MPDC: La CENCO soumise au piège du tennis politique injuste et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990 en RDC

0
3701
Dr Patrick MBADU MAKANI KUMBU Secrétaire National du MPDC chargé de la Santé et de la Qualité de Vie

La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) soumise au piège du tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré en vigueur depuis le 24 avril 1990 en République Démocratique du Congo

Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) reste fidèle à sa vision de bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle. Le MPDC a le devoir sacré de faire entrer la République Démocratique du Congo au XXIème siècle. En effet, notre beau pays est scandaleusement bloqué au XXème siècle par une certaine classe politique non visionnaire, prédatrice et actrice patentée d’un tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré en vigueur depuis le 24 avril 1990. Tennis injuste contre les intérêts du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo, inadapté aux structures et valeurs profondes de notre société, et déséquilibré à dessein pour briser et corrompre toutes les forces en présence.

Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) salue la mobilisation de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), sous la présidence de Monseigneur Marcel UTEMBI, pour une solution à la crise congolaise multiforme. Il n’est un secret pour personne que la mobilisation de la CENCO nous a fait éviter l’hécatombe préparée à la veille de la date du 19 décembre 2016. L’application de l’Accord politique du 31 décembre 2016 pose problème. Il nous faut donc une approche globale et systémique de la crise congolaise.

  1. La CENCO est soumise au piège du tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré en vigueur depuis le 24 avril 1990

Le lancement du processus démocratique le 24 avril 1990 en République Démocratique du Congo, alors Zaïre, a été vite et très bien  piégé par l’émergence d’un tennis politique inadapté, injuste et déséquilibré. Un tennis politique ridicule et égoïste qui a conduit à des dialogues injustes et clientélistes, et à des transitions successives qui finissent toujours par des bals honteux de partage des postes au détriment des intérêts du Peuple Congolais et du pays. Un tennis politique qui est né de la ruse du camp Mobutu. Depuis lors, la République Démocratique du Congo est restée piégée dans ce tennis politique jusqu’à ce jour. La corruption, la trahison, l’opportunisme politique, l’égoïsme, la violence, la délinquance et la prostitution politiques en sont des valeurs principales. La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) est soumise au piège de travailler avec des acteurs principaux de ce triste tennis politique.

Ce tennis politique a produit un système politique insalubre. Citons en quelques unes de ses conséquences, il y a lieu d’indiquer ce qui suit :

  • Le tennis politique a conduit au dédoublement des partis et des plateformes politiques. Dédoublement parfois appelé « aile » portant le nom de leaders démissionnaires ou sécessionnistes. L’histoire est riche des ailes UDPS, des foisonnements des plateformes politiques dont plusieurs sont créées pour permettre aux dictateurs d’être toujours les maîtres de jeux d’une fausse démocratie. Ce tennis permet au dictateur de créer lui-même plusieurs plateformes de l’opposition complaisante qu’il va tenir comme une vraie opposition et s’en référer régulièrement.
  • Le tennis politique conduit à un système politique égoïste des individus au détriment des institutions et du peuple congolais. Les acteurs sont pris au piège d’agir pour leurs intérêts vitaux. Ainsi émerge souvent l’approche de gestion corporative, tribale, voire parfois familiale des institutions. La corruption devient la règle principale de jeu. Faire de la politique devient un simple métier pour nourrir sa famille et ses proches. Ce n’est plus la mise en œuvre d’une vision pour le pays et son peuple. Le peuple fait face à des fonctionnaires politiques qui ne sont là que pour leurs stricts intérêts de manière permanente.
  • Le tennis politique a conduit à l’émergence d’une pépinière de délinquants et prostitués politiques, acteurs clés d’un système politique qui ignore les intérêts du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. Ces délinquants et prostitués politiques, faux opposants par essence, sont devenus des solides appuis ou des colonnes inestimables de dictateurs en République Démocratique du Congo. La trahison devient une habile et sournoise coutume.
  • Dans le cadre de ce tennis politique, il faut mettre hors d’état de nuire, voire assassiner les visionnaires et les missionnaires politiques.
  1. La crise congolaise n’est pas une crise électorale. Il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2017 avec Joseph Kabila

Comme le souligne toujours, le Président National du MPDC et Président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), le visionnaire Armand MAVINGA TSAFUNENGA, il est dangereux de réduire la grave crise congolaise en une crise électorale. Il s’agit d’une grave crise entretenue pour camoufler un génocide économique. La crise électorale est voulue par le groupe Joseph Kabila pour continuer à entretenir cette crise. Le massacre des populations congolaises continue ouvertement face à la conscience de la communauté internationale. Massacres au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Kasaï ; massacre des adeptes de Bundu dia Kongo, violation des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire, viols massifs et diaboliques des femmes, des filles et des enfants. La liste est longue.

Comme en 2016, il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2017 avec Mr Joseph Kabila. Ce dernier est une des pièces maîtresses de la crise multiforme congolaise. Il ne faut jamais être naïf en politique. Il nous faut donc une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila pour permettre à notre pays de prendre un nouveau départ pour entrer au XXIème siècle.

  1. Le MPDC réaffirme que la mise en œuvre de la Déclaration de Cologne de 2013 est la vraie voie de sortie de la crise congolaise

Le samedi 1er juin 2013 à Cologne en Allemagne, le leader Armand MAVINGA TSAFUNENGA a présenté sa vision du Grand Congo du XXIème dans une salle où il y avait des représentants de toutes les couches de la population congolaise : sympathisants du pouvoir, représentants de l’opposition, des combattants et des membres de la société civile. La reconnaissance de la qualité et de la pertinence de cette vision était unanime dans ses approches à court terme, à moyen terme et à long terme. C’était la première fois qu’un leader politique congolais présentait sa vision sur 100 ans, en soulignant sa phrase magique : « Si ton projet porte sur an, plante du riz ; s’il porte sur 10 ans, plante un arbre ; s’il porte sur cent ans, éduque les hommes ».

La Déclaration de Cologne stipule ce qui suit :

  1. L’heure est venue pour le Peuple Congolais de s’unir ensemble et de se mobiliser totalement autour d’une grande vision pour son pays, vision portée par Papa Armand MAVINGA TSAFUNENGA ;
  2. la mobilisation autour de cette grande vision nous permettra de sortir définitivement de la longue et grave crise congolaise pour bâtir notre destin commun de bonheur social, de grandeur, de justice, de paix, de sécurité, de fraternité, de liberté et de solidarité ;
  3. une nouvelle histoire de la République Démocratique du Congo commence ce samedi 1er juin 2013 à Cologne, le jour du   troisième anniversaire de l’assassinat  du Distingué Défenseur des droits de l’homme Floribert  CHEBEYA BAHIZIRE, signe de l’inéluctable émergence vers un Etat de droit.

 Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), dans le cadre de sa vision du Grand Congo du XXIème siècle,  est déterminé à atteindre les objectifs ci-après :

  • sortir définitivement le peuple congolais et la République Démocratique du Congo de sa longue crise multiforme ;
  • réconcilier le peuple congolais avec Dieu, avec lui-même, avec son sol, son sous-sol et tout son espace, avec ses ancêtres et avec tous les peuples voisins et du monde ;
  • mettre définitivement fin au tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré qui a totalement affaibli et avili le pays, en mettant en place un processus démocratique juste, équilibré et adapté aux valeurs et structures profondes de notre société ;
  • régler définitivement le fléau des élections truquées, scandaleusement frauduleuses, injustes et criminelles, en mettant en place une vraie tradition de la démocratie du « Muntu » ou de la vraie démocratie de l’être humain par excellence (le génie congolais et la sacralité congolaise seront introduits dans la Constitution) ;
  • réformer profondément la société, notamment dans le domaine politique, pour mettre fin au processus de fonctionnaires politiques qui s’accrochent au pouvoir ou en politique pour leurs intérêts au détriment total des intérêts du peuple congolais et du pays ;
  • faire émerger une nouvelle classe politique des visionnaires et missionnaires politiques, en lieu et place des fonctionnaires politiques embourbés dans la délinquance, la prostitution, la trahison, l’égoïsme et ‘l’aveuglement politiques ;
  • faire entrer enfin la République Démocratique du Congo au XXIème siècle dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Grand Congo du MPDC, en étroite coopération avec la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) et toutes les forces vives congolaises ;
  • mobiliser toutes les forces vives congolaises pour la mise en place d’une transition exceptionnelle dirigée par le visionnaire Armand MAVINGA TSAFUNENGA, le Josué de l’Etat de droit congolais, en République Démocratique du Congo.

Fait à Bucarest, le 02 avril 2017

Dr Patrick MBADU MAKANI KUMBU
Secrétaire National du MPDC chargé de la Santé et de la Qualité de Vie

Mail : mpdcrdc@hotmail.com
         mpdcrdc@gmail.com

LAISSER UN COMMENTAIRE