Mali: La croissance du PIB est restée robuste à 5,3%, selon le FMI

Soutenue par de bonnes récoltes et de fortes dépenses publiques.

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La croissance du PIB est restée robuste, à 5,3%, soutenue par de bonnes récoltes et de fortes dépenses publiques alors que l’inflation a été modérée, bien en deçà de la norme régionale, a relevé une délégation du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Mme Boriana Yontcheva et qui a séjourné à Bamako du 29 octobre au 12 novembre.

« L’exécution budgétaire est conforme aux objectifs d’un déficit global de 3,5% du PIB et d’un déficit de base de 1,1 en raison de l’amélioration de la mobilisation des recettes et de l’exécution des dépenses en capital », a déclaré Boriana Yontcheva au terme de cette visite.

Si les perspectives macroéconomiques restent globalement positives, la responsable de la délégation du FMI a toutefois relevé l’économie malienne est confrontée à des risques baissiers croissants, notamment en raison de la volatilité de la situation sécuritaire. Et de souligner que « la reprise économique du Mali s’est poursuivie en 2017 dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants ».

A propos de la dette, elle a affirmé que « les services du FMI et les autorités ont convenu des mesures requises pour préserver la viabilité de la dette, tout en s’assurant d’un financement adéquat de la stratégie de réduction de la pauvreté ». L

Selon Boriana Yontcheva, les autorités maliennes ont manifesté leur intention de mobiliser davantage de recettes en accélérant les réformes des administrations fiscales et douanières et en développant une fiscalité plus efficace des revenus des entreprises multinationales.

De ce qu’elle a pu constater, elles cherchent aussi à « améliorer l’efficacité des dépenses publiques en réformant notamment la gestion des investissements publics et en rationalisant les dépenses non prioritaires ».

Les responsables maliens ont également promis mettre en œuvre des politiques d’endettement rationnelles en intensifiant leurs efforts pour obtenir des financements concessionnels et en utilisant les instruments d’emprunt les plus favorables pour l’émission de titres sur le marché régional.

Ce n’est pas. A l’issue de son séjour à Bamako, la mission a assuré qu’elle a convenu avec les autorités malienne de la nécessité d’accélérer le rythme des réformes structurelles pour promouvoir une économie dynamique impulsée par le secteur privé, améliorer la compétitivité et développer le secteur financier pour renforcer sa contribution à la croissance économique.

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