le dispositif de l’autoentrepreneur a été adopté par la loi n°114-13 en conseil de gouvernement en novembre 2013.

La moitié de souscripteurs installés dans les régions de Casablanca- Settat et Rabat-Salé-Kénitra

40.110 demandes d’inscriptions au statut ont été enregistrées au 1er décembre 2016 ; ce qui représente le double de l’objectif fixé pour cette première année de déploiement de ce régime, s’est réjoui le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique.

a majorité des autoentrepreneurs (85%) qui ont manifesté leur souhait de bénéficier de ce régime exerce ses activités de manière permanente et que près de la moitié des inscrits travaillaient à domicile, a-t-il indiqué dans  un communiqué publié récemment.

«L’engouement pour ce nouveau régime s’explique d’abord par sa souplesse et par les avantages nombreux qu’il offre, en particulier, la simplicité administrative qui dispense, notamment, de la tenue d’une comptabilité complexe, la protection sociale, la fiscalité adaptée et réduite, ainsi que la bancarisation », a expliqué la direction de la Coopération et de la Communication relevant de ce département.
Autre raison de cet engouement, l’inclusion financière des souscripteurs qui donne « la possibilité aux autoentrepreneurs d’ouvrir des comptes bancaires et d’accéder à des crédits similaires à ceux octroyés à la TPE et non seulement aux services bancaires dédiés aux personnes physiques », indique la même source précisant que les inscriptions concernent l’ensemble du territoire.
A noter que plus de 50% de souscripteurs seraient installés dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. Aussi, selon la répartition sectorielle, le régime de l’autoentrepreneur séduirait plus les créateurs évoluant dans le secteur du commerce (45%), des services (27%,), de l’industrie (24%) et de l’artisanat (4%).
Pour le ministère, il ne fait aucun doute que ce statut comble un manque pour l’entrepreneur indépendant qui se voit désormais offrir les conditions idoines pour déployer ses activités.
« Le nouveau statut répond particulièrement aux besoins de la nouvelle économie collaborative, en pleine croissance actuellement, en offrant toutes les commodités aux start-ups marocaines et étrangères, notamment, pour l’exercice de leurs activités », estime-t-il. Mieux, fait-il remarquer, « le statut permet, par ailleurs, aux personnes optant pour l’indépendance de sortir d’une précarité administrative permanente et de bénéficier d’une meilleure perception dans la société en tant que travailleurs indépendants légaux ».
La même source indique que le schéma de gouvernance adopté pour la mise en œuvre du statut a été décisif dans le succès qu’il enregistre. Aussi, « l’ancrage régional fort du réseau d’agences de Barid Al Maghib, ainsi que celui des six autres banques impliquées dans la mise en œuvre du statut contribueront à l’avenir, à atteindre la frange de population visée qui est très hétérogène et répartie sur l’ensemble du territoire. Le réseau bancaire totalise plus de 3.800 agences équipées pour être l’interface de dépôt des dossiers d’enregistrement et de remise des cartes d’autoentrepreneurs.
Pour rappel, le dispositif de l’autoentrepreneur a été adopté par la loi n°114-13 en conseil de gouvernement en novembre 2013 dans l’objectif de démultiplier le potentiel entrepreneurial en facilitant l’acte d’entreprendre à l’aide de la dématérialisation des procédures administratives et la simplification des démarches ; mais aussi en intégrant le secteur informel composé aux trois quarts d’unités unipersonnelles dans le tissu économique formel.
A noter que l’autoentrepreneur est toute personne physique exerçant, à titre individuel, une activité industrielle, commerciale et artisanale, ou prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel encaissé ne dépasse pas 500.000 DH pour les activités industrielles, commerciales et artisanales et 200.000 DH pour les prestations de services.

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