Les Rencontres Africa mettent le cap sur le Maroc et le Sénégal

Promouvoir les opportunités d'investissement et la coopération Sud-Sud.

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Quelque 5.000 personnes dont 4000 décideurs africains et 600 dirigeants français prendront part à la quatrième édition des Rencontres Africa 2019 qui se tiendront les 21 et 22 octobre courant au Centre international de conférences Mohammed VI à Skhirat.

Afin de pérenniser l’esprit de réciprocité qui anime les organisateurs de cet important rendez-vous d’affaires, rappelons que cette quatrième édition se déroulera pour la deuxième fois sur le continent africain.

En effet, après la convention d’affaires, organisée en Côte d’Ivoire, au Kenya et en Tunisie en octobre 2017, des centaines d’entrepreneurs français et européens sont attendus dans les prochaines semaines au Maroc puis au Sénégal où ils se retrouveront les 24 et 25 octobre au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio.

Le choix pour abriter ce rendez-vous a été porté sur ces deux pays stratégiques considérés « parmi les plus prometteurs en matière d’opportunités d’investissement et de développement et où des secteurs entiers comme la santé, les énergies vertes ou les technologies sont des secteurs d’opportunités pour ces derniers », selon les organisateurs.
A ce propos, rappelons que le Maroc reste un pays où les investissements directs étrangers (IDE) sont en forte croissance. Fin 2018, ils représentaient 33,5 milliards de dirhams contre 25.697 MMDH en 2017, ce qui correspond à un accroissement de 28,6%.

Pour les organisateurs, « ce chiffre atteste des opportunités existantes pour les décideurs français et africains de développer leurs relations commerciales et nouer des partenariats dans des secteurs variés de l’agriculture à l’intelligence artificielle ». Et de noter que l’explosion du secteur des énergies et des technologies constitue un tournant inédit pour les entreprises, gage de perspectives enthousiasmantes.

Parmi les autres opportunités d’affaires, ces derniers citent la mobilité durable et les biens d’équipement, relevant que le Maroc a été classé en 2018 au premier rang des pays d’Afrique reconnus pour la qualité de leurs infrastructures selon le « Global competitiveness Report ».

Autre argument en faveur du Maroc, « les opportunités d’affaires sont également nombreuses avec des investissements dans le transfert de technologies, le smartcity et la ville verte, le génie civil… qui généreront environ 50.000 emplois », ont-il souligné.

Présentées comme une plateforme d’affaires BtoB pour accompagner l’Afrique dans le développement des secteurs les plus prometteurs, les Rencontres Africa entendent donc, cette année, promouvoir les opportunités d’investissement et la coopération Sud-Sud, à travers des rencontres, conférences, ateliers et rendez-vous sur-mesure entre décideurs européens et africains autour d’une approche sectorielle.

Ainsi que l’a récemment relevé Marc Hoffmeister, Commissaire général des Rencontres Africa, l’édition 2019 va mettre un accent particulier sur les grandes problématiques pour le business en Afrique et particulièrement sur le financement et le partenariat public-privé.

A cette occasion, les dirigeants d’entreprises français et africains saisiront l’opportunité qui leur est offerte pour développer leurs relations commerciales et nouer de nouveaux partenariats de collaboration.

Cité par la MAP, Zouhair Triqui, le SG de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), qui co-pilote de l’édition 2019, a fait remarquer qu’en dépit d’une conjoncture internationale difficile, « l’Afrique reste sur une dynamique économique positive affirmant plus que jamais sa qualité d’offreur d’opportunités, notamment avec l’entrée en vigueur, le 31 mai 2019, de l’accord de la mise en place de la zone de libre-échange continentale visant à intégrer les marchés africains ».

En effet, en plus d’être une véritable terre d’opportunités, elle est devenue l’une des zones géographiques où l’implantation des entreprises françaises est importante.
Les organisateurs en veulent pour preuve que l’attractivité des IDE reste importante avec un taux de 11% en 2018 selon le « world investments report » publié récemment par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Et de noter, par ailleurs, qu’avec la phase opérationnelle de la ZLECAf, le commerce en Afrique devrait progresser de 33%, selon la CNUCED.

Abdelaziz Taariji, vice-président général de l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX), par ailleurs partenaire de cette édition, a promis d’examiner les possibilités de partenariat Maroc-France en vue de l’instauration des projets communs en Afrique, rapporte la MAP.

« Notre mission au sein de l’ASMEX est d’œuvrer au développement d’un partenariat win-win sur la scène continentale. Plusieurs pays ont lancé ou sont en cours de lancement de projets structurants qu’ensemble, marocains et français, nous pouvons explorer pour accompagner le développement de l’Afrique » », a-t-il souligné lors d’une  rencontre tenue récemment à Casablanca.

Pour rappel, les Rencontres Africa ont réuni l’année dernière 1945 participants dont 793 en provenance du continent africain représentant 20 pays et enregistré 3.879 demandes de rendez-vous. En 2017, les organisateurs avaient enregistré près de 4800 participants lors de cette édition qui s’était  déroulée dans trois villes  africaines (Abidjan, Nairobi et Tunis).

Rappelons également que la première édition de ce rendez-vous avait rassemblé 2400 participants en 2016 à Paris et que 29 pays africains y étaient représentés.

Alain Bouithy

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