Les nouvelles orientations stratégiques de l’ONCF actées

Signature d’un protocole d’accord entre l’Etat et l’Office national des chemins de fer

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L’Etat et l’Office national des chemins de fer (ONCF) ont acté les nouvelles orientations stratégiques pour le développement et la pérennité du modèle de la compagnie ferroviaire au titre des six prochaines années.

En attentant le contrat-programme entre les deux parties pour la période 2019-2025 prévu pour la fin de l’année en cours, l’Etat et l’ONCF ont procédé récemment, à Rabat, à la signature d’un protocole d’accord qui définit les principes structurants, le phasage et les engagements respectifs tels qu’ils seront retranscrits dans ledit contrat.

Ce protocole d’accord vise la mise en place d’un modèle économique à même de pérenniser l’effort de modernisation mené par la compagnie. Lequel effort a été soutenu par des investissements structurants conduits au cours des deux dernières décennies et la mise en œuvre des nouvelles orientations assignées par l’Etat à l’ONCF, ont relevé les deux parties lors de la cérémonie de signature dudit protocole.

Des actions qui visent «le développement du réseau ferroviaire marocain selon un schéma optimisé, notamment en termes de financement et de gouvernance ainsi que la poursuite de l’effort d’alignement de la qualité et de la régularité des services sur les standards internationaux», rappelle-t-on dans un communiqué.

A noter que le protocole d’accord a été paraphé d’une part par les ministres de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaaboun, et de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, et d’autre part par le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie.

Selon les termes du document, ce protocole comprend deux phases. La première phase dite transitoire couvre la période 2019-2021. Elle porte, notamment, sur la restructuration de la dette et la cession des actifs non nécessaires à l’exploitation.

Afin de permettre à l’Office d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires et de garantir le respect des délais de paiement, cette première phase porte également sur « la mobilisation des ressources nécessaires pour combler les besoins de trésorerie», soulignent les parties signataires. 
S’agissant de la deuxième phase du protocole d’accord, «elle vise la mise en œuvre, à partir de 2022, du schéma de restructuration organisationnelle et institutionnelle visant la séparation entre le développement de l’infrastructure ferroviaire et l’exploitation commerciale du réseau et ce, sur la base des études et des travaux d’évaluation qui seront lancées auparavant», a relevé la même source.

Pour ce qui est du plan de restructuration, il est indiqué qu’il sera décliné dans « le nouveau contrat-programme devant définir dans le détail les actions, les leviers et les mesures de progrès pour réussir la mise en place d’un modèle pérenne et viable à même de réussir les objectifs et les défis de développement et de modernisation du secteur ferroviaire ».

Soulignons à ce propos que lors de la signature de ce document, Mohamed Benchaaboun a indiqué que son ministère travaille d’une manière continue et en concertation avec les départements de tutelle et les établissements et entreprises publics concernés pour la mise en œuvre de plans d’actions visant leur restructuration.

Une restructuration qui se fait dans le cadre de contrats-programmes pluriannuels à conclure avec l’Etat, à travers la refonte de leur modèle économique, le recentrage de leurs activités sur le cœur de métier et le rétablissement de leur viabilité financière.

Comme l’a affirmé le ministre de l’Economie et des Finances, le protocole d’accord signé entre l’Etat et l’ONCF s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des hautes orientations Royales, notamment lors du Conseil des ministres tenu le 10 octobre 2018.

Alain Bouithy

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