Pour le MPDC, la transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila démarre le 1er janvier 2018 en RD Congo

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La transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila démarre le 1er janvier 2018 en République Démocratique du Congo pour le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC).

Pour le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), la transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila démarre le 1er janvier 2018 en République Démocratique du Congo. Il s’agit là d’un processus juste et adapté à la dimension globale et grave de la crise congolaise qui n’est pas une crise électorale. Il s’agit bien d’un génocide congolais pour des raisons économiques et financières. L’Accord de la Saint-Sylvestre prend fin le 31 décembre 2017. La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) doit tirer toutes les conclusions de l’échec de l’application de cet accord bloqué ridiculement par le tennis politique injuste, déséquilibré et inadapté en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990. Le peuple congolais est formel : il n’y aura plus d’accord de la Saint-Sylvestre bis pour des criminels, délinquants et prostitués politiques congolais. Dans ce contexte, le MPDC salue et appuie la mobilisation de l’Eglise pour le départ du pouvoir de Mr Joseph Kabila. Dans une belle et bonne démocratie, la rupture ferme avec un Etat du mal est une formidable continuité de l’Etat. Dans ce contexte, le MPDC se réjouit de la publication de 20 engagements républicains de cette transition dans le cadre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC).

  1. La République Démocratique du Congo a besoin d’une transition juste, car c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir

La trompette de l’histoire a sonné et la République Démocratique du Congo a besoin d’urgence d’une transition exceptionnelle juste, adaptée et équilibrée, car la justice élève une nation et affermit le pouvoir. C’est la justice qui sera la valeur clé qui va nous mettre tous ensemble dans le cadre de la transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila qui devrait commencer le 1er janvier 2018. Quand l’Eglise sonne la cloche pour la fin du régime du mal, elle sonne la cloche pour la justice, car Dieu est un Dieu de justice. Son trône, c’est le trône de la justice. Il s’agit d’une transition bien pensée et préparée, et non d’une transition improvisée et opportuniste. Il s’agit d’une transition exceptionnelle pour la mise en œuvre de 20 engagements républicains. Une transition exceptionnelle d’urgence humanitaire.
Il ne s’agit pas d’une transition neutre, comme certains le prétendent. La neutralité n’est pas la valeur clé qui va nous mettre tous ensemble pour sortir de la plus grave après la seconde guerre mondiale, mais c’est la justice. Avons-nous oublié qu’il y a plus de 8.000.000 de morts, plus de 4.000.000 de Congolaises et Congolais déplacés et abandonnés, plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants violées et détruites. Avons-nous oublié que nous sommes aujourd’hui parmi les peuples les plus pauvres et les plus misérables de l’humanité. La République Démocratique du Congo, notre beau pays, est devenue aujourd’hui l’histoire de mauvais records de l’humanité. Il faut donc d’urgence une transition juste pour mettre fin à cette gravissime crise.

Il est clair que ce n’est pas une simple transition électorale dite « neutre » qui nous permettra de sortir définitivement de cet holocauste. Le peuple congolais n’a pas besoin d’une transition simplement  électorale qui finira par devenir une autre transition provisoire, comme les autres transitions connues après la Conférence Nationale Souveraine pour perpétuer la destruction de notre pays.

Une transition exceptionnelle s’impose donc pour sortir définitivement de la crise multiforme actuelle. Des préalables s’imposent pour l’organisation désormais des bonnes élections dans notre pays.

    1. L’audit urgent et sans complaisance du fonctionnement de toutes institutions de notrepays : Présidence, Gouvernement, Sénat, Assemblée Nationale, CENI, entreprises publiques, partis politiques, pour un nouveau départ juste. Reconnaître le principe que toutes les institutions sont largement hors mandat et ne peuvent plus engager notre pays. Pour ce faire, les responsables des institutions actuelles doivent démissionner, car ils ne peuvent pas être juges et parties. Le principe de renouvellement politique va s’imposer de lui-même.
    2. La justice est une valeur essentielle et incontournable qui va nous mettre tous ensemble. Toutes les lois injustes, clientélistes, de ségrégation sociale, humaine et politique seront abolies sans aucune forme de procès. Toutes les dispositions injustes, inadaptées et conflictuelles de la Constitution qui ont permis le glissement éhonté du pouvoir illégitime en place seront suspendues dans le cadre d’un Pacte National de la Transition (PNT) ouvrant au processus de réforme constitutionnelle qui permettra l’introduction obligatoire du génie congolais et de la sacralité congolaise dans la Constitution. Un processus original de justice et de réconciliation nationale sera mis en place. Un processus élaboré de longue date par le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) qui tient à réconcilier le peuple congolais avec Dieu, avec lui-même, avec son sol, son sous-sol et tout son espace, avec ses ancêtres, avec les peuples voisins et tous les peuples du monde.
  1. La mise en place d’un Gouvernement de Transition Démocratique, d’Union Nationale et de Renouvellement Politique. Ce gouvernement sera chargé de la mise en œuvre du Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique et environnementale. Il importe de souligner qu’ « union nationale » ne signifie pas qu’il faut ramasser tout le monde comme dans la tragicomédie de partage des postes à laquelle nous sommes habitués dans toutes les transitions antérieures. A partir du 1er janvier 2018, il sera malsain de parler d’une majorité illégitime et insensée et d’une opposition inadaptée et noyée. Ce sont des fils dignes et méritants de notre pays, non impliqués dans la mauvaise gestion du pays, représentant les grandes couches de la nation, qui seront membres de ce gouvernement. Il est heureux de constater que le nouveau profil de ce gouvernement est déjà préparé par le Groupe ad hoc pour une Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC). Une place importante sera accordée aux jeunes et aux femmes. Un Parlement de Transition sera mis en place par la suite dans le cadre de la nouvelle reconfiguration politique et sur la base de critères justes.
  1. La réforme d’urgence et en profondeur de l’Armée, de la Police, des services des renseignements et de l’immigration pour la protection efficace de l’intégrité territoriale et la protection sacrée de la sécurité des personnes et des biens. Il n’y a pas de paix sans la sécurité. Il n’y a pas de développement sans la paix. Il faut un environnement pacifique et sécurisé pour organiser de bonnes élections. Les élections ne peuvent pas être organisées pendant un génocide scandaleux et criant. Dans le contexte actuel, même un gouvernement dit « neutre » ne pourra pas organiser de bonnes élections. La démocratie n’est pas de l’électionisme.
  1. L’organisation des états généraux des élections en République Démocratique du Congo pour instaurer la tradition des élections irréprochables et incontestées du Muntu. Un grand peuple doit savoir choisir ses dirigeants, car un peuple qui ne sait pas choisir ses dirigeants est un peuple exclu de l’histoire des nations libres, démocratiques et prospères. Le vrai développement commence à la base. Si nous sommes incapables d’organiser de bonnes élections locales, donc nous sommes incapables d’organiser de bonnes élections à tous les autres niveaux. La clé de la réussite de notre système électoral sera d’abord l’organisation originale de bonnes élections locales. On ne commence pas la construction d’une bonne maison par la toiture, mais par une solide et bonne fondation.
    1. L’urgence sociale est une bombe à retardement. La misère sociale a atteint le point de non retour et risque de tout compromettre et de conduire le pays dans un chaos hors du commun préparé par nos ennemis. Il faut une transition exceptionnelle qui doit arrêter cette descente en enfer. Toutes les portions magiques ont été préparées pour détruire de fond en comble la société congolaise en vue de faciliter la balkanisation et la « chaotisation » au plus haut niveau du Congo. Il n’y a pas de neutralité face à la diabolique misère sociale. Notre société doit d’abord se réconcilier avec elle-même avant d’organiser de bonnes élections. Sinon nous aurons droit aux élections terribles, criminelles et incendiaires jamais connues dans l’histoire des nations. Diriger, c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps. Il faut mettre sur pied une politique économique et de développement qui permet de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres et misérables de l’humanité

2. La transition exceptionnelle devra être dirigée par un leader qui correspond le mieux au profil type très exigeant du remplaçant de Joseph Kabila, tel que proposé par des cadres de la société civile congolaise en mars-mai 2014

Le MPDC soutient totalement le travail qui a été réalisé en mars-mai 2014 par des cadres de la société civile pour définir de manière détaillée le profil type du remplaçant de Mr Joseph Kabila. Il se réjouit de constater que son Président National, Mr Armand MAVINGA TSAFUNENGA, correspond le mieux à ce profil.

La société civile doit poursuivre cette démarche méritante qui l’a conduit à définir de manière détaillée le profil type de remplaçant de Mr Joseph Kabila, et éviter de tomber dans un piège clientéliste. La voie a déjà été tracée en juin 2013 par la Déclaration de Cologne.

3. Le MPDC appuie la mobilisation de l’Eglise pour la fin du pouvoir illégitime actuel au plus tard le 31 décembre 2017

L’Eglise dans son entièreté doit être au cœur du processus de libération du peuple congolais. L’Eglise ne peut pas être neutre, car elle doit être du côté des opprimés et de ceux qui souffrent atrocement, car Dieu est un Dieu de justice. L’Eglise doit aider le peuple congolais à faire de bons choix et à prendre de bonnes résolutions maintenant. Elle ne doit pas abandonner le peuple congolais entre les mains des méchants, des violents, des menteurs, des pilleurs et notamment des criminels professionnels. L’Eglise ne peut pas laisser son peuple entre les mains de délinquants et prostitués politiques. Toutes les grandes nations sont construites sur la base de leurs grandes valeurs spirituelles. C’est la raison pour laquelle le Pape Jean Paul II avait demandé à l’Europe de reconnaître ses origines chrétiennes. 

Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) appuie la mobilisation de la Grande Eglise pour la fin du pouvoir illégitime et complice de la crise congolaise. Tous sans distinction des étiquettes religieuses, catholiques, protestants, kimbanguistes, évangélistes, musulmans, orthodoxes, Bundu dia Kongo, kintuadistes et autres, nous devons nous mobiliser comme les doigts d’une même main. Que personne ne vienne distraire l’Eglise sous de faux prétextes. Oui à la laïcité, mais non au laïcisme. Il faut éviter une laïcité des ténèbres, du renoncement, des mensonges, d’abrutissement et de destruction de nos fondements spirituels et moraux. Le Grand Congo sera construit sur la base de nos grandes valeurs spirituelles du Muntu, nos grandes valeurs spirituelles de l’amour, de la justice, de la paix, de la fraternité, de l’égalité, de la liberté, de la solidarité et de la prospérité équitablement partagée.

L’Eglise ne peut en aucune façon faire un deal avec un régime illégitime, pilleur et criminel. Elle doit aider le peuple congolais à établir une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine maintenant avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui doit commencer pour la gloire de Dieu. Il faut donc une transition exceptionnelle qui met fin au règne des fonctionnaires politiques qui s’éternisent inutilement au pouvoir, pour céder la place aux visionnaires et missionnaires politiques.

Congolaises, Congolais, mobilisons-nous, car la trompette de l’histoire a sonné pour nous. Nous devons changer notre destin avec l’appui de l’Eternel, notre Dieu.

Fait à Bucarest, le 28 décembre 2017

Dr Patrick MBADU MAKANI KUMBU
Secrétaire National du MPDC chargé de la Santé et de la Qualité de Vie.

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