Les Infrastructures au Gabon : Bilan et Perspectives

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TRIBUNE. Les infrastructures sont un moteur indispensable de développement et à la croissance économique d’un pays. Elles constituent l’un des piliers majeurs nécessaires à l’émergence du Gabon.

Ainsi, dès son accession à la magistrature suprême, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, chef de l’Etat, a impulsé un ambitieux programme de construction et de réhabilitation d’infrastructures à travers tout le pays, basé sur le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), en vue de répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain.

Afin de planifier ces grands travaux et d’optimiser leur mise en œuvre, un Schéma directeur national d’infrastructures (SDNI), déclinaison opérationnelle du PSGE, a été conçu pour la première fois dans l’histoire de notre pays, et mis en œuvre par une agence spécialement créée à cette fin, l’ANGT, devenue ANGTI.

Grâce à la vision du président de la République, l’Etat s’est doté de moyens et de la capacité humaine et technique nécessaires pour relever les objectifs stratégiques du SDNI.

Et les résultats sont au rendez-vous !

Des infrastructures routières

En 2009, le Gabon disposait d’un réseau de voies de transport terrestre estimé à 9170 km, dont seulement 900 kilomètres de routes bitumées. Entre 2009 et 2018, le Gabon a considérablement renforcé son réseau routier. 730 kilomètres de routes bitumées ont été construites, soit une augmentation de plus de 80% du réseau routier bitumé. Le pont sur la Banio, long de plus de 500 mètres, est le plus long pont jamais construit dans notre pays.

Ces nouvelles infrastructures routières ont fortement contribué au désenclavement des zones isolées et soutenu l’effort de diversification économique et de croissance durable souhaité par le chef de l’Etat.

En 2019, la construction du tronçon Port-Gentil-Omboué, soit 93 km de route dont plus de 9 km de ponts, démarrée en 2015, sera achevée et permettra de rapprocher la capitale économique Port-Gentil du reste du pays en la connectant au réseau routier national. Port-Gentil enfin accessible par la route, constitue un des grands défis en passe d’être relevé par le Président de la République.

De nombreux projets d’infrastructures routières sont aujourd’hui à l’étude ou en cours de réalisation parmi lesquels le projet de réhabilitation de la Route Nationale 1, et la réhabilitation des voiries dans la capitale pour n’en citer que quelques-uns.

Au-delà des infrastructures routières, des avancées importantes ont également eu lieu dans les secteurs aéroportuaire, portuaire et ferroviaire.

Réalisation d’infrastructures aéroportuaires, portuaires et ferroviaires

Le projet de réhabilitation du chemin de fer Transgabonais, fruit d’un Partenariat public-privé (PPP), véritable colonne vertébrale reliant la capitale au sud-est du pays, a démarré en 2016 et devrait s’achever en 2023. L’objectif, à terme, est un gain logistique et économique très significatif dans l’évacuation à coûts compétitifs des deuxième et troisième principaux produits d’exportation du pays, le manganèse et le bois.

C’est aussi l’option d’un PPP qui a été retenue pour la construction du Nouvel Aéroport International de Libreville, qui sera implanté non loin de la zone économique de Nkok. Cette nouvelle infrastructure, qui sera opérationnelle en 2023, viendra couronner les efforts considérables consentis dans le secteur et impulsés par le chef de l’Etat depuis 2009, qui ont notamment permis l’extension et la réhabilitation des aéroports de Mvengué (2012), d’Oyem (2017) et de Port-Gentil (2017).

Depuis 2009, les infrastructures portuaires ont également connu leur cure de jouvence. Les nouvelles infrastructures portuaires d’Owendo et de Port-Gentil en font désormais des plateformes logistiques performantes. En point d’orgue, le nouveau terminal portuaire d’Owendo (New Owendo International Port – NOIP), fruit d’un PPP inauguré en octobre 2017 par son Excellence Ali Bongo Ondimba, assure des temps d’escale réduits, pour des tarifs portuaires inférieurs à ce qu’ils étaient jusqu’à lors, contribuant ainsi à lutter contre la vie chère.

Dans ce panorama de réalisations, les infrastructures numériques ne sont pas en reste. La forte implication du chef de l’État dans la dynamisation de ce secteur a permis de réduire considérablement la fracture d’accessibilité numérique et positionner le Gabon comme un pionnier numérique et un hub d’interconnexion de la sous-région. Le Gabon a ainsi été le premier pays d’Afrique centrale à délivrer des licences 3G et 4G. Grâce au projet Central African Backbone (CAB) démarré en 2014, ce sont aujourd’hui 1 075 km de fibres optiques installés, reliant Libreville à Franceville. La deuxième phase du projet, qui prévoit 528 km de fibre optique connectant le Nord du pays au Backbone national s’achèvera avant la fin de cette année.

Dans le cadre de cette transformation numérique, l’administration gabonaise bénéficie désormais de son propre réseau d’infrastructures de télécommunication grâce au Réseau Administratif Gabonais (RAG). Dès juillet 2016, 43 km de fibre optique ont été installés à Libreville, interconnectant 70 bâtiments administratifs. Dans les 8 autres capitales provinciales, 35 km de fibre optique ont été posés et 124 bâtiments ont été connectés.

En termes énergétiques, depuis 2009 le Gabon a augmenté de 66% sa production d’énergie nationale et permis à 64 000 foyers supplémentaires d’avoir accès à l’électricité, grâce à la construction du barrage hydroélectrique du Grand Poubara, des centrales thermiques d’Alénakiri et de Port-Gentil, ainsi que de microcentrales hydroélectriques rurales. Le Gabon, qui disposait déjà d’un taux de raccordement à l’électricité parmi les plus élevés d’Afrique, améliore encore ses résultats, avec un peu plus de 80% de la population ayant désormais accès à l’électricité.

La construction de nouvelles stations de pompage et de traitement des eaux à Ntoum ont également permis d’augmenter la production d’eau de l’agglomération du Grand Libreville (Ntoum, Libreville, Akanda, Owendo) d’environ 38% entre 2009 et 2018. Sur la même période, les capacités de production d’eau à Port-Gentil, Bitam et Lastoursville ont augmenté de 25% à 30%. Au total, et grâce à ces investissements, plus de 40 000 ménages supplémentaires ont été raccordés à l’eau courante depuis 2009, soit plus de 160 000 habitants.

Au niveau de l’éducation, depuis 2009, les capacités d’accueil des élèves ont été renforcées avec la construction de 300 salles de classe et la réhabilitation de 554 autres salles de classe au niveau du primaire et du collège. Ces structures ont permis d’accueillir 13 500 élèves supplémentaires. 2 amphithéâtres d’une capacité d’accueil de 1 200 places ont également été aménagés à l’Université Omar Bongo (UOB) et l’École nationale supérieur d’enseignement technique. Au total, ce sont 40 000 élèves et étudiants qui ont vu leurs conditions d’apprentissage s’améliorer grâce à ces travaux et à l’engagement du Chef de l’Etat dans la mise en place du Pacte Social.

Le secteur de la santé a été également très positivement impacté depuis 2009. Le nombre de lits d’hôpitaux disponibles à Libreville a été multiplié par 5, 4 nouveaux hôpitaux ont été construits et mis en service à Libreville et le Centre Hospitalier Universitaire de Libreville a été rénové. Ces infrastructures de haute qualité ont permis de développer sur le territoire national la prise en charge de nouvelles spécialités dont la cancérologie et les pathologies viscérales traitées avec l’imagerie par résonance magnétique.

Chers lecteurs et lectrices, cette tribune libre n’est évidemment pas suffisante pour énumérer tous les progrès, tous les projets en cours et réalisés dans le secteur des infrastructures depuis 2009 dans notre pays. Ces centaines de kilomètres de nouvelles routes bitumées, de fibre optique installées, ces nombreux équipements, nouveaux ou réhabilités dont s’est doté le Gabon en quelques années, dans les domaines portuaires, aéroportuaires, énergétiques, éducatifs, sanitaires sont avant tout nés de la vision et de l’impulsion de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, président de la République, chef de l’État, et cela, pour l’amélioration des conditions et du cadre de vie de tous les Gabonaises et Gabonais.

Aujourd’hui, bien qu’ayant connu un ralentissement lié à la situation économique internationale, ces efforts se poursuivent, avec l’appui renouvelé des partenaires au développement qui soutiennent le Plan de Relance de l’Economie mis en œuvre par le Gouvernement. Des investissements lourds ont ainsi eu lieu dans le domaine de l’éducation et de la santé visant la construction de 500 nouvelles salles de classes d’ici 2023 et la réhabilitation de 32 structures sanitaires à l’intérieur du pays. La mise en œuvre des nombreux investissements prévus par la Task Force de l’Éducation Nationale permettra d’ici 2023 d’atteindre les ratios internationaux en nombre d’élèves par salle de classe dans tout le système éducatif public national et classera le Gabon parmi les modèles en Afrique en la matière.

L’atteinte de ces objectifs, en période de difficultés économiques, nécessite des réformes courageuses que met en œuvre le Gouvernement afin d’allouer plus des ressources pour   achever les projets du SDNI .

Ensemble et unis autour du chef de l’État, nous relèverons ce défi.

Par Jean-Pierre Boussougou

Conseiller Spécial

Chef de département Infrastructures et Transports (Présidence du Gabon).

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