Portrait. Sheryl Gambo en route vers l’affirmation

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La chanteuse congolaise Sheryl Gambo.

Cette jeune femme compte déjà trois albums en à son actif, à savoir, «Esi dia moranga» qui signifie J’ai eu ; «Edy tia mboa» qui renvoie ça se passa dans un village» et Okerah qui veut dire pouvoir des jumeaux. Ces titres sont en Mbochi, une des langues du nord Congo dans le département de la Cuvette.

Née à Pointe-Noire, Sheryl Gambo vit à Brazzaville, la ville dans laquelle elle a grandi. Ne pouvant plus choisir entre la musique et les études, elle a opté pour la musique qu’elle pratique maintenant. Elle donc abandonné les études en classe de troisième. Avant de quitter le banc de l’école, elle pensait ardemment au journalisme.
«Je suivais les Madonna, Michaël Jackson, Miriam Makeba ; mais je suis moi-même mon idole», elle affirme n’avoir été influencée par aucun artiste. Elle écoutait la musique de ces artistes pour espérer tirer quelque chose de leur façon de faire. Par contre, elle constate que sa voix donne beaucoup de couleurs lorsqu’elle chantejusqu’à faire qu’elle imite Beyance ou Miriam Makeba.
Elle reconnaît toutefois que Miriam Makeba a beaucoup contribué à son inspiration. Elle aimait ses chansons. Comme toutes les chanteuses, elle a commencé la chanson par la chorale. C’est sa mère qui l’a amenée dans la chorale Cœur la charité, avant d’aller solliciter les services d’un groupe dénommé Majestic Bamba.
C’est ce groupe qui a été pour elle une véritable école, elle avait une belle voix mais ne chantait pas dans le ton, elle avait des hors gammes. Elle n’a pas eu de problèmes pour s’adapter dans un studio, elle s’est facilement adaptée dans le monde de la musique. Elle n’avait pas peur du studio. C’est dans le groupe Majestic Bamba qu’elle a fait son premier contact de studio et j’ai fait beaucoup d’enregistrements, soit sept titres.
«J’entretiens ma voix par le travail», confie-t-elle pour expliquer comment elle fait pour maintenir ses capacités vocales. Il lui arrive de crier, de travailler avec mon groupe qu’elle appelle Groupe Shery composé de huit musiciens dont elle-même qui s’intéresse au piano.
Selon elle, les difficultés viennent de l’inconstance des artistes qui sont très mobiles. Ils sont parfois actifs dans cinq groupes et il est difficile de les avoirs en temps voulu. «S’il y a un spectacle, j’appelle les instrumentalistes avec qui je fais la révise et on monte la scène», explique Shery Gambo lorsqu’elle a un spectacle.
Elle entretient de bonnes relations avec les autres artistes tout en reconnaissant qu’il y a eu un flottement pendant une certaine période.

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