Parution: La traite négrière sur la baie de Loango pour la colonie de Suriname, par Arsène Francoeur Nganga

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L’histoire de l’esclavage intéresse plus particulièrement le Congo car ce sont des côtes d’Afrique centrale, du Gabon, Loango, Kakongo, Ngoyo, Kongo et Luanda, que sont partis le plus grand nombre d’esclaves. Le royaume de Loango (à 20 km de Pointe-Noire) devient, au XVIIIème siècle, un centre important de la traite des Noirs, commencée dès le XVIème siècle.

L’ancien port d’embarquement des esclaves de Loango, est donc,  l’un des plus importants sites du golfe de Guinée par lequel des millions d’esclaves ont été embarqués dans des bateaux et transportés directement pour les Amériques sans escales intermédiaires.

Dans son livre La traite négrière sur la baie de Loango pour la colonie de Suriname, – 2eme édition – (préfacé par deux émérites professeurs : Willem Frijhoff docteur en sciences sociales de l’Université de Tilburg – Pays-Bas – membre de l’académie royale néerlandaise des sciences et François Lumwamu docteur en linguistique, ethnolinguistique et dialectologie de l’université de Paris Sorbonne – ancien recteur de l’université Marien Ngouabi).

Arsène Francoeur Nganga situe au XVIIème siècle, la période où les Provinces Unies, première puissance commerciale et maritime de l’Europe, débarquent en Afrique centrale deux siècles après les portugais.

Elles établissent des relations commerciales avec le riche et puissant royaume de Loango. Pour les besoins d’exploitation de leurs colonies du nouveau monde, les commerçants néerlandais emmèneront des milliers d’hommes et de femmes d’Afrique centrale pour servir de main-d’œuvre servile au Suriname, la plus précieuse des colonies néerlandaises en Amérique.

Les esclaves, embarqués depuis la baie de Loango, seront présents dans les mouvements de résistance contre le catéchisme colonial pour former la plus large et la plus concentrée des populations d’esclaves fugitifs (Les Marrons) dans le monde, se retrouvant jusqu’en Guyane française.

L’auteur, Arsène Francoeur Nganga, est né et réside à Brazzaville (Congo). Il est enseignant-chercheur en histoire ancienne, chercheur associé auprès du CERDOTOLA (Centre d’étude et de documentation sur les traditions et langues africaines) et membre de l’INOCOS (Conseil international des sites et monuments historique).

Clément Ossinondé

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