Portrait : Amandine Dossou, une activiste humanitaire au chevet des démunis.

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«En tant que jeune mère, j’ai eu envie de faire mieux pour que ces personnes qui sont nos soeurs et nos frères, se sentent mieux. Je crois que nous en ferons davantage si nous sommes nombreux et je demande à d’autres de se joindre à nous», a déclaré Amandine Dossou, présidente et fondatrice de l’association Aide, Soutien, secours aux enfants congolais, (ASSEC).

La trentaine à peine dépassée, cette jeune mère d’un enfant de cinq ans a jugé utile d’apporter sa pierre à l’édifice humanitaire de son pays, le Congo. Venue de France, son pays de résidence, elle a fait le déplacement de la ville de Brazzaville avec la ferme intention de venir soulager un tant soit peu la douleur de ses semblables. Elle y a distribué des grains de son amour pour son prochain. Elle a en effet fait le déplacement de Brazzaville pour mettre son association en conformité avec la loi congolaise et poser ses valises sur le sol de son pays d’origine.

«Je suis venue faire reconnaître mon association à Brazzaville. Je suis venue le faire avec les mêmes statuts qu’en France», a-t-elle confié à la rédaction de PagesAfrik.info, précisant que cette association à laquelle elle a donné le jour en France, est apolitique. 

Amandine Dossou n’est pas venue les mains vides. Pendant son séjour brazzavillois, elle a visité des orphelinats auxquels elle a fait des dons de denrées alimentaires et de jouets à l’occasion de la fête de Noël et de la Saint Sylvestre.

«Nous avons fait des maraudes de nuit, c’est-à-dire, des activités de nuit», a-t-elle encore fait savoir avant d’ajouter qu’elle a également offert à boire et à manger aux enfants démunis. Elle a souligné qu’elle a horreur de voir son semblable sombrer dans le dénuement et surtout de l’entendre gémir.   

Respectueuse de l’autorité et de la loi, elle a d’abord pris la précaution de rendre des visites aux gestionnaires des quartiers pour leur dire la raison de sa présence dans leur circonscription administrative.   

Elle n’a pas fait de ses propres difficultés une préoccupation. Selon elle, tant qu’il y en a pour un, il peut y avoir pour deux ou trois ou mieux, pour plusieurs. Pour elle, ce qu’ils gagnent, son compagnon et elle, leur permet de penser aux autres et d’aller à leur rencontre avec quelque chose dans la main.

En outre, elle indique qu’elle n’a encore rien entrepris dans son pays de résidence.

«J’ai d’abord voulu honorer mon pays d’origine, venir donner aux miens restés aux pays et je verrai après comment faire avec les soeurs et frères qui sont en France, le moment venu », a-t-elle dit en substance.

En perspective, elle a expliqué devoir faire plus avec le peu qu’elle engrangera dans les jours à venir. Elle estime que son livre en cours de rédaction permettra à tout le monde de mieux comprendre son action et la raison pour laquelle elle partage avec les autres.

Florent Sogni Zaou

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