Musique : Romain Gardon : «Nous allons proposer la suite logique de ce que vous avez déjà écouté et aimé»

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Romain Gardon, auteur compositeur et pianiste et président fondateur de l’orchestre SOS Salsa.

L’artiste-musicien Romain Gardon est en ce moment en studio où il travaille sur un autre album. Il affirme que ce que son orchestre va proposer au public dans son album à paraître, est la suite logique de ce qu’il a déjà entendu et aimé. Il l’a dit au cours de l’interview qu’il a accordée le 13 avril 2019 à Brazzaville à la rédaction de Pagesafrik.info.

Pagesafrik.info : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs si ça ne vous dérange ?  

Je suis l’artiste musicien Romain Gardon. A la naissance, je suis Romain Nimi. Je suis auteur compositeur et pianiste et président fondateur de l’orchestre SOS Salsa.

Pagesafrik.info. Que devient cet orchestre ?

SOS Salsa est né le 27 août 1995 à Brazzaville. L’orchestre a aujourd’hui 23 ans de vie avec trois albums sur le marché. Le premier est bien sûr Somos africanos, le second, Gracias avec comme titre phare «Taba mobangue» puis un single en featuring en 2017 avec la Cléopâtre Mbilia Bel. Nous préparons un autre album, Avenir. Je vous informe que nous sommes en studio et celui-là s’intitule «Foula-Foula».

Pagesafrik.info. : Un titre fort et de quoi s’agit-il ?

C’est un peu pour consoler ceux qui vivent dans les ghettos, ceux qui vivent dans les quartiers où tous les services publics ne sont pas encore arrivés, comme l’électricité, l’eau et les difficultés d’accès avec des routes non praticables. Il sied de comprendre que nous avons tous emprunter le foula-foula à quelque degré que ce soit. Il va là où personne ne va et nous savons le confort qu’on y trouve. Parfois, il n’est pas rare de se retrouver à côté d’une chèvre ou de recevoir un sac de foufou sur la tête. Des véhicules pas toujours techniquement corrects. En réalité, je veux dire qu’on peut également caresser des rêves depuis ces quartiers et voir scintiller les étoiles. Ce n’est pas une raison pour baisser les bras.

Peut-on avoir une idée du bulletin de santé de SOS Salsa à ce jour ?

SOS Salsa est en santé de fer. Je crois que la discographie le témoigne. Nous avons sorti un album tous les cinq ans. Ce n’est pas assez mais l’orchestre a fait le tour de l’Afrique. L’orchestre a été au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Mali, en RDC, en Angola et a livré de nombreux spectacles sur la place de Brazzaville. J’ajoute que l’orchestre est passé maître dans l’animation des soirées de gala, des soirées de salon et des dîners. Il y a aussi le fait que l’orchestre est présent au FESPAM depuis la première édition en 1996. Je souhaiterais signaler que nous avons reçu trois fois le Tam-Tam d’or.

Et en studio ?

Oui, Romain Gardon est en studio et ce que nous allons vous proposer est la suite logique de ce que vous avez écouté et avez aimé et je profite de cette occasion que vous m’offrez pour remercier tous ceux qui nous ont soutenu jusque-là et qui continuent à le faire.

Des perspectives ?

Il y en a. Nous envisageons par exemple de remodeler les accents rythmiques et les arrangements et évidemment essayer de nous adapter aux sonorités actuelles parce que les musiques urbaines sont aujourd’hui plus présentes sur le marché. Nous ne pouvons plus rester sur des airs authentiques et originaux de la salsa comme avant.

Propos recueillis par Florent Sogni Zaou

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