Maroc: L’économie nationale affiche des signes prometteurs

0
404
La Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des Finances, a annoncé avoir perçu des signes prometteurs pour l’économie nationale pour l’année 2018, après une clôture de l’année 2017 sous de bons auspices. 
« Les premiers signes captés début 2018 augurent d’une poursuite des dynamiques sectorielles positives durant cette année après un bon comportement affiché en 2017, en rapport, notamment, avec la bonne orientation de la demande étrangère adressée au Maroc », a-t-elle récemment indiqué dans sa dernière note de conjoncture datant du mois de février (N°252).
La DEPF, qui se base sur les premiers indicateurs conjoncturels de cette année, a indiqué en ce qui concerne les activités primaires que l’évolution du couvert végétal des parcours affiche actuellement un bon niveau.
Elle a, en outre, noté que l’état de développement de la biomasse végétale est également prometteur, ce qui laisse présager une production fourragère satisfaisante pour la couverture des besoins du cheptel national.
Commentant l’évolution des activités secondaires, la DEPF a relevé qu’au titre du premier mois de l’année 2018, la valeur des expéditions de phosphates et dérivés s’est renforcée de 13,9% pour atteindre 2,7 milliards de dirhams. Avant de souligner l’évolution positive des autres segments du secteur au titre de l’année dernière, orientation favorable du secteur de l’électricité, bonne dynamique de l’encours des crédits à l’immobilier et bonne tenue du secteur industriel, qui annonce cette année sous de bon augure.
S’agissant des activités primaires, la Direction ne s’est pas encore prononcée sur les tendances de l’année en cours, mais a toutefois souligné la contribution significative au cours de l’année précédente du marché extérieur à la dynamique de l’activité touristique nationale, le dynamisme favorable du secteur des télécommunications et la performance favorable du secteur de transport.
Selon la DEPF, les tendances positives actuelles de l’économie nationale sont aussi confortées par les fondamentaux de la demande intérieure. Elle a ainsi cité le cas notamment de la consommation des ménages et de l’investissement qui, d’après son analyse, s’inscrivent dans la continuité de la bonne tenue affichée en 2017, eu égard aux derniers baromètres conjoncturels disponibles.
Pour l’année 2018, les premiers baromètres conjoncturels sont à la faveur de la poursuite de l’investissement, a-t-elle observé.
En effet, « les recettes des investissements directs étrangers (IDE) ont enregistré  une forte reprise en janvier 2018, progressant de 53,9% en glissement annuel, et les importations des demi-produits et des biens d’équipement ont été maintenues quasiment inchangées », a-t-elle poursuivi.
A propos des investissements, la DEPF a, par ailleurs, rappelé que lors de sa réunion tenue début 2018, la Commission interministérielle des investissements a approuvé 48 projets d’investissement pour un montant global de 32,32 milliards de dirhams qui devraient créer près de 6.190 emplois directs et 13.952 emplois indirects.
Dans sa note, la DEPF s’est également intéressée aux échanges extérieurs, relevant que « le solde commercial a connu une légère aggravation en ce début 2018, en rapport avec une progression des importations à un rythme plus important que celui des exportations, et ce malgré le bon comportement des métiers mondiaux du Maroc à l’export ».
En effet, elle a indiqué que les résultats préliminaires des échanges extérieurs au titre du mois de janvier 2018 font ressortir une hausse du déficit commercial de 4,1% à 15,5 milliards de dirhams.
« Cette évolution résulte d’une augmentation des importations (+3,6%) plus importante que celle des exportations (+3,2%). Ainsi, le taux de couverture (TC) a baissé de 0,2 point, pour s’établir à 56,8% en janvier 2018 », a-t-elle expliqué.
A propos de la hausse des importations, la DEPF a précisé de même source que cette évolution a été rendue possible grâce principalement aux « factures alimentaire et énergétique, sans quoi les achats du Maroc de l’extérieur auraient accusé une baisse de 0,5% par rapport à janvier 2017 ».
Soulignons qu’en dépit de cette évolution, la DEPF a toutefois observé que les Réserves internationales nettes (RIN) poursuivent leur amélioration.
Soulignant la poursuite de l’évolution positive des flux financiers relatifs aux voyages, aux MRE et aux investissements directs étrangers au Maroc début d’année en cours, la DEPF a indiqué qu’en janvier 2018, la balance des voyages fait ressortir un excédent en hausse de 34,4% à 3,8 milliards de dirhams.
Selon elle, « ce résultat s’explique par l’accroissement des recettes de voyages (+32,3% à 5,3 milliards de dirhams) et de leurs dépenses (+27,2% à 1,5 milliard) », indiquant que les transferts des MRE se sont accrus, pour leur part, de 21,1% à 5,7 milliards de dirhams au titre de la même période. Et de souligner que ces deux postes permettent de couvrir 71,3% du déficit commercial, après 58,8% un an auparavant.
Quant à la situation des charges et ressources du Trésor, relative à l’exercice budgétaire 2017, la dernière note de conjoncture fait état d’« un allègement du déficit budgétaire, se situant à 3,5% du PIB après 4% en 2016, grâce à une maîtrise des dépenses courantes et une meilleure mobilisation des recettes ».
Notons que les analyses de la DEPF sur le plan du financement de l’économie ont fait ressortir que les crédits bancaires ont clôturé l’année 2017 sur une évolution positive. Et fait aussi état d’une amélioration de la liquidité bancaire au cours du mois de janvier 2018 dont le besoin s’est atténué comparativement au mois précédent, en relation, notamment, avec l’amélioration des réserves de change.
Poursuivant ses réflexions sur le financement de l’économie, la DEPF a également souligné la hausse des levées du Trésor au cours du mois de janvier 2018, soulignant qu’elles se sont raffermies au niveau du marché des adjudications, par rapport au mois précédent, passant de 4,3 à 12,5 milliards de dirhams.
Enfin, les données analysées par la DEPF ont fait ressortir que la Bourse de Casablanca a maintenu son évolution favorable au cours du mois de janvier 2018.
« Les indices Masi et Madex ont clôturé le premier mois de l’année en trend haussier à 13075,49 et 10653,78 points respectivement, soit leurs plus hauts niveaux depuis 2011, enregistrant une hausse de 5,5% chacun par rapport à fin décembre 2017 », a-t-elle relevé ajoutant que « comparativement au mois de janvier de l’année précédente, les deux indices ont augmenté de 6,9% et 6,3% respectivement ».

LAISSER UN COMMENTAIRE