Parution: “L’histoire de Chantal Kazadi” de Gilbert Aonga Ebolu

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Couverture du livre de Gilbert Aonga Ebolu, "L'histoire de Chantal Kazadi" (en photo à droite)

L’auteur Gilbert Aonga Ebolu est de nouveau en librairie avec un ouvrage dans lequel il fait la lumière sur les conditions exactes de la mort mystérieuse, du jeune chanteur de l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico.

Admirateur de Chantal Kazadi, chanteur congolais célèbre à la charnière des années 60-70, Gilbert Aonga Ebolu mène l’enquête sur sa disparition mystérieuse. Il fait toute la lumière sur la trop brève existence de cet artiste-musicien au talent exceptionnel et à la « voix atypique ».

Grâce aux précieux témoignages de témoins de son époque et à sa propre imagination, il parvient à élucider les raisons de sa mort tragique. D’après ses recherches approfondies, l’auteur peut conclure avec certitude à l’évidence d’un complot visant à  l’éliminer.

Emprisonné à tort par le tribunal militaire de Kinshasa, il est exécuté en secret avec d’autres musiciens. Quarante ans après le drame, ce vibrant hommage est une belle façon de lui restituer sa dignité volée.

Chantal Kazadi une voix unique

Avec Chantal Kazadi disparaissait en 1971 une voix unique qui avait marqué le répertoire classique de l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico au sommet de sa gloire.

Ce qui était unique, chez Chantal, ce n’était pas seulement  son brillant répertoire (entre 1967-1970), mais surtout sa brillante technique, notamment sa voix mixte, c’est-à-dire ce mélange de voix de tête et de voix de gorge, qu’il avait cultivé avec un art en pleine évolution et ce timbre soyeux qui le faisait identifier immédiatement…

Ancien élève de l’Athénée de Kalina (aujourd’hui Institut de la Gombe) dans les années 1965-66, Chantal Kazadi embrasse la carrière musicale en 1967 au sein de l’African Fiesta Sukisa du Dr Nico, en même temps que ses collègues Lessa Lassan, Sangana, Ngoualali, Bovick  et autres.

En 1970, et au moment où son talent exceptionnel le place parmi les plus populaires de sa génération, il participe avec plusieurs autres collègues à une insoumission qui les poussent à quitter l’orchestre Fiesta Sukisa. Chantal Kazadi intègre aussitôt “l’African Soul”, un nouvel orchestre dans lequel on retrouve des noms comme Dionga “Apôtre”, Paul Mizele, Muraba Zoro, Yossa Taluki, etc.

En 1971, et dans des conditions nébuleuses, le chanteur Chantal Kazadi trouve la mort dans la ville de Kananga, cinq ans après avoir marqué des milliers fans avec des tubes comme : “Doris”, “Ngalula”, “Bougie ya motema”, “Butu okoteli ngai na maswa”, “Marie Nella”, “Tu m’as déçu”, etc.

Notons enfin, que la dépouille de Chantal Kazadi n’a jamais été retrouvée. Il serait victime d’un crime crapuleux des bandits à mains armées.

“L’histoire de Chantal Kazadi” est éditée par Paulo Ramand, (disponible à la Librairie La Galerne 76600 Le Havre) de l’écrivain Gilbert Aonga Ebolu. Originaire du Congo-Kinshasa, il vit en Suisse, son pays d’adoption, où il se consacre à l’écriture. Il est l’auteur d’une dizaine de roman.

Clément Ossinondé

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