Mise en garde de monsieur Bertrand Cochery, ambassadeur de France au Congo-Brazzaville.

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Maître Céleste Ngantsu

Le Congo est en crise, crise née de la volonté de monsieur Denis Sassou Nguesso de se maintenir coûte que coûte au pouvoir. Face à cette crise multiforme, au lieu d’aider le peuple congolais à retrouver la voie de la paix , de la démocratie , de l’unité nationale, de l’état de droit, du respect des droits de l’homme et des libertés publiques, du progrès économique et du bien être social, la France par la voix de son espion ambassadeur, monsieur Bertrand Cochery a mis de l’huile au feu en déclarant  : « la France apporterait son soutien multiforme aux différents scrutins permettant de renouveler l’assemblée nationale, le sénat et de voter les maires de communes. » Cette déclaration incendiaire viole le principe suivant : « ne pas faire à l’autre ce que tu ne veux pas que l’on te fasse »

Au lieu d’éteindre le feu mis volontairement par Denis Sassou Nguesso, l’ambassadeur  de France au Congo joue le rôle d’un pompier pyromane en confortant le pouvoir illégal et illégitime de monsieur Sassou Ngusso.

Nous mettons en garde monsieur Bertrand Cochery, d’arrêter de jouer ce jeu dangereux. Monsieur Denis Sassou Nguesso n’a pas la légitimité et la légalité d’organiser une quelconque élection au Congo- Brazzaville; il est le chef d’une organisation criminelle qui a usurpé la souveraineté nationale pour se faire lui même président de la République. Il tue, torture, arrête, et pille les deniers publics en violation des conventions internationales relatives des droits de l’homme et des lois de la République.

Nous demandons à la France d’arrêter son hypocrisie et de respecter la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples qui dispose, en son article 20,  que : «

1- Tout peuple a droit à l’existence. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. ll détermine librement son statut politique et assure son développement économique et social selon la voie qu’il a librement choisie.

2-  Les peuples colonisés ou opprimés ont le droit de se libérer de leur état de domination en recourant à tous moyens reconnus par la Communauté internationale.

3-  Tous les peuples ont droit à l’assistance des Etats parties à la présente Charte, dans leur lutte de libération contre la domination étrangère, qu’elle soit d’ordre politique, économique ou culturel. »

Maître Céleste Ngantsui

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