Musique : «La chanson est un moyen efficace pour atteindre le public», selon le révérend Cyrus Tchicaya

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Le révérend Cyrus Tchicaya a récemment déclaré à Brazzaville, répondant aux questions de pagesafrik.info, que la chanson est moyen efficace pour atteindre le public et l’expérience de la chanson «Nzambi be zab» est un exemple éloquent en ce qu’elle a permis aux côtiers de se retrouver.

Pagesafrik.info : Que vient faire le révérend à Brazzaville aux lendemains de la fête de fin de l’année ?

Révérend Cyrus Tchicaya : Nous sommes en voyage missionnaire calqué sur le projet de réalisation de notre album chrétien. L’album que nous sommes venus faire à Brazzaville s’intitule, «Déménagement». Il rime avec le changement de position sociale, financière, maritale et professionnelle. La vie, comme vous le savez, n’est pas immuable. Chaque homme doit vivre la mobilité à ce que je sache.

Dans cet album, nous encourageons les gens à espérer que les choses peuvent changer. Nul n’est sur cette terre pour jouer les spectateurs, nul n’est pas là pour accompagner ou pour admirer les autres mais pour subir le changement. On pourrait dire que c’est comme la chenille qui se transforme en papillon. C’est cela le but de chacun sur cette terre. Déménagement est une manière de quitter un lieu vers un autre.    

Pagesafrik.info : Combien de titres y trouve-t-on ?

Révérend Cyrus Tchicaya : Cet album compte huit titres en Français et en Lingala. Ces chansons ont pour thèmes la victoire de Jésus sur la croix, l’adoration du Seigneur et la gloire de Dieu. C’est un album qui sera aussi fort que les deux premiers mais je crois que nous sommes sur la ligne. Dans le premier, nous avons mis en exergue la toute connaissance de Dieu. «Nzambi be zab» qui signifie «Tout est nu devant Dieu» comme le dit la Bible, personne ne peut se cacher de Dieu ou personne ne peut se dérober devant Dieu car Dieu connait le passé, le présent et le futur.

Dans le second album, nous avons parlé d’une année de merveille «Mbul oyo ya mapamboli» pendant que dans le troisième, nous continuons à tout faire pour croire à tous que si on a la foi, la vie doit être mobile.

Pagesafrik.info : Pensez-vous atteindre votre public par la chanson ? 

Révérend Cyrus Tchicaya : Absolument. La chanson est un moyen efficace pour atteindre le public. «Nzambi be zab» a permis aux côtiers africains et ceux de la diaspora se sont retrouvés et ont été transportés par la vague de cette chanson. Nous avons également plusieurs frères et sœurs qui nous ont rejoints dans ministère grâce à la chanson.

Lorsque je chante à la télévision ou à l’église, les foules se déplacent.

Pagesafrik.info : Que dites-vous des perspectives ? 

Révérend Cyrus Tchicaya : Nous sommes en train d’atteindre la maturité. A l’écoute du troisième album. Un quatrième est en préparation d’ici à la fin de l’année, en vili et ce sera de la Charanga et  Zouk. Nous étions au Gabon en 2009 mais nous sommes freinés par le manque de mécènes. Qu’à cela ne tienne, le plus grand mécène, c’est Jésus.

Propos recueillis par Florent Sogni Zaou  

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