Ouattara appelle à un contrôle démographique, 15 mois après les déclarations de Macron sur la natalité en Afrique

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Les Présidents Alassane Ouattara et Emmanuel Macron

Comme l’avait suggéré l’année dernière son homologue français Emmanuel Macron, le président ivoirien Alassane Ouattara a à son tour appelé à un contrôle démographique en Afrique.

Le Chef de l’Etat s’est exprimé ainsi à l’occasion de la quatrième Conférence annuelle sur l’état de l’éducation en Afrique qui s’est déroulée les 9 et 10 octobre au Radisson Blu hôtel d’Abidjan en Côte d’Ivoire.

Alassane Ouattara pense que « si nous voulons avoir une meilleure condition de vie pour les populations, si nous voulons améliorer le revenu par tête d’habitant… il faut penser sérieusement à un contrôle démographique dans nos pays tout en accélérant la croissance économique », rapporte l’AFP.

Selon la même source, le Président ivoirien a prévenu que si rien n’est fait pour la restriction des naissances, ce sont 50 millions d’enfants en Afrique qui ne seront pas scolarisés dans les années à venir.

Il a, en outre, prévenu que d’ici 2050, la population, qui est de 1,2 milliard actuellement, devrait passer à 2,5 ou 3 milliards d’habitants, ajoute la même source soulignant que le thème de cette rencontre organisée par Africa – America Institute (AAI), sous le signe « Changement de paradigmes: construire les futures compétences et de nouvelles perspectives à travers l’éducation en Afrique ».

Pour rappel, le président français avait estimé en marge du Sommet du G20 tenu en juillet 2017 à Hambourg, que le développement de l’Afrique passait par la baisse de la fécondité, une réflexion que certains présidents africains notamment de la région Afrique de l’Ouest avaient aussitôt soutenue, mais qui avait provoqué un tollé parmi certains intellectuels et militants panafricains.

« Dans un pays qui compte encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien », avait-il déclaré lors d’une conférence de presse ne réponse à une question que lui avait posée un journaliste ivoirien sur l’enveloppe que le G20 était disposé à mettre pour sauver le continent africain.

Adrien Thyg

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