L’IPC continue de jouer au yoyo (Maroc)

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Hausse de 0,3% de l’Indice des prix à la consommation au terme de quatre mois de baisses et de hausses alternées. Ph: DR

L’Indice des prix à la consommation (IPC) continue de jouer au yoyo. Au terme de mois de baisses observées en juillet (0,8%) et en septembre (0,2%) et de hausses intervenues en juin (0,2%) et en août (0,3%) de l’année 2019, il a de nouveau repris de la hauteur en octobre dernier.

Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), l’évolution de l’IPC au cours de la période étudiée s’explique notamment par l’accroissement de 0,4% de l’Indice des produits alimentaires et de 0,3% de l’Indice des produits non alimentaires.

En comparaison avec le mois précédent (septembre), cet indice avait enregistré une baisse en raison du recul de 1,0% de l’Indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’Indice des produits non alimentaires.

A noter que les hausses des produits alimentaires observées entre septembre et octobre 2019 ont concerné principalement les «légumes» (4,8%), le «lait, fromage et œufs» (0,5%) et les «huiles et graisses» (0,3%), a indiqué l’institution publique dans une note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation du mois d’octobre 2019.

Ainsi que le fait remarquer le Haut-commissariat dans sa dernière note, le mois d’octobre a également été marqué par la baisse des prix des «poissons et fruits de mer» de 1,2%, des «fruits» (0,7%) et des «viandes» (0,4%). Alors qu’en ce qui concerne les produits non alimentaires, la hausse est intervenue principalement au niveau des prix des «carburants» qui ont grimpé de 2,5%.

A titre toujours de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre août et septembre 2019 avaient concerné principalement les «poissons et fruits de mer» (5,8%), les «viandes» (2,6%) et les «légumes» (2,1%).

En revanche, les chiffres d’alors indiquaient une augmentation des prix pour les «huiles et graisses» (0,7%), pour les «fruits» (0,6%) et pour le «lait, fromage et œufs» (0,3%). Tandis que pour les produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement  les prix de l’«enseignement» (2,0%).
Il est à noter qu’au cours du mois d’octobre, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Béni Mellal (1,3%,) à Marrakech et Meknès (0,8%), à Fès (0,7%), à Safi (0,6%), à Tétouan et Tanger (0,4%) et à Oujda et Laâyoune (0,3%).

Le Haut-commissariat a, en revanche, fait savoir que des baisses ont été enregistrées à Al Hoceima (0,2%) et à Casablanca  (0,1%). Des baisses que l’institution publique avait également relevées dans sa précédente note d’information (septembre) lorsqu’elle avait indiqué avoir noté les baisses plus importantes de l’IPC à Béni Mellal et Al-Hoceima (1,4%), à Tétouan (0,7%), à Safi (0,6%), à Kénitra (0,5%), à Agadir et Tanger (0,4%)  et à Oujda (0,3%).

Dans cette note, le HCP avait, par contre, relevé des hausses à Settat (0,9%), à Guelmim (0,5%) et à Fès (0,3%).

Revenons au mois d’octobre pour dire que, comparé au même mois de l’année précédente, l’Indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,7% conséquence de la hausse de l’Indice des produits non alimentaires de 0,8% et celui des produits alimentaires de 0,6%, a souligné le HCP ajoutant, en ce qui concerne les produits non alimentaires, que les variations vont d’une  baisse de 0,2% dans le «Transport» à une hausse de 2,3% dans l’«Enseignement».

Dans ces conditions, le Haut-commissariat a conclu que «l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois d’octobre 2019 une stagnation par rapport au mois de septembre 2019 et une augmentation de 0,9% par rapport au mois d’octobre 2018».

En septembre, ce même indicateur avait, par contre, connu une baisse de 0,1%  par rapport au mois d’août 2019 et une hausse de 1,0% par rapport au mois de septembre 2018.

Alain Bouithy

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