Médias : Des journalistes reçoivent leur carte de presse

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«La carte de presse est devenue une chimère aux yeux des professionnels de l’information et du micro que vous êtes. Non ! Elle ne l’est pas et ne saurait l’être. La carte de presse est désormais une réalité concrète. Hélas, malgré une vaste campagne menée à Brazzaville et Pointe-Noire, le CSLC n’a enregistré aucun dossier de demande d’attribution de celle-ci. Cette attitude blâmable est encouragée par les promoteurs et dirigeants des médias, qui n’ont fait d’efforts qu’à entretenir l’anonymat de leurs journalistes », a déclaré le président du Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication, Philippe Mvouo.

Le président du CSLC a fait cette déclaration le 17 janvier 2019 à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux avec les professionnels de la communication. Il a, à cet effet délivré la carte de presse à un échantillon de journalistes honoraires. L’obtention de cette carte de presse est soumise au dépôt de dossiers des journalistes actifs évoluant dans leurs médias par les responsables et promoteurs d’organes de presse en vue de son établissement.

A l’occasion du lancement de cette carte professionnelle, des journalistes honoraires, entre autres, Bernard Makiza, Anne-Marie Samba, Marcel Malet, Edouard Adzotsa et Françoise Kitouka, ayant marqué de leurs empreintes ce métier jusqu’à leur retraite ont reçu leur précieux document.

Le président du CSLC a en outre déploré la réticence des promoteurs et responsables d’organes de presse qui hésitent à déposer les dossiers d’attribution de la carte de presse à leurs collaborateurs auprès des services du régulateur.

Le président du CSLC a reconnu au cours de cette cérémonie les efforts fournis par des médias du secteur audiovisuel comme Vox TV, DRTV et Top TV pour avoir innové, se plaçant sur le chemin du professionnalisme. Il a cependant déploré le fait que d’autres médias aient encore du chemin à parcourir.

S’agissant de la presse écrite, le CSLC a noté que la pratique journalistique, de manière globale, n’a pas connu d’amélioration significative en 2018. Il a toutefois reconnu le professionnalisme du quotidien “Les Dépêches de Brazzaville et du bihebdomadaire “La Semaine Africaine”.

Pour les perspectives de l’année 2019, le CSLC a indiqué que la régulation, l’autorégulation et la co-régulation afficheront une nouvelle donne dans ses relations avec les organes de presse, les journalistes, les associations des journalistes professionnels ainsi que les plates-formes d’associations des journalistes qui vont naître sous peu.

Florent Sogni Zaou

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