Nganji Mutiri : « J’essaie de réaliser les films qui me manquent »

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Nganji Mutiri a déclaré que son film intitulé « Le Soleil dans les yeux » était au départ, un projet d’écriture qu’il devait soumettre à la ville de Mons, au moment où elle s’apprêtait à être capitale culturelle européenne.

« J’avais prévu d’allier librement la ville de Mons et la diaspora congolaise à ce que Vincent Van Gogh m’inspirait. J’ai réécrit le scénario plusieurs fois avant d’être obligé de le mettre au frigo pendant un an et demi », a expliqué le réalisateur, acteur et photographe d’origine congolaise, dans un entretien aux Dépêches de Brazzaville.

« Finalement, Samira Hmouda du Pianofabriek Citylab a marqué son intérêt pour produire un de mes films. Notre collaboration fut très bonne car elle offrait une confiance et une liberté que ne m’avaient pas offertes les précédents producteurs », a-t-il poursuivi. C’est ainsi que « Le soleil dans les yeux » serait revenu sur sa table d’écriture.

Le cinéaste, qui vit actuellement à Bruxelles,  a ajouté dans cet entretien qu’il voulait dans cette production explorer à sa façon « quelques préjugés que l’on a sur la diaspora congolaise en particulier et africaine de façon générale, c’est-à-dire la ferveur religieuse, l’esprit de famille et l’art populaire », soulignant que le titre du film est un clin d’œil à un livre sur Vincent Van Gogh, « Le soleil en face ».

« Ce que je souhaite que l’on retienne de ce film est que pouvoir s’exprimer sincèrement est d’abord une lutte intérieure avant d’être, parfois, une lutte contre des personnes qui nous sont proches. Ici, en l’occurrence, c’est la famille », a-t-il confié.

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