Paris, Bienvenue au saxophoniste Jacques Mongo « Koplan »

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Jacques Mongo "Koplan"

La famille musicale congolaise de la région parisienne est heureuse d’accueillir le saxophoniste d’expérience « KOPLAN. » Il vient directement de l’Orchestre typique « Bana Poto-poto », dont il est un des co-fondateurs.

Le saxo, une denrée rare

Le saxo, cette superbe invention du belge Adolphe Sax, tantôt blues, tantôt jazz, tantôt rumba… est demeuré une denrée rare dans la musique congolaise. Beaucoup de jeunes en rêvent, mais rares sont ceux qui osent franchir le cap.

KOPLAN saxophoniste quasi attitré de Bana Poto-Poto

Si cet instrument est de moins en moins  présent dans la musique congolaise,  sa chaleur et son son faisant référence à la musique des années 50/60  permettent de sublimer une belle rumba morceau.  C’est aussi l’occasion de faire la rencontre d’un jeune talent comme  « KOPLAN qui grâce à ses solos de saxophone a écrit une belle page de la rumba dans « Bana Poto-Poto »  Son souhait, être disponible à toutes les sollicitations (concerts, enregistrements…)

Cadre de la Fonction publique congolaise et musicien

Avant de devenir musicien, Koplan a servi auparavant dans la fonction publique à Brazzaville, cumulativement avec ses activités musicales, dans les groupes les plus en vue de Brazzaville, puis à la chancellerie congolaise à Paris. Admis à la retraite, il est de retour à Paris où il a rejoint sa famille. Depuis, il s’est lancé comme intervenant dans diverses manifestations musicales. Si le phénomène n’est pas nouveau, il s’est amplifié à la demande des musiciens qui préparent les enregistrements discographiques.

Un parcours musical qui commence en 1975 dans « Les Guérilleros »

C’est en 1975 et auprès de l’ancien ministre congolais et saxophoniste Boniface Matingou, que Koplan a découvert le saxo, mais la véritable école commence avec le colonel Philippe Mouckouamy (chef de la fanfare nationale)  qui lui a prêté un saxo alto et lui assuré la formation pendant toute une année. Il intègre aussitôt après, l’orchestre de l’Armée « Les Guérilleros » et forme avec les sergents Roger Nkounkou et Serge Samba un trio saxo-alto et saxo-soprano magnifique. Le premier concert solennel a lieu devant le Président Marien Ngouabi, au bal du début des vacances des enfants de troupe (Ecole des cadets)

1976, Koplan se joint aux musiciens Seskain Molenga, Lucien Kimpouni, Denis Loubassou, Amedé  Kiboulou, Pambou Tchicaya, Pierrot Loukouamoussou (saxo)…pour donner naissance à l’orchestre de la Jeunesse, sous l’égide de l’UJSC (union de la jeunesse socialiste congolaise) suivi d’un voyage en Lituanie (ex-Urss).

La suite est faite d’un brillant parcours professionnel de 1977 à 1999 dans les groupes Massano de Terdjef el diablo et Rubin Major Tomba, SBB (en remplacement de Jean Seydou qui a intégré Les Bantous), Les Guérilleros, Bantous Monument (avec Franc Nkodia, saxo) et Kamikaze (après le départ de Youlou-Mabiala à Kin).

En 2000, Koplan est parmi les premiers musiciens retenus par le maire de Poto-poto Roland Bienvenu Faignond pour former l’orchestre « Bana Poto-poto », et c’est la consécration de sa carrière. Non content d’exploiter un style classique, Koplan a le mérite de jouer avec de musiciens de grand talent et le dialogue est passionnant. Le caractère étincelant de la musique de « Bana Poto-poto » lui a valu trois fructueux voyages à Paris (soirée de PMU France-Afrique), à Libreville (mariage dans famille présidentielle) et Alger (Festival Panafricain de musique).

Basé désormais à Paris, on peut, sans aucune exagération, affirmer que Koplan est le saxophoniste qui peut valablement se produire en attraction avec les meilleurs saxophonistes du moment.

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