Managem franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement en Afrique

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Signature d’un accord avec Wanbao Mining pour le développement d’un projet minier en RDC

Suspendue la veille, la cotation des titres de capital de la société Managem a finalement repris le jeudi 30 suite à la demande de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Dans un avis publié sur son site web, la Place casablancaise a assuré que la cotation des titres de capital du groupe marocain avait repris, coupant ainsi court aux spéculations que l’annonce de la suspension du titre commençait à nourrir.
Tout semble ainsi rentrer dans l’ordre pour le groupe opérant dans l’exploitation minière et industrielle, entré en bourse en 2000 et qui vient de conclure un partenariat avec le groupe chinois Wanbao Mining, opérateur minier international, en vue de développer un projet minier de grande taille en République démocratique du Congo.
Selon les termes de cet accord, intervenu le 27 mars, le groupe chinois prend une participation à hauteur de 61.2% pour un montant de 56 millions de USD dans le capital de la société LAMIKAL (La Minière de Kalukundi).
L’accord prévoit aussi une valorisation conjointe du gisement détenu par LAMIKAL en développant un projet cuprifère de grande envergure en République démocratique du Congo.
Il est à souligner également qu’aux termes de cet accord, le Groupe Managem participera aux organes de gouvernance de la société LAMIKAL et continuera à apporter son expertise technique pour le développement du projet.
Pour rappel, La Minière de Kalukundi a été créée en 2006 en RDC. Elle était détenue jusqu’à présent à 81.2% par Managem International.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’alliance avec Wanbao Mining n’est pas fortuite. En s’associant avec le groupe chinois, Managem se lie à un pays considéré comme l’un des plus grands consommateurs de cette matière première.
Par ailleurs, ce partenariat permettra au groupe marocain d’aménager un espace plus sûr pour affronter le marché du cuivre qui connaît une évolution importante. Utilisé notamment dans la construction, il est particulièrement sensible à l’activité économique qui connaît une légère reprise depuis peu. D’où cet intérêt qui semble avoir, néanmoins, fait l’objet de tractations longues et poussées.
Quoi qu’il en soit, cette opération majeure concrétise les ambitions de  Managem en Afrique, a indiqué le groupe sur son portail officiel.
« Le partenariat stratégique entre Managem et Wanbao Mining offre la perspective de constituer un acteur minier de référence en République Démocratique du Congo », a affirmé le groupe marocain, précisant que les deux parties ambitionnent ainsi d’investir dans le développement de la mine de LAMIKAL en vue d’atteindre une production annuelle cible de 50.000 tonnes de cuivre à l’horizon 2019.
Pour Imad Toumi, président directeur général de Managem, il ne fait aucun doute qu’« avec cette opération, rapidement créatrice de valeur, Managem franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement en Afrique, visant la réallocation d’actifs et l’atteinte d’un niveau de production important et diversifié, notamment dans l’or, l’argent et le cuivre ».
En plus d’impacter positivement les résultats 2017 du Groupe, cet accord va lui  permettre d’aller de l’avant et « de développer conjointement avec un partenaire industriel de renommée internationale un projet cuprifère de taille importante », a-t-il commenté avant d’assurer que le groupe maintiendra un positionnement de choix en RDC où il compte d’autres filiales détenant notamment des permis de cobalt, d’étain et de coltan en phase d’exploration.
Le partenariat avec Wanbao Mining ne manquera certainement pas de booster les ambitions de Managem en Afrique où le groupe est notamment présent via l’exploitation de mines d’or de Kiniero en Guinée (2002), de Samira Hill au Niger (2004) et au Gabon où il a acquis 63% du projet aurifère Bakoudou (2005).
Le groupe, rappelle-ton avait procédé en 2012 au lancement de la production d’or à Bakoudou au Gabon et réalisé des études de faisabilité d’un cuprifère à Pumpi en RDC (2014).

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