Les travailleurs d’Afrique s’unissent pour faire la différence (Nigéria)

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« S’unir pour faire la différence » est le thème central sur lequel planche le mouvement syndical africain, qui vise à mettre en œuvre des politiques qui répondent aux besoins des travailleuses et travailleurs, construire l’industrie, lutter contre la corruption et mettre fin aux flux financiers illicites.

Plus de 500 représentants(es) d’organisations syndicales de tout le continent se réunissent à Abuja, capitale du Nigeria, aujourd’hui et demain, à l’occasion du Congrès quadriennal de l’Organisation régionale africaine de la Confédération syndicale internationale (CSI-Af).

« Ensemble, nous détenons la clé d’une Afrique véritablement indépendante. En nous entraidant, nous pouvons réaliser l’ambition de nos ancêtres. Les travailleurs et leurs syndicats se sont engagés à trouver des solutions pour impulser une Afrique qui tienne ses promesses envers nos familles et nos communautés », a déclaré Kwasi Adu-Amankwah, secrétaire général de la CSI-Af.

Les syndicats africains sont en pleine croissance. Sur le lieu de travail, de même qu’aux échelons sectoriel, national et international, ils mènent des campagnes pour garantir aux travailleurs une part plus équitable de la richesse qu’ils produisent, pour réduire les flux financiers illicites et la corruption, et pour assurer l’expansion des possibilités de travail décent.

« Je regarde autour de moi et je vois des gens aux quatre coins du continent qui tirent tous dans une même direction, celle du progrès. Il s’agit d’un moment décisif pour conjuguer nos luttes communes et libérer la force de l’unité. Nous sommes le moteur du continent et nous pouvons amener la classe politique à assumer ses responsabilités afin d’assurer une prospérité partagée.

« La construction de l’industrie est essentielle car elle assure que la valeur ajoutée aux ressources naturelles est ajoutée ici-même. Nous, pays africains, commerçons moins entre nous que toute autre région du monde. Ce qui a pour conséquence que notre industrie locale est balayée par la concurrence extérieure. Pour les travailleurs, cela signifie que là où il y a des industries, celles-ci sont généralement contrôlées par des multinationales du bout du monde, qui n’ont de comptes à rendre à personne. Pour construire une Afrique unifiée, où la prospérité est partagée, nous devons jeter des ponts avec les organismes gouvernementaux qui, à nos yeux, s’efforcent de faire avancer les choses, et nous devons aussi nous attaquer au fléau de la corruption partout où celui-ci se manifeste. Notre message d’unité résonne à tous les niveaux », a conclu M. Adu-Amankwah.

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