Le Maroc, un marché prioritaire pour la Belgique en 2018

Les patrons belges ont entamé une mission multisectorielle de haut niveau jusqu’au 30 novembre à Casablanca, Rabat et à Tanger

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Le Maroc, marché cible de la Belgique en 2018. Depuis hier, la  Belgique y mène sa plus « grande mission économique jamais organisée » avec la participation d’une importante délégation comprenant 450 opérateurs économiques représentant plus de 250 sociétés.

Insuffler une nouvelles dynamique aux relations économiques des deux pays. Tel est le principal objectif de cette mission multisectorielle, qui se rendra à Casablanca, Rabat et Tanger.

La mission, qui se tient jusqu’au 28 novembre, est organisée par l’Agence pour le commerce extérieur en étroite collaboration avec les instances régionales du commerce extérieur (l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers, Hub Brussels et Flanders Investment & Trade) et le SPF Affaires étrangères dans le cadre de l’Accord de coopération entre l’autorité fédérale et les régions.

Sur son site Internet, l’AWEX précise qu’elle mettra notamment en avant les secteurs-clefs suivants: énergie et énergies renouvelables; construction, infrastructures et travaux publics; environnement; activités portuaires, transport et logistique; santé; chimie; agroalimentaire; technologies de l’information et de la communication (TIC); secteur des services et bancaire, entre autres.

Point d’orgue d’une année au service de la promotion des relations économiques maroco-belges, la mission économique belge au Royaume s’inscrit dans le cadre de l’opération «Maroc: marché-cible 2018 de l’AWEX et marché prioritaire de Wallonie-Bruxelles international».

Pour les opérateurs économiques belges, le marché marocain revêt une importance capitale à bien des égards pour le business.

En effet, « le Maroc, qui a connu une croissance en nette augmentation en 2017, est aujourd’hui un partenaire essentiel de la Wallonie, et présente d’excellents fondamentaux économiques», estime l’AWEX notant qu’il est, sans conteste, le deuxième pôle de croissance de la région à  bénéficier d’une économie ouverte.

L’Agence rappelle également que « sa relance économique est soutenue par la mise en œuvre de réformes structurelles pour stimuler la croissance, renforcer le cadre des affaires, moderniser l’administration publique et améliorer l’accès à des services publics de qualité », assurant que le dynamisme actuel de l’économie marocaine offre sans aucun doute de très nombreuses opportunités.

Pour Gilles Suply, conseiller des affaires internationales de la Chambre de commerce flamande rappelle : «De par sa proximité de l’Europe, sa stabilité, sa résilience économique et sa position en tant que porte vers l’Afrique, le Maroc représente un marché très important et très intéressant pour nos exportateurs».

Dans une interview à la MAP, le responsable flamand  ajoute que «le Royaume dispose également d’atouts considérables qui en font un véritable hub pour deux types d’investisseurs : ceux qui veulent servir le marché européen et ceux qui veulent orienter leurs activités vers l’Afrique ».

Ainsi, il assure que le Maroc, qui est le 44ème client de la Belgique et son 61ème fournisseur, est un pays très intéressant pour établir des sites de production, un pays stable à proximité du continent européen avec un coût de main-d’œuvre compétitif et des conditions sociales très favorables, sans oublier la proximité culturelle».

Au vu de tous ces atouts, pour l’AWEX, il n’y a pas de doute que cette mission constituera un vecteur déclencheur ou de suivi pour de nombreuses entreprises wallonnes aux secteurs variés et divers.

A noter que les exportations du Maroc vers la Belgique sont constituées principalement de produits chimiques, de produits alimentaires et de produits textiles.

De l’autre côté, les métaux communs, des machines et appareils et des produits chimiques composent l’essentiel des exportations des entreprises belges vers le Maroc. Lesquelles ont atteint 889,7 millions d’euros au titre de l’année 2017, alors que les importations se sont élevées à 332,8 millions au terme de cette même période.

Alain Bouithy

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