Mort suspecte de l’artiste musicien congolais Nzongo Soul

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L’artiste musicien Nzongo Soul “Wa Semo” est mort le mercredi 10 janvier 2018 à Paris. Les raisons de son décès ne sont pas encore clarifiées. Il a été retrouvé mort à son domicile par un proche, qui lui à son tour a donné l’alerte à la police. Sa dépouille a été prise en charge par les services du centre médico-légal de la ville de Paris. 

Nzongo Soul : Le souvenir des “Wallas Players

“Wallas Players” est la grande révélation des années 70 de la musique congolaise dite “nouvelle génération”. Beaucoup on considéré ce groupe dont le leader Nzongo Soul a été le meilleur exemple de la vibration “Rock-Folk” dénommé “Malonda”. Nzongo Soul lui même en a représenté longtemps l’aspect la plus engagé artistiquement.

Enseignant de carrière, il  a baigné dans tous les milieux pop, rock et RNB (rythmes et blues) en tablant le feeling sur la base culturelle “Walla”, une danse kongo soutenue par des percussions à frappe binaire. Nzongo Soul avait plus d’un tour dans son sac. Il a réuni autour de lui pour l’accompagner les artisans comme : Ange Ngoma; Aye Pacho; Ben Koular; Fati Montene et autres qui se démarquent ainsi des habitudes en vogue chez le plus grand nombre de groupes, pour jouer avec les genres musicaux  comme avec les mots.

Les textes légèrement acidulés, ironiques et tendres sont bien servis par une musique  qui emprunte  au folk autant qu’au rock. Le premier disque du groupe sort en 1979, six ans après la venue de Nzongo Soul en France en 1984. Année où il obtient le premier prix du concours “Découvertes 84” de Radio France Internationale.

En France, il s’est notamment fait remarquer pour son interprétation dans le titre Noir et Blanc de Bernard Lavilliers en 1986. Tout comme dans son album “Musicosophie” où l’artiste  parle de la musique au cœur de la pensée Bantou.

Retour sur la création de “Wallas” qui a marqué la nouvelle expression dans la chanson congolaise

1977, Les quatre garçons précités, se retrouvent pour former  le groupe  “Wallas” ou “Wala” en kikongo, nom  qui a lui seul désigne:  – extraire le mauvais sort ou rituelle pour anéantir les forces occultes ou encore la musique, la danse et l’expression qui constituent son essence-

L’objectif de Zongo Soul vedette principale : s’inspirer des formes rythmiques traditionnelles sur un tempo musical proche du rock, rap ou du hi-pop, à une époque où à juste titre il méritait le titre de précurseur. Au sein du groupe, des rythmiciens Bakouma “Pinto”, JC Mwondo (guitares), John Organ (orgue) Aye Pat Joël (batterie) Jean Jody Malanda (percussions), Faustin Zongo, Michel Tchakaka (chant) qu’accompagnaient trois danseuses qui faisaient également le chœur.

Nzongo Soul, connu depuis sous le nom de “Wa Semo” Nzongo a poursuivi brillamment sa carrière en France où il est demeuré  à la tête de l’espace culturel “Nzongo Shool” (organisation non gouvernementale internationale).

La mort du chanteur a suscité de premières réactions de tristesse chez ses admirateurs, ses amis et surtout  au niveau de l’Union des Musiciens Congolais.

2 Commentaires

  1. je suis attristé de la mort de cette grande icône de la musique congolaise parti si tôt.
    nzoungou soul a fait la fierté de la musique congolaise depuis la France où il vivait. je lui rend hommage et il restera dans ma mémoire. et que l’éternel lui réserve une place de choix dans l’au delà où il est parti et que ses péchés lui sont pardonnées. le Congo-Brazzaville perd un digne fils qui a fait la fierté de la musique de notre cher beau Congo-Brazzaville

  2. j ai l occasion d aller l ecouter chanter a plusieurs reprises au lucernaire a Paris puis de discuter de longs moments a paris avec lui.C etait dans les annees debut 1990 il avait une dimension spirituelle rare une grande culture ainsi qu une grande fraicheur…A t il trouve sa place dans ce monde perturbe ?…la flamme cachee par modestie qui brillait au fond de son coeur est allee rejoindre la lumiere des etoiles et brille pour ceux qui l ont connu.MERCI NZONGO pour les moments magiques que tu nous as donnes Liliane Henquez

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