCFA contre la somme de 700 FCFA selon les textes en vigueur. Le chauffeur encaisse donc la coquette somme de 4000 FCFA. Il leur arrive de refuser une course sans le signifier au demandeur de ses services. L’un d’eux avait par roulé sur les pieds d’un demandeur pendant qu’il tentait de le convaincre de le déposer à Moukondo dans le quatrième arrondissement.
L’accès à un taxi ressemble à un entretien aux fins d’un emploi ou de l’obtention d’un diplôme. Lorsqu’un chauffeur est à la recherche d’un second, d’un troisième ou d’un quatrième usager, il roule avec une main hors de la voiture avec un ou deux doigts levés. Ils klaxonnent en permanence et ne sollicitent pas l’autorisation du premier occupant. Pour eux, l’adage selon lequel le client est roi est vide de sens Ils imposent leur vision et le l’usager n’a pas droit à la parole. En cas de sérieux embouteillages, le chauffeur peut décider de débarquer l’usager à son gré.
Cette société dont a parlé le chef de l’Etat est un sujet plusieurs fois annoncé par la maire de la ville de Brazzaville, M. Hugues Ngouolondélé. Récemment, le Ministère d’Etat, Ministère de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, a diffusé une série de communiqués annonçant la présence de ces bus au port de Pointe-Noire. Avec l’intervention du Chef de l’Etat, garant de lma vie des populations, il y un réveil de l’espoir. Ces autobus sont ardemment attendus par les populations.

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