Les étudiants congolais réprimés par des policiers cubains en mission commandée

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Piquet de grève des étudiants congolais en médecine devant l’embassade du Congo à la Havane.

TRIBUNE. Les policiers cubains, sous l’instigation du pouvoir criminogène de Brazzaville, veulent à tout prix étouffer le mouvement des étudiants congolais revendicant leur bourse impayée depuis 27 mois.

Il est navrant de constater que les policiers usent de la violence de l’Etat contre des jeunes gens pacifiques. Dans une vidéo ont voit un policier dégainer son arme et menacer d’ouvrir le feu sur un jeune qui voulait sécourir un compatriote aux prises avec un autre policier. Dans une autre vidéo on peut aussi voir des chiens lâchés sur des étudiants par des policiers.

Il convient cependant de signaler que les autorités cubaines sont loin de comprendre l’abandon de ces étudiants par l’Etat congolais encore moins de compatir à leurs tribulations et infortunes, elles brandissent plutôt des menaces de rétorsion, de représailles à l’égard des infortunés : “Les actions d’indiscipline ne seront pas permises et donneront lieu à des mesures appropriées.”

C’est ainsi que le ministère cubain de la Santé justifie dans un communiqué publié dans la presse officielle du régime la sévère répression subie par les étudiants en médecine à La Havane. Il faut aussi préciser que ces étudiants ont initié de manière pacifique ce mouvement de réclamation du paiement de leur bourse; et ce, par un sit-in devant le représentation diplômatique du Congo à la Havane.

Mais les policiers, sous l’instigation des autorités congolaises, sont intervenus pour les disperser en usant de la force. Par la suite ils les ont confiné de force dans l’enceinte du campus, avec coupure de l’internet afin d’empêcher l’amplification de la communication sur ce mouvement au moyen des réseaux sociaux. Certains étudiants y ont ainsi été copieusement passés à tabac et des blessés ont été enregistrés des suites de cette violence policière. L’Etat congolais a même demandé à la police cubaine de retrouver les leaders du mouvement et de procéder à leur arrestation afin de les embastiller.

Tout ceci dans le but de désamorcer et d’étouffer un mouvement qui est très mal vu du côté de Brazzaville. Une situation fort gênante et qui d’ailleurs constitue indéniablement un véritable pavé dans la mare pour la fripouille félonne qui sévit au coeur de l’Etat congolais. Il est cependant navrant de constater le silence assourdissant et persistant des autorités de Brazzaville; lesquelles n’ont jamais osé donner satisfaction aux revendications légitimes des étudiants! Mais il est à craindre que cette vive tension entre les étudiants et la police cubaine prenne une tournure dramatique!

En fait, l’argent des futures générations aurait pu servir à payer la bourse des étudiants si la kleptomanie, la gabégie n’avaient pas prévalu sur l’intérêt du plus grand nombre. Nous savons que récemment une bagatelle de 10 milliards de francs CFA a été engloutie dans la commémoration en grande pompe des festivités marquant les 10 ans de la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba. Des festivités ponctuées du moins réhaussées de l’inauguration d’une somptueuse basilique à Oyo. Tout le monde sait aussi que lors de son dernier déplacement à Dakar où il a été assister à l’investiture du président sénégalais Macky Sall, l’infatigable Angoualima de bords de l’Alima a flambé la bagatelle de 400.000 euros, coût moyen, pour la location d’un Airbus A 320 VIP de Luxaviation; et ce, hors frais de soute, stationnements et taxes.

Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître, un nouveau scandale financier vient de défrayer la chronique et nous place devant l’évidence quant au fait que le clan kleptomane n’a pas de répit dans son activité de dilapidation des deniers publics.

C’est ainsi que Claudia Sassou Nguesso Lemboumba, fille du tyran sanguinaire a bénéficié de 7,1 millions de dollars du trésor congolais. Cette colossale somme lui a ainsi permis d’acheter un appartement de grand standing dans la Trump Tower à Manhattan, un quartier huppé de New York City.

En tout et pour tout, le coût total de cette acquisition équivaut à la somme de 20 millions de dollars américains. Et Claudia a fait don de cet appartement à sa fille Lauren âgée à peine de 20 ans. Une telle débauche effrénée de moyens financiers devant un paysage de misère insoutenable des citoyens est complétement loufouque!

Et l’on comprend aisément qu’en dépit des urgences et priorités sinon de la grave crise économique et financière sans précédent, qui frappe le pays de plein fouet, Sassou Nguesso est loin de se départir de sa mégalomanie encore moins de se résoudre à revoir la dépense à la baisse et surtout de réduire le train de vie dispendieux de l’Etat. Aussi, poursuit-il imperturbable et en toute insouciance la gabegie, comme si de rien n’était. Les congolais, confrontés aux affres de la grave crise multidimensionnelle, peuvent ainsi mourir, comme des mouches, dans des hôpitaux mouroirs, cela n’émeut nullement la fripouille félonne!

Il convient cependant de signaler que les étudiants congolais boursiers tant au niveau local que partout dans le monde sont dans une situation intenable sinon désespérée, tant ils sont soumis à un sort des moins enviables par un pouvoir criminogène et irresponsable. Celui-ci ayant démissionné de ses devoirs vis-à-vis de la jeunesse.

C’est ainsi que nombres de générations de jeunes diplômés sont sacrifiés sur l’autel la cupidité, la kleptomanie effrénées ainsi que de l’égoïsme et l’égocentrisme exacerbés des gouvernants. Pendant ce temps leurs propres enfants étudient à grands frais de l’Etat dans le grand confort des écoles prestigieuses à travers le monde.

Il sied de signaler que Cuba accuse, à raison, le gouvernement congolais d’irresponsabilité et menace de refouler vers Brazzaville ses étudiants. Les autorités devaient donc prendre la mesure de la gravité des infortunes consécutives à la précarisation et l’indigence des étudiants congolais à l’étranger.

En effet nombreux de ces jeunes gens ne peuvent plus étudier faute de n’avoir pas payé les frais d’inscription dans les facultés. Le manque de moyens financiers poussent certains à survivre au moyen de rapines et les filles, tentées et exposées à la prostitution alimentaire, n’ont d’autres choix que de faire le trottoir pour vendre leurs charmes.

A cela s’ajoute ceux de ces étudiants qui sont malades et n’ont plus accès aux soins médicaux ainsi que ceux qui ont été expulsés des résidences pour insolvabilité. De cette alarmante et préoccupante situation de non paiement de bourse des étudiants, de leur abandon, de l’insouciance des autorités congolaises et surtout des sérieuses conséquences sociales qui en resultent, on peut affimer sans coup férir que le pouvoir de Sassou Nguesso se rend coupable de maltraitance à l’égard de ces étudiants.

La privation des moyens de subsistance, l’abandon des étudiants à leur triste sort, le manque d’empathie, de compassion devant cette immense souffrance et la misère de nos jeunes gens à l’étranger est sans conteste un délit quand ce n’est un crime ignoble. Et ici on est, sans conteste, dans le registre de la félonie et surtout du crime contre la patrie! Il convient de rappeler qu’un pays ne vaut que par ce que valent ses hommes. Il s’agit notamment d’hommes de valeur dotés d’un potentiel intellectuel, de l’expertise dans biens de domaines, et ce, pour le bénéfice de la société.

C’est pourquoi l’éducation est par excellence un pilier du développement d’un pays. Pour ce faire, une jeunesse éduquée est donc une valeur ajoutée et un espoir certain pour une nation. En outre, on ne dira jamais assez que saborder l’éducation des jeunes revient à sacrifier l’avenir d’un pays.

De toute évidence, cet état de fait vient nous conforter dans une opinion selon laquelle Sassou Nguesso est par excellence un génie du crime qui incarne une culture criminogène et prospère dans un evironnement maléfique. On est cependant en droit de se poser la question de savoir quel honneur le bourreau des bords de l’Alima peut-il tirer dans le fait de se cramponner de façon machiavélique au pouvoir en s’acharnant à détruire le pays et à écraser tout un peuple?


René Mavoungou Pambou

Combattant de la liberté et leader d’opinion

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