Portrait : Samuel Kidiba met l’EPA au service d’un véritable développement africain

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Samuel Kidiba est de nationalité congolaise. Il est le nouveau directeur de l’Ecole du Patrimoine Africain-EPA, depuis le mois de janvier dernier. Cette école est basée à Porto-Novo au Bénin. Il a également occupé les fonctions de Directeur Général du Patrimoine et des Archives au Ministère des Arts et de la Culture du Congo est un professionnel du monde culturel tant congolais qu’africain.

Son ambition est de mettre l’EPA au service d’un véritable développement africain, en redorant son aura dans le partage des offres culturelles, en mettant en place un véritable projet d’intégration régionale à visage culturel et une stratégie simple de levée de fonds, prioritairement dans la zone géographique où elle intervient.
Selon lui, L’EPA joue un grand rôle en Afrique. Elle a déjà organisé plusieurs activités au Congo, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire. Cette école a surtout contribué à former plusieurs cadres et professionnels du patrimoine congolais. Il a également souligné le partenariat technique dans le noble projet de réhabilitation du musée Mâ Loango à Pointe-Noire au Congo par Total E&P.

L’Ecole du Patrimoine Africain-EPA, un établissement universitaire à caractère régional

L’Ecole du Patrimoine Africain-EPA est un établissement universitaire à caractère régional spécialisé dans la conservation et la médiation du patrimoine culturel africain. Elle a été créée en 1998 par l’ICCROM, le Centre d’études International pour la conservation et la restauration des biens culturels, basé à Rome en Italie, et l’Université d’Abomey-Calavi, la première et plus grande université du Bénin.
Elle a acquis le statut d’organisation internationale au Bénin depuis le 14 mai 2009 et a été reconnue comme une institution à vocation panafricaine depuis le 31 janvier 2015 par l’Union Africaine. «J’en suis le troisième directeur. La mission de l’EPA est de contribuer au développement socio-économique des pays et peuples africains, à travers la conservation et la valorisation de leurs patrimoines culturels».

Pour atteindre ses objectifs, l’EPA fait de la formation des professionnels du patrimoine, de l’éducation au patrimoine. Elle propose son expertise et son assistance dans les projets de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine pour le développement durable, l’édition d’ouvrages spécialisés. Cette école dispense des formations diplômantes, notamment, une Licence professionnelle en sauvegarde et valorisation du patrimoine et une Licence professionnelle en conception et mise en œuvre de projets culturels.
Elle se prépare à délivrer, dans un proche avenir, des Masters. Mais elle organise surtout beaucoup de formations continues à l’intention des professionnels du patrimoine sur le patrimoine immobilier, le patrimoine naturel, le patrimoine mobilier ou encore le patrimoine immatériel.

L’EPA travaille déjà et va continuer à travailler avec le Congo

L’EPA travaille déjà et va continuer à travailler avec le Gouvernement du Congo Brazzaville notamment sur le projet de valorisation de l’ancien port d’embarquement des esclaves à Loango qui est un projet cher au Président de la République, Denis Sassou Nguesso. Ensuite, il y a le classement sur la Liste du patrimoine mondial de la Cité royale de Mbé et bien d’autres mais nous allons surtout appuyer le Gouvernement dans le classement de la danse initiatique Kébé Kébé qui est aussi un projet porté par le Président de la République. La liste n’est pas exhaustive.
Bref, l’EPA reste ouverte et disponible à travailler et appuyer le Gouvernement du Congo, le Ministère de la Culture et des arts, les associations, ONG et autres qui œuvrent sur notre champ d’action sur le territoire congolais.

Quelques notes biographiques

Samuel Kidiba est né le 18 juillet 1961 à Kabadissou au Congo Brazzaville. Il est gestionnaire du patrimoine culturel et muséologue de formation, diplômé de l’Université Senghor d’Alexandrie, Egypte. Il a successivement assuré les fonctions de Directeur de l’Ecole de Peinture Poto-poto, Directeur du patrimoine et du développement culturel, puis Directeur du Musée National et enfin Directeur général du patrimoine et des archives au sein du Ministère de la Culture, des Arts.
Il s’est occupé, pendant ces années, de la politique nationale sur la gestion, la protection, et la promotion des sites archéologiques, culturel et naturels ; des musées départementaux ; des langues nationales ; de l’architecture traditionnelle et de toutes les pratiques ancestrales des peuples du Congo.
Il s’est également investi dans des opérations de coopération bilatérale et multilatérale et a développé des actions de formation et de gestion pour le personnel du Ministère. En marge de ses fonctions au Ministère, il était chargé de cours à la Faculté de Lettres et des Sciences Humaines à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville tout en étant coordinateur du Groupe de recherche sur les Suundi (un des peuples du Congo «GRSC»).

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