Les Bantous de la capitale : Suite et fin du résumé chronologique des 60 ans – Chapitre VI – 2000 à 2019.

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Les Bantous de la capitale

A retenir : Après la guerre civile de 1997 à Brazzaville, l’orchestre Les Bantous a été victime des pilleurs qui ont quasiment emporté tous ses instruments de musique. Un bilan très lourd qui a pénalisé l’orchestre de 1997 à 2006. Période au cours de laquelle aucune activité n’a pu avoir lieu sans recourir à la location du matériel de production.

Evidemment, pendant toute cette période, le fonctionnement de l’orchestre s’est retrouvé face à un préjudice social et matériel insupportable, jusqu’à la délivrance par Maître Jean-Martin Mbemba en 2006, avec l’octroie à titre gracieux, d’un équipement de musique flambant neuf. L’acte 01 de la reprise normale des activités par Les Bantous, a été marqué le 29 juillet 2006 au site touristique  “Lifoula Sit” au nord de Brazzaville.

2000

01) – 2000 – L’avènement du groupe “Les Malapets”

L’année 2000 à peine commencée, les mélomanes brazzavillois assistent à l’avènement d’un jeune groupe musical dénommé : “Les Malapets”. Son appellation justifie son appartenance à la famille Bantous de la capitale.

Les jeunes musiciens qui composent ce groupe se réclament, en effet du chef des Bantous, Nino Malapet, leur source d’inspiration. Leur objectif ; combler le vide occasionné par l’absence des Bantous de la capitale sur scène faute de matériel approprié. Ils se contentent depuis plusieurs mois d’un équipement rudimentaire. Cependant, “Les Malapets”, entame un programme de concert dans un cabaret qui leur est destiné au quartier OCH  Moungali 2, avant de se produire dans plusieurs autres dancings de Brazzaville.

02) – 15 Août 2000 – Le 41ème anniversaire des Bantous intervient au moment où l’orchestre se trouve toujours à la recherche d’une voie pour sortir de son désœuvrement. Les différents contacts avec les autorités culturelles et les producteurs de musique se sont toujours soldés par un constat d’échec, avec toutefois le spectre de la situation économique difficile.

Du coup, l’An 41 des Bantous se passe sans aucune production musicale. Seule la Radio nationale fera un excellent témoignage à l’égard du groupe légendaire du Congo.

Certains musiciens, sans rompre tacitement avec l’orchestre, s’accordent à  prêter leur concours dans différentes formations brazzavilloises encore en activité, comme “Bana Poto-poto”, “Les Malapets”, etc…

03) – 15 Décembre 2000 : “Les retrouvailles” de Justin Koumba :

Rencontre avec les vieilles gloires de la vie mondaine à Brazzaville, alors à son apogée dans les années 50/60 – Animation par le groupe “Les Malapets”

Au final, la bonne prestation du groupe “Les Malapets” se révèle géniale parce qu’elle tient au style Bantous. Alors autant se rebattre sur eux pour l’animation de certaines manifestations. Justin Koumba, président du CNT (Conseil National de Transition et de la société civile), est le premier à associer Les Bantous aux retrouvailles combien significatives du 15 Décembre 2000 au bar-dancing “La Détente” à Bacongo, en hommage  aux  “Amis de la musique et de Brazzaville”

Il s’est trouvé qu’entre toutes les identités ce soir là, on a compté : “Les Ducs”, “Les Jeunes Premiers”, “Les Existentialistes”, “Le Bois dur“, “La Pause”, “La Violette”, “La Rosette”, etc..dont la communion était totale et merveilleusement féconde. A cette liste il faut mentionner la présence de deux éminents brazzavillois ; Claude Ernest Ndalla  “Graille” et Pierre Nze, personnalités culturelles et  politiques de haut rand.

C’est donc sans grande surprise que le grand “Cous” Justin Koumba alias “Djess” (1er prix de la meilleure chanson à la première semaine de 1966) a pris deux fois le micro pour chanter “Rosalie Diop” de Célestin Kouka et “Para Fifi” de Joseph Kabaselle.

2001 – 2003

04) – 2001-2003 – Toujours le frisson bon marché sur l’éclipse des Bantous de la capitale

Les années 2001 à 2003 passent aussi rapidement sans que Les Bantous ne voient le bout du tunnel. Comment  faire pour trouver des solutions fiables au récurant problème d’équipement de musique, afin de pouvoir se relancer dans la vie active ? Pas de choix pour leurs adeptes qui continuent à prendre leur mal en patience.

Les éditions du FESPAM (Festival Panafricain de Musique) 2001 et 2003 qui se sont pourtant tenus dans la capitale Brazzaville, ont permis juste, sans trop d’enthousiasme à quelques musiciens de l’orchestre de faire peu avec des bouts de ficelle une participation qui manque de structure pour offrir une meilleure qualité professionnelle. L’axe essentiel de l’orchestre fonctionne, tout à fait ponctuelle. Pas un pas dans la voie de relance. Encore que les instruments de musique du Fespam ont un temps bien limité.

05) – 2003 – Disparition du guitariste-soliste  Gerry Gérard Biyela

Le 23 juillet 2003, c’est la fin tragique d’une icône de la musique congolaise moderne. Gerry-Gérard Biyela décède, dans un quasi-anonymat, quelques jours avant la quatrième édition du Fespam (02 Août  2003). Sa fin dramatique a montré une fois de plus l’extrême dureté de la vie des musiciens congolais depuis les sept dernières année de crise.

Biyela Gérard, dit Gerry, arrive à Brazzaville à la faveur des flux et reflux des musiciens entre les deux rives du fleuve Congo. Tels des limons, ils ont bonifié la musique congolaise moderne.

En 1990, Gerry quitte les Bantous de la capitale et participe à la création de l’orchestre Bantous Monument, en compagnie de Célestin Kouka, Edo Ganga, Bemba Pamelo, Alphonse Taloulou et Samba Mascott, sous la houlette de Didier Kabala et Jacques Ongoto. Après cette escapade, il retrouve les Bantous de la capitale. S’il a contribué à la gestation des chefs-d’œuvre comme “Masuwa”, “Congo na biso”, etc., sans être un grand compositeur, Gerry-Gérard laisse aux mélomanes des reliques musicales splendides : “Lisi”,” Na gagner bango”, “Meno kumbi nzila”, extraites d’un répertoire d’environ une douzaine de titres.

2004

06) – 2004 – Le virtuose guitariste-basse Alphonse Taloulou “Alphonso” s’en est allé lui aussi sur le chemin sans retour, dix huit mois après la  mort de Gerry Gérard.

Taloulou s’est éteint le 18 décembre 2004 à Brazzaville après plusieurs mois de souffrances. Il fait partie de ces musiciens qui ont reconstitué Les Bantous après la vague des départs enregistrés en juillet 1963. Excellent bassiste Alphonso quitte l’orchestre Cercul Jazz du célèbre chanteur Franklin Boukaka, l’une des formations les plus prometteuses de la fin des années 50 pour intégrer Les Bantous de la capitale en Septembre 1963.

Il remplace ainsi Francis Bitsoumanou “Celi Bitsou”, auparavant bassiste de l’orchestre Negro Band. Le feeling et la maîtrise instrumentale d’Alphonso annoncent les couleurs avec  plusieurs chansons à succès qui ont fait bouger le Congo et l’Afrique, dont les plus connues sont : “Merci Mama”, “Choisis ou c’est lui ou c’est moi” et “Omoni résultat”.

06) – 2004 – La seconde implication de Jean-Jules Okabando

En 2004, l’ambassadeur congolais en Lybie Jean-Jules Okabando compte toujours parmi les personnages qui se sont souciés du sort des Bantous de la capitale. On se souvient encore de sa salutaire médiation du 21 septembre 1986, alors Maire de Brazzaville pour le retour des vétérans qui à l’époque s’étaient séparés de l’orchestre.

Cette fois encore, c’est un engagement qu’il prend pour reconstituer un groupe au désespoir, pour le redynamiser dans le droit fil de réaliser un album qui peut-être la garantie d’un succès immédiat.

Sous la direction de Jean-Serge Essous (Nino Malapet s’étant abstenu) s’entoure de ce que la modernité a mis à sa disposition pour travailler pendant plusieurs semaines un répertoire de plusieurs chansons susceptibles d’élaborer un album. Il bénéficie de l’apport financier non négligeable dégager par l’ambassadeur pour obtenir un travail admirable.

L’enregistrement en studio qui a regroupé presque la totalité des musiciens des Bantous (à l’exception également du chanteur Côme Mountouari) permet au groupe de retrouver sa flamme d’antan en produisant une musique d’excellente facture . Jean Serge Essous qui a dirigé le travail, a traité les arrangements à sa manière habituelle, plein de chaleur et de motivation, tout en respectant le délicat alliage du feeling Rumba et du Soukous pur.

2005

07) – 2005 – Encore une année improductive

2005 – Sans aucune surprise, l’existence de l’orchestre légendaire s’éloigne dans le temps. La crise est vécue comme une injustice. L’orchestre Les Bantous qui est demeuré le seul groupe congolais né avant l’indépendance et qui s’efforce de demeurer au top de sa forme, ne trouve malheureusement aucun mécène, aucune institution culturelle nationale pour les sortir du gouffre dans lequel il se trouve. Pour autant, le groupe ne désespère pas, bien au contraire , sûr de son atout, la saveur du terme “Retour sur scène”  n’est pas prêt à s’oublier. On le trouve d’ailleurs fréquemment évoqué dans les médias par les chroniqueurs de musique qui montrent à l’évidence leur attachement pour l’orchestre préféré des congolais.

2006

08) – Juillet 2006 – Jean Martin Mbemba : Le Sauveur des Bantous.

Grâce à lui Les Bantous de la capitale retournent  sur scène le 29 Juillet 2006 après 09 ans d’inactivité. (1997-2006)

Juillet 2006 – Le Site touristique de “Lifoula “situé à 30 kilomètres de Brazzaville sur la Nationale 2 va servir de décor à son propriétaire Jean Martin Mbemba pour laisser le souvenir d’un formidable élan de générosité débordant pour Les Bantous de la capitale et la musique congolaise.

En effet, au cours d’une rencontre mémorable que le ministre Jean-Martin Mbemba organise avec les vétérans des Bantous ; Nino Malapet, Jean-Serge Essous, Célestin Kouka, Edo Ganga ; et en sa qualité personnelle de sympathisant des Bantous, le ministre joue la carte de l’unité à fond.

Il arrive à réconcilier tout le monde autour d’un projet extraordinaire et longtemps attendu : Le retour sur scène de l’orchestre Les Bantous de la capitale. Il concrétise ces retrouvailles par la dotation gracieuse au groupe d’un équipement de musique flambant neuf, mais à la seule condition : la réconciliation, avec le retour de tous les musiciens qui avaient quitté l’orchestre, particulièrement les vétérans, et retour immédiatement sur scène.

La nouvelle apparut comme une surprise dans  contexte musical du moment, mais l’acte est vivement salué par tout le monde musical congolais qui a souffert depuis de nombreuses années de l’absence de l’orchestre mythique du Congo.

Confiant, Nino Malapet regroupe les jeunes qui vont accompagner les vétérans pour plusieurs années encore. Ainsi pour le Rendez vous historique du 29 Juillet 2006 à Lifoula, Les Bantous réapparaissent comme des virtuoses hors pair, possédant une parfaite connaissance de tous les idiomes de la Rumba et de la musique du monde. Le groupe est alors bien parti pour redorer son apogée, encore nanti de tous ses principaux acteurs renforcés par des nouveaux talents. Une impressionnante équipe composée de :

Cuivres : Nino Malapet (saxo) chef d’orchestre  – Jean Serge Essous (saxo flûte) – Samuel Malonga “Sammy” (trompette) – Michel Ngoualali (saxo-flûte) – Chant : Edouard Ganga “Edo” – Célestin Kouka “Célio” – Côme Mountouari “Kosmos” – Lambert Kabako – Simon Mangouani – David Sita “Athis” – François Ganga “Fregh” – Toussaint Mabika.

 Guitares : Alphonse Mpassi-Ngongo “Mermans” (guitare mi-solo) – Albert Tsounga “Dedhey”(guitare solo) – Yanick Mockango (guitare accompagnement) –  Joseph  Elenga “Elington” (guitare basse) –   Percussions : Siméon Malonga “Rikky” (drums) – Robert Massengo (tumbas) – Claviers : Faustin Nsakanda – Rosselin Samba.

Puis s’enchaînent les concerts dans tous les grands centres mondains de la culture à Brazzaville et à Pointe-Noire. Après le site de Lifoula, le deuxième et le troisième concert vont avoir lieu les 13 et 20 août 2007 au bar-dancing “La Détente” à Bacongo. Pour ces premiers  concerts l’orchestre Les Bantous rencontre un succès énorme auprès de tous les adeptes de la rumba et de la salsa. Pour eux , et unanimement l’orchestre Les Bantous demeure le héros de leur histoire, et ses chansons une sorte de guide.

09) 15 Septembre 2006 – Le concert de la vérité à l’Hôtel Méridien de Brazzaville

Le 15 Septembre 2006 pour sa quatrième prestation, c’est l’hôtel Méridien de Brazzaville qui accueille Les Bantous de la capitale. Toujours avec la recherche de climats chauds, c’est le concert de la vérité devant un public averti et avide des anciennes formes d’expressions musicales (rumba – salsa – biguine – boléro – rock…) de la grande période de l’épopée bantoue.

Le premier concert d’ouverture au site de Lifoula et celui de l’Hôtel Le Méridien de Brazzaville – absolument merveilleux – seront couronnés par la réalisation d’un album DVD pour lequel il a été   trouvé un éditeur et un distributeur.

Désormais, ce sont des centaines de mélomanes qui brûlent d’envie de danser avec Les Bantous. Ils vont d’ailleurs élaborer un calendrier régulier des concerts qui suscitent partout un enthousiasme débordant. Le groupe est surtout apprécié pour la qualité de ses productions. Il est de nouveau l’un des plus cotés et des plus demandés.

On peut cependant affirmer que depuis le 29 juillet 2006, au Site touristique de “Lifoula Sit” au nord de Brazzaville, date de retour sur scène du groupe mythique après quelques années d’inactivités (1997 – 2006) plus de doute, Les Bantous sont de retour … définitivement! Et dire que le chemin parcouru fut semé d’embûche, mais aussi enrichi de belles récoltes.

Les Belles récoltes se sont aussi celles enregistrées depuis la reprise des activités du groupe en 2006. En effet, les succès forts remportés par l’orchestre Les Bantous au Congo en cette année 2006, ont fini par convaincre plusieurs organisateurs des festivals en Europe, comme en témoignent les participations de 2007 en 2009.

10) – 17 Septembre 2006 : La nuit du Congo à Paris – Le 11 octobre 2006 : Jean-Serge Essous l’artiste de l’Unesco pour la paix

Un bonheur n’arrive jamais seul : Le retour des Bantous sur scène coïncide avec  deux évènements heureux qui vont faire la fierté de la musique congolaise :

a) – La nuit du Congo à Paris

Le 17 septembre 2006 – Du rêve à la réalité l’organisation de “La nuit du Congo à Paris” a vécu et a connu un véritable triomphe.

Organisée par Celtel Congo (opérateur de téléphone mobile), sponsor officiel, cette soirée mémorable a regroupé au Casino de Paris , des artistes musiciens congolais de Brazzaville. Outre les groupes Extra Musica, Zangul, Kingoli, Patrouille des stars, on a compté aussi des individualités comme : Essous des Bantous, Casimir Zoba “ZAO”, Rapha Mbouzeki, Chairman Koyo et bien d’autres. Une soirée qui a fait vibrer une salle comble  de plus de 1500 spectateurs à travers les vibrations et la frénésie des rythmes congolais en vogue. Une soirée voulue par Celtel-Congo pour promouvoir la musique congolaise en Europe.

b) – Jean-Serge Essous artiste de l’Unesco pour la paix

Le 11 octobre 2006 Jean-Serge Essous est désigné “Artiste de l’Unesco pour la paix” par le directeur de l’Unesco le japonais Koïchiro Matsuura en personne. C’est au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’Unesco à Paris, à l’occasion de la 16ème session du Conseil Exécutif de l’institution, en présence du Président Denis Sassou Nguesso, du ministre de la culture, des arts et du tourisme, Jean Claude Gakosso et de la méga star camerounais Manu Dibango, lui aussi , élevé au rang d’artiste de l’Unesco pour la paix.

Une désignation qui a honoré notre artiste musicien Jean-Serge Essous, la musique congolaise et aussi bien Les Bantous de la capitale.

11) – Le mercredi 1er Novembre 2006 à Brazzaville, Daniel Loubélo “De la lune”, rend son âme à l’éternel

Il avait plus d’une corde à son arc. Son nom évoque la maîtrise plus que parfaite de la guitare basse qui a donné de nouvelles perspectives de style dans le succès du rythme de l’O.K. Jazz, cet orchestre légendaire dont il a été le co-fondateur le 6 juin 1956 à Léopoldville (Kinshasa)

Co-fondateur également de l’Orchestre Bantous le 15 Août 1959 à Brazzaville, Daniel Loubelo “De la Lune” a démontré dans ce groupe composé des musiciens issus des orchestre OK Jazz et Rock-A-Mambo, la grande valeur du bassiste moderne qui a le vent en poupe. Il s’est inventé un son et une sensibilité à la rumba qui a tranché merveilleusement entre les styles OK Jazz et Rock-A-Mambo. 

Daniel Loubelo, on le sait est parti des Bantous le 12 Août 1962 en compagnie d’Edo Ganga pour réintégrer l’OK Jazz. Ils y resteront jusqu’au 22 Août 1964 date de retour définitif à Brazzaville (suite à l’expulsion par Moïse Tchombe des ressortissants congolais de Brazzaville) suivi de la création par Loubelo “De la Lune”, le 17 Avril 1965 de son orchestre  “Tembo” qui a brillé de mille feux, inaugurant par le fait de sa naissance une ère exceptionnelle dans les rapports entre les orchestres brazzavillois, celle des grands conflits, surtout entre les orchestres Tembo et Bantous. 

Avec la dislocation de son orchestre Tembo en décembre 1969, Loubelo tire un trait à sa carrière musicale pour passer le plus grand de son temps dans l’animation des activités socio-culturelles de son quartier du Djoué à Brazzaville. 

12) – Décembre 2006 – Avril 2007 – Les Bantous de la capitale : La fièvre monte

De Décembre 2006 à Avril 2007, Les Bantous de la capitale qui sont au top de leur forme, cumule les activités autour des concerts. La fièvre rythmique bantoue se répand inexorablement dans tous les dancings et les grandes salles de spectacle du Congo. Du site touristique de Lifoula sur la Nationale 2, Brazzaville à Pointe-Noire en passant par Dolisie, c’est partout la même pulsation qui désormais agite jambes et cerveaux des adeptes de la bonne musique de danse.

Une musique marquée par l’exploration régulière et passionnée de la Rumba et des musiques du monde dans toutes leurs diversités. Le style de ce groupe des pionniers est demeuré un modèle de sagesse créative et constamment aiguillonnée par une rythmique chevronnée au sein de laquelle le guitariste solo Albert Tsounga “Dedhey”, sans contexte la révélation du groupe et la relève de Gerry Gérard Biyela.

2007

13) – Mai 2007 – Tournée des Bantous en Europe

Mardi 15 Mai 2007 – Les Bantous de la capitale arrivent en France, après avoir atterri à Paris. Une formation des Bantous qui pour des raisons budgétaires et aussi d’équilibre s’est limitée à  12 musiciens sous la direction de Jean Serge Essous. (Nino Malapet n’ayant rejoint le groupe que deux  jours plus tard) L’orchestre se dirige à Coutances dans le département de la Manche.

Il est composé comme suit :

Jean Serge Essous (saxo) – François Ganga “Fregh” (saxo-chant) – Samuel Malonga “Sammy” (trompette)- Edouard Ganga Edo  – Célestin Kouka “Celio” – Côme Mountouari  “Kosmos” – Lambert Kabako (chant) – Albert Tsounga “Dede” (guitare solo) – Alphonse Mpassi Ngongo “Mermans” (guitare rythmique) – Joseph Elenga “Elington” (guitare basse) – Robert Massengo (percussion) – Samuel Malonga “Rikky” (drums)

A ce groupe s’est ajouté un ancien trompettiste des Bantous évoluant à Ales (France): Boniface Otsoua “Boni”, redoutable arrangeur, pianiste et guitariste.

Tous animés par le vif désir de retrouver en France une visibilité médiatique digne de leur statut de musiciens du groupe mythique du  Congo.

Rappelons que c’est depuis le site de Lifoula de Jean Martin Mbemba, en décembre 2006 (au nord de Brazzaville) qu’a été conçu le plan d’action des Bantous 2006-2007, et après des fructueux entretiens avec Jean Emile Biayenda et Christian Mousset, respectivement membre du comité d’organisation du “Festival Musiques Métisses” et directeur dudit Festival, qu’il a été retenu la participation des Bantous à la 32ème édition  du Festival (16  au 27 mai 2007) et qui  pour la première fois célèbre la mémoire  musicale d’Afrique.

Par ailleurs, c’est le  “Festival Musiques Métisses” qui a mis sur pied en faveur des Bantous, la série des concerts en Europe autour des productions en France, en Belgique et en Hollande suivant le programme ci-après :

a)- Coutances le Jeudi 17 mai 2007 à partir 00 h 30 dans la salle du “Magic Mirrors”  de Coutances prêt à craquer, Les Bantous de la capitale  livrent leur premier concert en France au 26ème Festival Jazz sous les pommiers à Coutances (Manche) sous la direction de Nino Malapet qui a rejoint le groupe.

b) – Le 18 mai 2007 – Eclatante prestation des Bantous au Festival “Musiques Métisses”  d’Angoulême (Point de mire de la tournée européenne des Bantous de la capitale).

Fort du succès de leur concert à Coutances, Les Bantous mettent le feu aux poudres à leur sortie du vendredi 18 mai 2007 au Parc des Expositions d’Angoulême pour leur première participation à une édition du Festival “Musiques Métisses”.

Le 19 Mai 2007 – Deuxième concert au Festival Musiques Métisses d’Angoulême – L’absence de Lambert Kabako, malade – Participation sur la même scène d’André Nkouka “Papa Kourand “et son groupe de la Sanza.

Dimanche 20 Mai 2007 : Adieu la 32ème édition du Festival des Musiques Métisses d’Angoulême, direction la Belgique.

c) – Le vendredi 25 Mai 2007, c’est au tour du Centre des Cultures du Monde “Zuiderpershuis” à Anvers (Belgique) d’abriter l’admirable rencontre entre l’orchestre et l’admirable grand public, avide d’une musique qui enchante et séduit. Le résultat a été sans surprise. Les Bantous ont fait entendre des rythmes très ardents stimulés par des musiciens chevronnés, une instrumentation qui lui est familière et un repertoire original, qui s’est accordé à merveille aux rythmes congolais et du monde..

d) – 27 Mai 2007 – Les Bantous au Festival “Music Meeting 2007” de Nijmegen (Hollande)

Enfin, la tournée des Bantous en Europe s’achève en Hollande le Dimanche 27 Mai 2007 au Festival “Music Meeting 2007” de la ville de Nijmegen en Hollande.

Toutes les conditions étaient réunies pour la réussite de ce dernier concert. Les Bantous dans une forme éblouissante ont été portés en triomphe par un public enthousiaste, manifestement heureux d’écouter et de danser divers rythmes d’un repertoire de grands thèmes bien choisis .

14) – 29 Juin 2007 – Retour des Bantous de la capitale à Brazzaville –  Joyeux retour des Bantous de la capitale  le vendredi 29 juin 2007 après une grande tournée européenne au cours duquel ils se sont forgés un public très enthousiasme pendant  les cinq superbes concerts donnés successivement en France en Belgique et  en Hollande. Autant de rencontres qui ont permis à l’orchestre de se ménager une place de choix chez les producteurs et les tourneurs européens.

15) – 30 Juin 2007 – Les Bantous triomphent au Centre Culturel Français de Brazzaville : Grand spectacle de retour d’Europe.

Ils l’ont osé, ils l’ont gagné ce pari parfaitement réussi de se produire de nouveau au CCF après plusieurs années d’absence et de remporter un immense succès, qui se résume par une grande précision d’exécution, une sonorité qui ne manquait pas d’originalité, autant de raisons qui expliquent que Les Bantous s’affirment toujours comme l’un des plus intéressants groupe de leur génération.

16) – 15 Août 2007 – Les Bantous à l’honneur aux festivités commémorant le 47ème anniversaire de l’indépendance du Congo.

Le formidable groupe Les Bantous apparaît de nouveau au plan national dans l’agenda des grandes fêtes officielles de la république du Congo, avec un style complètement rénové, s’affirmant à coup sûr comme un groupe d’une extrême originalité rythmique.

Le concert des Bantous de la capitale suivi en direct sur Télé-Congo le 15 Août 2007 à Owando (Préfecture de la Cuvette) lors du banquet officiel a constitué au plan culturel le point d’orgue des festivités du 47ème anniversaire de l’Indépendance du Congo, sous le patronage du président de la république, Denis Sassou Nguesso, en présence de huit chefs d’état africains et les corps constitués nationaux et internationaux.

17) – Le 15 Août 2007 – Les Bantous soufflent les 48 bougies

En marge des festivités commémorant le 47ème anniversaire de l’Indépendance du Congo, Les Bantous qui sont nés le 15 Août 1959 au bar-dancing “Chez Faignond” à Brazzaville, trouvent le plaisir de se retrouver autour du chef Nino Malapet assistés par de nombreux sympathisants présents à Owando pour souffler les 48 bougies d’anniversaire.

18) – 10 Septembre 2007 – Enfin un nouvel album des Bantous de la capitale “Bakolo mboka” (l’album de la nouvelle percée internationale)

Après le succès énorme autant qu’inattendu des Bantous de la capitale au 32ème Festival “Musiques Métisses” d’Angoulême en France, un album s’imposait. Celui-ci est produit sous le label “Cantos” (Frochot Music) – Distributeur PIAS.

Il a été réalisé à partir des enregistrements effectués à Brazzaville en 2004 sous l’égide de l’ambassadeur congolais, sympathisant du groupe ; Jean-Jules Okabando (sans la participation de Nino Malapet et de Côme Mountouari “Kosmos”)

Notons que les Editions Cyriaque Bassoka ont pris une part active à la réalisation de cet album. C’est ici qu’il faut lui rendre un fidèle témoignage

19) – 24 Septembre 2007“Retour d’enfer en live” Titre du premier album DVD des Bantous de la capitale (2006 où l’année du retour sur scène)

Le 24 Septembre 2007, 15 jours seulement après la sortie du premier album CD des Bantous “Bakolo mboka” ou l’album de la nouvelle percée internationale, c’est au tour du premier album DVD des Bantous de retour sur scène réalisé par “Lifoula Sit” (Kiele Junior).

Grand bienfaiteur des Bantous “Lifoula Sit” de Jean-Martin Mbemba sous l’enseigne “Kiele Junior” est à l’origine de leur résurrection, particulièrement pour avoir réconcilié tous les musiciens et cédé gracieusement les outils de travail qui manquaient tant à l’orchestre.

Le DVD en deux volumes “Retour d’enfer en live” est un album festif et énergique avec des morceaux qui réactualisent en live les grands succès populaires des années 70 et 80, en les faisant revivre pour la plupart,  par leurs propres créateurs. Succès qui se présente ainsi sous une nouvelle tendance , ni mode, ni retro, mais simplement créative et à partir d’un art basé sur l’étendue de la maîtrise instrumentale et l’originalité de la pensée mélodique.

20) – 1er Octobre 2007 – Une nouvelle voix s’est  tue : Antonio Braz Maouene (un ancien chanteur des Bantous)

C’est avec beaucoup d’émotion que le monde musical congolais a appris le Lundi 1er octobre 2007 le décès de l’artiste musicien Antonio Braz Maouene des suites d’une longue maladie.

Issu de l’orchestre Super Boboto (SBB) de Brazzaville, Antonio Braz a fait partie du groupe des six jeunes musiciens qui ont volé au secours des Bantous en Septembre 1972, notamment après le départ des musiciens Célestin Kouka, Pamelo Mounk’A, et Mountouari “Kosmos” pour former l’orchestre Le Peuple du Trio CEPAKOS et le départ d‘Edo Ganga, Théo Bitsikou et  Alphonse Mpassi “Mermans” qui de leur côté ont donné naissance à l’orchestre “Les Nzoys”.

21) – 10 Octobre 2007 – Les Bantous sont honorés par la sortie d’un livre qui retrace la chronologie de leur histoire de 1959 à 2007 soit 48 ans d’existence, par son auteur Clément Ossinondé. Un livre évènement par la nature et la profondeur de son contenu. Il est réalisé aux Editions Cyriaque Bassoka (www.bassoka.fr) : “Les Bantous de la capitale, chronologie des 48 ans d’existence”.

2008

22) – 2008 – Sur la même lancée de 2007, Les Bantous vont s’exprimer en 2008 avec beaucoup plus de dynamisme dans l’organisation du travail et la réalisation des tâches attribuées aux principaux animateurs.  

Entre divers lieux de concerts, particulièrement à Brazzaville, le Bar-dancing « La Détente» pour les bals populaires, le CCF (centre culturel français) pour les spectacles ont servi effectivement en véritables lieux de détente et de show pour les fervents mélomanes brazzavillois de la rumba-soukous et les adeptes des rythmes du monde. 

2009

23) – Janvier 2009 Les Bantous sont honorés par le gouvernement congolais, par le biais du ministère de la culture et des arts qui décrète officiellement l’année 2009, « Année des Bantous de la capitale » A l’affiche une série de rencontres et des prestations qui vont dans le droit chemin des manifestations commémoratives des 50 ans de l’orchestre Les Bantous de la capitale et les festivités de la fête de l’indépendance de la république du Congo, le 15 Août 2009. 

24) – 25 mars 2009 – le ministre de la culture et des arts, Jean Claude Gakosso s’entretient avec les musiciens de l’orchestre Les Bantous de la capitale avant leur départ le 26 mars 2009 en France où ils sont attendus à la 5ème édition du Festival Babel Med Music à Marseille. L’entretien a essentiellement porté sur le calendrier de la célébration du cinquantenaire du groupe, prévu au début du mois de Septembre 2009. Une fête que le ministre a souhaité populaire.

25) – 2009 – Les Bantous de nouveau en France

Le 26 mars 2009 – Les Bantous de la capitale attérissent à Marseille via Paris, prêts à éclater dans les oreilles et les pieds des mélomanes de France et du monde. Le groupe réduit à 12 musiciens compte dans ses rangs :  Jean-Serge Essous, chef d’orchestre (saxo), Lambert Kabako, Simon Mangouani , Fregh Ganga (chant), Samuel Malonga (clarinette), Franck Nkodia (saxo), Alphonse Passi-Ngongo “Mermans”, Albert Nsounga “Dede” (guitares), Joseph Elenga (drums), Robert Massengo (tumba), Théo Enko (manager) et Clément Ossinondé qui a intégré la délégation à Marseille (Presse) 

26) – 27 mars 2009 – Les Bantous triomphent au rendez-vous de la World Music à Marseille.

Babel Med, le marché festival des musiques du monde, a accueillie du 26 au 28 mars des professionnels du monde entier ainsi que vingt neuf groupes musicaux dans sa 5ème édition au cours de laquelle se sont également déroulés les débats sur la situation de l’indusrie musicale.

Les Bantous de la capitale ont démontré au grand public amateur, de la World Music, de purs moments de la Rumba-Soukous, de l’Afro beat et de la Salsa. Dans une salle prête à craquer, ils ont utilisé tous les rouages rythmiques, en mettant en scène un repertoire qui a su synthétiser une approche variée et sensible pour le large public du “Dock des Suds” qui les a porté en triomphe.

27) – Samedi 28 mars 2009  – Les Bantous quittent Marseille à destination d’Auxerre via Paris. La Cité des Musiques, 7, rue de l’Ile au plaisirs 89000 Auxerre (Yonne) va constituer effectivement la base de séjour des Bantous en France, à partir de laquelle ils se déplaceront pour les concerts dans d’autres villes..

28) – Samedi 04 avril 2009 – Concert des Bantous à Auxerre, organisé par “l’Association ICONE pour l’amitié avec le Congo-Brazzaville”. En effet, le splendide “Mo Better Blues 2” a reçu ce soir là, Les Bantous qui ont présenté un éventail de choix judicieux de plusieurs rythmes congolais et du monde. Cette manifestation a su synthétiser une approche variée et sensible pour le public d’Auxerre très émerveillé.

29) – Dimanche 12 Avril 2009 – Olympia ! Les Bantous de la capitale : mission accomplie. 

L’Olympia, chapelle d’un soir, s’est emplie des ouailles venues nombreuses célébrer le passage du Révérend Bantous de la capitale, de 21 h à 23 h 30. Une fois encore la grande machine des «Bakolo mboka » s’est mise en marche. 

Les Bantous de la capitale ont concrétisé avec le passage à l’Olympia un rêve qui datait de longtemps. Notons aussi que ce concert a été honoré par la présence d’un grand nombre des musiciens africains, dont l’ancien guitariste des Bantous (1961-1963) le soliste Antoine Nedule « Papa Noël « qui est intervenu dans le répertoire par l’interprétation du morceau « Bantous de la capitale » avec une chaleur, une générosité un mordant et une sonorité des grands « cha cha cha ». 

30) – Dimanche 3 Mai 2009 – Roissy-en-Brie (Seine Marne) dans la salle de la Maisons des temps libres, Les Bantous de la capitale ont su fabriquer un peu de rêve tout en ayant un regard juste sur la musique du monde.

Déterminés à faire de la danse un moment de plaisir, ils ont permis aux participants de cette soirée festive organisée par le congolais Jean Baptiste Badila, à embarquer dans l’univers des années de gloire de la musique congolaise. Un vrai retour aux sources. 

31) – Vendredi 8 Mai 2009, Hall St Martin. Au Cœur de Cergy Pontoise (Val d’Oise) Les Bantous ont proposé à une assistance en majorité congolaise, un cocktail étonnant et détonnant de rythme en tout genre. Le duo chant Kabako- Mangouani pour la Rumba, le salsero Ganga Fregh pour la Salsa ont pris les commandes de la soirée. Ils poursuivront leur tour d’horizon des tendances musicales du monde, au travers d’une série d’interprétations évidemment dansant, qui feront monter la température jusqu’au petit matin, pour leur quatrième et dernier concert en France. 

32) – Jeudi 28 Mai 2009, L’orchestre Les Bantous de la capitale quitte Paris à destination de Brazzaville, après trois mois de séjour en France. D’un point de vue musical, le séjour des Bantous a été une réussite, en dépit de l’absence d’une couverture médiatique forte pour drainer les foules aux lieux des concerts. 

Mais, hélas ! Le séjour des Bantous se termine tout de même par une mauvaise note : l’état de santé préoccupante de son chef Jean Serge Essous contraint de rester à Paris pour éventuellement recevoir des soins appropriés. La suite incertaine de se doter immédiatement d’une couverture médicale a montré une fois de plus la dureté de la vie de nos musiciens dans une profession libérale où il n’existe aucune structure de sécurité sociale. 

33) – Juillet 2009 : Jean Serge Essous, toujours malade se voit contraint de rentrer à Brazzaville. Le délai de séjour et de la validité de son titre de voyage vont militer impérativement à ce retour, dans l’espoir d’obtenir des autorités congolaises, une évacuation sanitaire pour un retour à Paris. 

34) 1er Août 2009 – Anitha Ngapy au cœur de la discographie d’anthologie des Bantous de la capitale : Réalisation par les Editions Anitha Ngapy de cinq albums qui ont le mérite de réunir les meilleures œuvres des Bantous – celles qui ont permis au groupe de bâtir sa légende. (Les Bantous de la capitale – « Bakolo mboka » – 50 ans d’existence) 

35) – 03 Août 2009 Coup d’envoi de la 7ème édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) par le chef de l’état Denis Sassou Nguesso qui à cette occasion a décoré à titre exceptionnel, au grade de Commandeur dans l’ordre du mérite congolais, l’orchestre Les Bantous de la capitale  pour l’ensemble de son œuvre grandiose au service du Congo et de l’Afrique. 

C’est dans un même creuset d’enthousiasme, les couleurs violentes et chatoyantes du Congo et de l’Afrique rassemblés dans le mémorable Stade Eboué, que l’honneur est revenu aux Bantous de la capitale  d’ouvrir les manifestations du FESPAM. 

36) – 25 Novembre 2009, décès du légendaire saxophoniste  Jean-Serge Essous à 15 h à l’Hôpital des Armées à Brazzaville à l’âge de 74 ans.

Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge Essous occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant. Il est demeuré Chef de l’orchestre Bantous de 1959 à 1966, avant de passer le flambeau à Nino Malapet (de 1966 à sa mort en 2012)

Enfin, voyageur infatigable, Essous a sillonné pendant plusieurs années l’Europe, Cuba et Les Antilles. Partout il était capable de jouer avec des tas de gens différents en conservant toujours autant de qualités, c’est finalement un des critères les plus valables qui puissent exister, même si l’on ne s’en rendait pas compte. Pour Joseph Kabaselle qui avait longtemps joué avec Essous aux éditions Esengo (Rock-Africa) et dans l’African Team, Essous, c’était son grand amour.

Essous, un novateur qui a ouvert à la clarinette, au saxo, à la flûte et au chant un registre nouveau. La nuit l’a finalement emporté. Mais sa musique sera gravée à jamais dans les cœurs des mélomanes. Il sera également à tout jamais l’image d’une époque de la musique congolaise qui était savante et belle.

2011

37) – 05 Juillet 2011- L’orchestre Les Bantous se dote d’un poste de Président dans la structure d’organisation.

Soucieux de se libérer des fonctions administratives, financières, et de management, L’orchestre Les Bantous  décide de la création d’un  poste de Président. Le choix revient à un mécène et opérateur économique : Dieudonné Loussakou, président du bureau exécutif des Bantous.

38) – 2011 – Nino Malapet : Dernier enregistrement avec Les Bantous.

Avant de s’en aller, le stratège chef des Bantous Nino Malapet, a légué un opus à la famille bantoue : « Les Bantous de la Capitale Ba kolo mboka » (Explosion)

 Ce nouvel album est particulièrement l’œuvre d’une nouvelle organisation administrative et financière, dirigée par un opérateur économique, un homme fort et intègre qui tient à mettre définitivement de l’ordre dans la bergerie. Il s’appelle Dieudonné Loussakou, président du bureau exécutif des Bantous.

Ce nouvel album, « Explosion » produit par « CSNDR International » et distribué par « Sono-Clotaire-Vidéo » – est venu huit ans après celui de 2004, produit par Jean Jules Okabando – Les Bantous ont renforcé leur engagement auprès des grandes partitions de cuivres soutenues par une section rythmique animée par le penseur et le nouvel expert de l’arrangement : le guitariste soliste Dedhey Tsounga, qui est désormais sur les pas de Gerry Gérard Biyela (paix à son âme).

Pour mener à bien cet enregistrement, Nino Malapet, fait valoir sa position de leader, en affichant trois de ses meilleurs « Salsa » qui confirment l’étiquette « Explosion » attribuée à cet album. 

39) – 07 Octobre 2011 – Un ouvrage dédié à Jean-Serge Essous “Trois S”

Cet ouvrage est la toile de fonds des actes du 7ème Symposium de musique africaine, organisé dans le cadre de la même édition du Fespam (Festival Panafricain de musique), une compilation éditée à Brazzaville, avec le concours de l’Unesco et attribuée au saxophoniste Jean-Serge Essous, cofondateur du célèbre orchestre Les Bantous de la capitale, décédé le 25 novembre 2009 à Brazzaville. Totalisant 175 pages, l’ouvrage dont les textes ont été réunis par Honoré Mombonda, le directeur scientifique du Fespam, assisté par Jean-Pierre Ngole, est préfacé par Jean-Claude Gakosso, le ministre congolais de la culture et des arts.

2012

40) – Mars 2012 – Qui est Essous ? De l’Afrique aux Caraïbes

Dans le cadre du passionnant, travail de mémoire entrepris depuis quelque temps par les Editions Cyriaque Bassoka, un admirable documentaire en DVD de l’histoire de Jean-Serge Essous, racontée par lui-même avant sa retraite forcée par la maladie.

Dans ce documentaire, soutenu par plusieurs plages de musique, Jean Serge Essous fait preuve d’une belle sagesse et d’une sureté parfaite dans lesquelles il développe ses improvisations avec beaucoup d’imagination et de continuité mélodique. Fruit de longues années d’expérience.

41) – 1er Avril 2012 – Jean-Serge Essous dans une étude fouillée et attachante d’E.Goma-Thethet et Roger Byhamot

“Jean-Serge Essous, clarinettiste, saxophoniste et chanteur congolais” tel est le titre d’un intéressant ouvrage paru à l’Harmattan dans la collection Univers musical, sous les plumes de Joachim E.Goma-Thethet et Roger Byhamot.

Très riche en informations, l’ouvrage de 159 pages traite en deux parties, de toute la vie de Jean-Serge Essous dans dix chapitres bien structurés.

42) – Dimanche 29 janvier 2012 – Décès de Dieudonné Nino Malapet, à l’hôpital militaire de Brazzaville à l’âge de 77 ans, de suite d’une maladie qui le rongeait depuis de longue date. C’était à nouveau la mort pour un autre musicien légendaire des Bantous.

On rencontre son nom sous celui d’une théorie de saxophonistes et de chefs d’orchestre. Nino Malapet est l’arrangeur à qui l’on doit une bonne part de la réussite de dizaines d’albums, en particulier avec les orchestres Rock’A-Mambo et  Les Bantous.

Doté d’une grande culture de la Rumba et de l’afro-caribéen (il faut être attentif aux citations dont il émaille certains arrangements). Nino Malapet doit une partie de la netteté et de l’ingéniosité de ses partitions à son admiration de toujours pour le saxophoniste belge Fud Candrix, tandis qu’il tient sa virtuosité et son modernisme de la fréquentation des sites discographiques de la Nouvelle Orléans.

Dieudonné Nino Malapet, avec ses attitudes désopilantes, son saxo coudée, ses onomatopées irrésistibles, conjuguant de la même façon, la rigueur et l’indépendance, parvient à s’intégrer fort bien au Rock-A-Mambo et aux Bantous, laissant admirer un toucher d’une surprenante finesse.

Beaucoup d’intelligence, beaucoup de technique, beaucoup d’idées : c’est bien, en effet ce qui caractérisait le virtuose du saxo Nino Malapet et dont s’émerveillaient  ses admirateurs du Rock’A-Mambo et des Bantous, adeptes de la salsa.

43) – Février 2012 : le président de la république rend hommage à Nino Malapet

Le Président de la République, Denis Sassou Nguesso, ainsi que les membres du gouvernement, des organismes internationaux, du Comité de l’orchestre Les Bantous de la capitale et autres se sont inclinés le 15 février 2012 à Brazzaville devant la dépouille mortelle de l’artiste musicien Dieudonné Malapet, alias Nino.

Dans l’oraison funèbre, le ministre de la culture et des arts, Jean Claude Gakosso, a exprimé sa désolation en évoquant les mérites de l’artiste : “Que le souvenir de Nino Malapet reste en nous comme un réconfort et comme un exemple. Et puisse sa famille éplorée et désemparée trouve consolation dans l’hommage de la République. Grand Nino, musicien émérite, tu l’étais indiscutablement, puisque comme tes collègues et co-sociétaires des Bantous de la capitale, tu as été honoré de la plus hôte distinction de notre pays décernée, en Août 2009, par le Président de la République. Grand Nino, nous aurions vraiment voulu te garder encore parmi nous pour profiter de ton génie artistique qui a bercé tant de générations” 


44) – O6 Mai 2012 : Retour sur scène des Bantous de la capitale

Après avoir observé un deuil de quatre mois, depuis le décès le 29 janvier 2012 du chef Nino Malapet, Les Bantous de la capitale ont repris la scène le dimanche 06 Mai 2012 au bar-dancing “La Détente” à Bacongo (2ème arrondissement de Brazzaville). Sous les auspices de Dieudonné Loussakou, qui fait désormais office de mécène président de l’orchestre. Les Bantous présentent une nouvelle forme qui marque une nouvelle santé du groupe. La bonne forme des doyens Edo Ganga et Célestin Kouka, a assuré le grand public quant à la bonne évolution de l’orchestre.

45) – Novembre 2012 ; La réédition par le producteur Cyriaque Bassoka de l’album  “Perles rares” des Bantous de la capitale.

Réunissant les chanteurs, les musiciens les plus expérimentés – parfois même les plus contradictoires quant au parti pris stylistique – cet album, par son hétérogénéité même, est un reflet assez fidèle de l’univers “Bakolo Mboka”. Toutes les caractéristiques, toutes les nuances du charme de l’œuvre du duo Malapet-Essous sont étalées, illustrées : le raffinement, la sophistication avec le chant de Pamelo Mounk’A et Mountouari Kosmos ; la spontanéité, la simplicité irrésistible, l’engagement social avec les vocalistes Ganga Edo et Célestin Kouka ; la robustesse rythmique avec la section rythmique composé de Passy Mermans, Gerry Gérard, Alphonso Taloulou et Samba Mascott: enfin Sammy Malonga, robuste, puissant à la trompette.

2013

46) – Dimanche 29 septembre 2013, le groupe “Bana OK” du poète Lutumba Simaro Ndomanduelo, et Les Bantous de la capitale célèbrent les 80 ans d’âge 60 ans de carrière musicale d’Edo Ganga. (né le 27 octobre 1933). L’événement a donné lieu à un concert inédit, au bar «La Détente», à Bacongo, le 2ème arrondissement de Brazzaville. Avec comme célèbres invités le Poète Lutumba Simaro Ndomanduelo, accompagné de son  groupe Bana OK de Kinshasa et de Michel Boyibanda (ancien sociétaire des Bantous de la capitale)

Ont également honoré de leur présence à cette cérémonie, les ministres Léon Alfred Opimbat et Martin Aimé Coussoud Mavoungou et le directeur général des arts et des lettres, Jean Luc Aka-Evy

47) – 27 octobre 2013, le légendaire chanteur Edo Ganga  obtient du Ministre de la culture un beau cadeau inattendu pour ses 80 ans.

L’artiste musicien Edouard Nganga “Edo” a soufflé sa 80ème bougie, le 27 octobre 2013. Un anniversaire qui a coïncidé avec les 60 ans de sa carrière musicale. Pour donner une dimension exceptionnelle à l’événement, le Ministère de la culture et des arts a organisé une cérémonie en son honneur, jeudi 31 octobre 2013, dans la cour dudit Ministère, à Brazzaville. A cette occasion, le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a réservé une surprise de taille à l’artiste.

L’octroie à l’intéressé d’une voiture de marque Toyota Aventis. C’était en présence d’une grande palette de personnalités du monde politique, diplomatique, administratif et culturel national.

En commémorant, avec solennité, ce double anniversaire, le gouvernement de la République, par le truchement du Ministère de la culture et des arts, a voulu saluer l’œuvre immense de cet artiste de renom.

2014

48) – 4 Mars 2014 – Prestation à Impfondo (département de la Likouala) des Bantous de la capitale à la soirée F.ip.a.c. (Forum international sur les peuples autochtone

Du 4 au 7 mars 2014  s’est  tenue à Impfondo (département de la Likouala) la grande rencontre  du F.i.p.a.c (Forum international sur les peuples autochtones) sur thème “Peuples autochtones, savoir faire culturel et économie verte”. L’animation de la soirée du jeudi 6 mars 2014 a été assurée par l’orchestre Les Bantous de la capitale qui a été véritablement au meilleure de sa forme.

Parmi les invités de marque Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo, resté attentif aux prestations des artistes, parmi lesquels outre les Bantous qui ont ouvert le bal dansant : 25 Autochtones tchadiens, Les cris de la forêt du groupe Ndima, Extra Musica international de Quentin Moyascko.

49) – Mars 2014 – Décès à Kinshasa (RDC) du trompettiste Franck Nkodia. Malade, il a  trouvé mieux  d’aller se soigner dans sa ville natale, avant de trouver la mort  quelques mois après. Dans  un style très classique, Franck a probablement était un des  meilleurs des Bantous à la trompette.  

50)- 25 mars 2014 – Décès de Raphaël Ngollo Ngouma, ancien chanteur  des Bantous de la capitale

L’ex-sociétaire de l’orchestre Les Bantous de la capitale, le chanteur Raphael Ngollo Ngouma a quitté ce monde le 25 mars 2014, à l’hôpital Général de Loandjili, à Pointe-Noire, et  a été inhumé, le vendredi 4 avril 2014, au cimetière de Vindoulou.

2016

51) – Janvier 2016 : FESPAM : Une fresque qui rend hommage aux Bantous de la capitale

Samedi 30 janvier 2016 – Installation dans la cour du siège du Festival panafricain de la musique  (Fespam), d’une fresque murale et picturale qui contribue à immortaliser Les Bantous de la capitale. Réceptionné par Hugues Gervais Onday, La fresque a été réalisée par l’artiste peintre Ernesto Novo, d’origine vietnamienne, un artiste pluridisciplinaire, qui développe un travail bien mixé. 

52) – Juin 2016 – La mort du guitariste-basse : Joseph Elenga “Elyngton”

Joseph Elenga, plus connu sous le pseudonyme de “Elyngton”, bassiste virtuose, est décédé le vendredi 17 juin à Brazzaville, après une courte maladie.

Avec Joseph Elenga “Elyngton” disparaissait celui qui depuis la mort  d’Alphonso Taloulou est tenu pour avoir été le plus loin, dans sa création personnelle, sur la voie d’une certaine assimilation de la rumba. C’était un grand technicien comme bassiste, il était intéressant, il représentait quelque chose dans l’histoire de la musique des Bantous de la capitale.

53) – 2016 – 13eme édition des “Sanzas de Mfoa”, le Trophée des créateurs : Dix lauréats ont été primés, dont Edouard Ganga Edo

Mercredi 24 févier 2016, la salle Pierre Savorgnan De Brazza de l’I.F.C. (Institut Français du Congo) à Brazzaville, a servi de cadre à la cérémonie de remise des Sanzas de Mfoa, le trophée des créateurs, à dix lauréats qui se sont distingués par leur savoir-faire, au cours de l’année 2015. Dans les catégories sculpture, peinture, mode, théâtre, littérature, cinéma, musique et promotion culturelle.

Le Prix de reconnaissance; (Prix spécial Sanza de Mfoa) a été attribué Ganga Edo (octogénaire, co-fondateur du mythique orchestre Les Bantous de la capitale) – L’acte XIII des Sanzas de Mfoa était placé sous les auspices de Bienvenu Okiemy, ministre de la culture et des arts

   54) – Retrouvailles des “Couz”

Dimanche 31 Juillet 2016 au bar-dancing “La Détente” à Bacongo- Brazzaville tenue de la 2ème édition des retrouvailles des “Couz” (cousins) animée par Les Bantous de la capitale.

Faisant suite à la première édition des “Couz” de Justin Koumba tenue le 15 décembre 2000 à “la détente”, la deuxième édition a bien eu lieu au même endroit avec le même orchestre, Les Bantous de la capitale, le dimanche 31 juillet 2016 sous les auspices de son président Justin Koumba, par ailleurs président de l’Assemblée Nationale congolaise.

Les retrouvailles des “Couz” (cousins) est une manifestation festive  présidée par Justin Koumba, alias “Djess” et qui regroupe les fils et filles du Congo à travers une ambiance concentrée dans les images fraternelles de la vie associative  d’hier, de chaleur, sans jamais mièvres. “Les retrouvailles” regroupe entre autre toutes les identités, les vieilles associations féminines et masculines qui ont marqué la vie mondaine dans les années 50/60.

55) – Samedi 20 août 2016 – Une grande voix s’est tue, Célestin Kouka “Célio”

L’un des créateurs, le 15 août 1959, de l’orchestre « Les Bantous de la capitale» du Congo-Brazzaville est mort, à 01 h du matin au CHU de Brazzaville, à l’âge de 81 ans. Compositeur de grand talent, il laisse à la postérité des compositions légendaires, telles que : “Mawa ya Hotelet”, “Georgina wa bolingo” (OK Jazz) –  “Comité Bantou”, “Rosalie Diop”, “Albert akeyi”… (Bantous) – “Kouka ba dia ntseke”, “Caprices”,  “L’heure de la vérité” (Trio Cepakos) etc. Une grande voix s’est tue, mais elle continuera de chuchoter à nos oreilles.

Porté en terre, le samedi 3 septembre 2016, au cimetière «Ma Campagne», Célestin Kouka “Célio”, a auparavant été  décoré, à titre posthume, au grade d’officier dans l’Ordre du mérite congolais, par le ministre d’Etat Henri Djombo, au nom du président de la République.

56) – 28 Novembre 2016 – La mort d’Angèle Moussounda “Mère Angèle”, étoile étincelante de la danse moderne.

Son exécution de La danse des “Bouchers” en 1965 avec Les Bantous est demeurée mémorable.

Considérée comme la plus grande danseuse congolaise de tous les temps, “Mère Angèle” s’est éteinte le 28 Novembre 2016 à 22 h au CHU de Brazzaville.

Membre du Ballet moderne des Bantous, Interprète légendaire de toutes les danses congolaises modernes, afro-cubaines (Salsa), Afro-américaines (Jazz, Rock, Tango…), européennes (Valse, Polka…), elle était l’une des rares danseuses qui a prouvé son savoir faire et marqué son influence sur les deux rives du fleuve Congo, notamment lors des différents passages à Brazzaville des plus grands orchestres de Kinshasa et du monde (Afrique, Cuba, France…)

2017

57) – 2017 – Les Bantous de la capitale à Rome (Italie)

Le concept “la nuit du Congo à …” du promoteur-manager du Groupe Pella Yombo (GPY), Beethoven-Henri-Germain Pella-Yombo, s’est invité à Rome, le 25 Mai 2017 et a été consacrée exceptionnellement à la Journée Mondiale de l’Afrique, devant le corps diplomatique du continent et du monde.

Grande affluence. Bonne musique. Le grand concert des Bantous le 25 Mai 2017 à Rome (Italie) – à l’occasion de la  journée mondiale de l’Afrique – a été une belle réussite. Aux manettes, un groupe de douze musiciens expérimentés dont le patriarche, Edo Ganga 84 ans et à qui l’assistance a rendu un vibrant hommage.

2018

58) – Février  2018 – Dimanches en musique au “Café de l’IFC” (Institut français du Congo).

En prélude à la célébration de ses soixante ans d’existence le 15 Août 2019, l’orchestre livre des concerts deux dimanches par mois au “Café de IFC” de 17h30 à 22 h.

Outre l’espace mythique de l’IFC, l’orchestre se  produit également à son siège habituel le bar-dancing “La Détente” à Bacongo dans le 2ème arrondissement de Brazzaville.

59) – 22 Avril 2018 – Lambert Kabako, chanteur des Bantous de la capitale publie son premier album inédit “Walaï”, autoproduit et distribué par Cyriaque Bassoka Productions.

Le nouvel album “Walaï” n’est pas comme les autres, puisqu’il contient des compositions écrites il y a plusieurs années et jamais publiées. Des trésors musicaux inédits qui ont marqué les 47 ans de carrière de Lambert Kabako dans l’orchestre mythique Les Bantous de la capitale.

60) – 23 Juin 2018 – Décès de Lambert Kabako auteur, compositeur, artiste musicien du groupe Les Bantous de la capitale est décédé à l’âge de 70 ans, au Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville. Un mois après la sortie de son premier album “Walaï”.

Lambert Kabako a réalisé une carrière musicale élogieuse avec les Bantous, l’orchestre qu’il a intégré en 1972. Il était un grand musicien et compositeur qui a donné au patrimoine culturel  des chansons qui resteront gravées dans la mémoire des congolais. Chanteur des Bantous de la capitale, il a publié en mai 2018, son premier album ”Walaï“ qui fait suite à la chanson “Osala ngai nini” parue en 1981 et qui avait battu tous les records de popularité.

61) – 2018 – Le Centre Wallonie Bruxelles et l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa (RDC) accueillent l’orchestre Les Bantous de la Capitale  à la 5ème édition du Festival Rumba parade du 14 au 16 septembre 2018. La formation phare du Congo Brazzaville a présenté un riche repertoire qui a fortement marqué le public kinois.

Une formation des Bantous réduite à dix musiciens pour la circonstance. Notamment, Simon Mangouani, François Marie Xavier, Toussaint Mabika Loemba (chant) – Albert Tsounga “Dede” (guitare solo), Faustin Gualbert Nsakanda (guitare rythmique-pianiste), Rodrigue Mbila (guitare basse), Alban Smith Gambomi (batterie), Dady Nkounkou (percussion), Pierre Kinsakieno (trombone) et Gérard (trompette)

62) – Décembre 2018 – L’hommage des Bantous de la Capitale à “Grand Kallé”

L’orchestre Les Bantous de la capitale rend Hommage à Joseph Kabaselle dans son Album “Pont sur le Congo”

“Pont sur le Congo” Tel est le titre du  merveilleux album des Bantous de la capitale réalisé dans un coffret de 20 meilleures chansons du repertoire de “Kale Jeff”. 

“Pont sur le Congo” pour sceller les liens de fraternité entre les deux Congo. Encore que pour Joseph Kabaselle et dans sa chanson “Ebale ya Congo”, “Le fleuve Congo ne constitue pas une barrière, mais un chemin…” (ebale ya Congo ezali lopango te, ezali se nzela…)

L’album est produit par la Fondation exécutif (Eddy Fleury Ngombe) – Distribution (Cyriaque Bassoka production) – Prise de son et mixage ( Guy Noël Kombo) – Assistant (Jireh Massengo) – Disponible chez Cyriaque Bassoka Productions et chez tous les disquaires.

2019

63) – 2019 – Année du soixantenaire des Bantous, s’ouvre avec une activité majeure :

La réception de l’orchestre “Les Bantous de capitale” par  le Président de la République.

En effet, Le président congolais, Denis Sassou N’Nguesso a reçu en audience le vendredi 3 mai 2019, les membres du groupe musical les Bantous de la capitale, l’orchestre le plus populaire du Congo-Brazzaville.

Cette rencontre entre le numéro un congolais et les membres de Bantous de la capitale a eu lieu dans le cadre du 60ème anniversaire de cet orchestre créé le 15 août 1959 chez Faignond, à Brazzaville.

Déjà, en mars 2019, le ministre congolais de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo avait annoncé à Brazzaville que le gouvernement mettra à la disposition de ce groupe les moyens qu’il faut pour célébrer son 60e anniversaire avec faste et dans l’apothéose. Une occasion pour prouver aux férus de la rumba congolaise que ce patrimoine national regorge encore plein de talent et résiste toujours aux érosions du temps.

64) – Mai 2019 – Tchicaya “Tchico” à Brazzaville – En provenance de Paris où il réside, l’ancien chanteur des Bantous des années 70, Pambou Tchicaya “Tchico” arrive à Brazzaville où sa présence est réclamée pour donner un coup de pouce aux préparatifs des 60 ans des Bantous de la capitale. Avec Michel Boyibanda un autre ancien sociétaire des Bantous, ils vont participer immédiatement aux séances de répétions, pour la sortie de deux albums et la production des concerts solennels  d’anniversaire.

65) – Les Bantous à Kinshasa les 29 et 30 juin 2019 – Dans le cadre des festivités des 59 ans de l’Indépendance de la R.D.C (République Démocratique du Congo), Les Bantous participent avec succès au Festival Rumba Parade, organisé à Kinshasa, par l’Institut National des arts-CMCT-Centre Wallonie Bruxelles. Ce festival  qui est  dirigé par Yoka Lye Mudaba a été lancé en 2014 et a pour objet, la promotion de la Rumba congolaise. Les Bantous qui  s’étaient déjà produit à Kinshasa en septembre 2018, ont  laissé une fois de plus, une profonde empreinte auprès des mélomanes kinois qui sont laissés sur  leur faim.

65) – 24 Juin 2019 – Institution par le Ministère de la culture et des arts, d’une commission d’organisation des 60 ans des Bantous de la capitale composée ainsi qu’il suit :

Président : Pindou Romain – Vice-président : Itoua Joseph – Rapporteurs : Ntadi Jean Omer – Membres : Mbouaka Béatrice, Ambia Marcel, Mboukou Simone.

Sous-commission Conférence et exposition: Président : Mabonda Honoré, Vice-président : Ipari Marcel – Mvoula Massamba Ghislain. Membres : Babindamana Jacqueline – Mobonda Melchiade – Bissi Nicolas

Sous-commission artistique : Président: Ondaye Gervais Hugues – Vice-président : Balou Tchicaya – Rapporteur : Mezene Passi Jean-Patrice – Membres : Nganga Serge Alain – Mfouemo Alain Mesmin – Batoumeni Arthur.

Sous-commission Accueil, Transport, Hébergement : Président : Hekabakila Moussitou Clotaire – Vice-président : Kanda Pierre – Rapporteur : Ngokoudi Claude Blanchard – Membres : Etomba Anicet – Moutete Joseph – Kotti Miakayena Emilienne.

Sous-commission Communication et décoration : Président : Diakoundila Ede Chevry – Vice-président : Directeur de la décoration – Rapporteur : Moyongo Edouard – Membres : Soni Benga – Obambi Jean-Bruno – Malanda Christ Beni

Au regard du chemin parcouru depuis le retour effective sur scène le 29 Juillet 2009, (après 09 ans de traversée de désert : 1997 – 2009 faute d’instruments, défections à répétition des musiciens) nonobstant les périodes de gloire des années 50 à 90, il est certain que l’on peut retenir la période allant du 15 Mai 2007 au 15 Août 2019, comme étant une nouvelle période culminante dans l’histoire des Bantous de la capitale. Celle où l’essentiel étant posé, ils pensent désormais mettre sur pied des nouveaux projets, favoriser l’émergence d’une musique toujours créative et originale, avec plusieurs perspectives.

(A découvrir  en détail dans le prochain livre de Clément Ossinondé : ” Les Bantous de la Capitale 60 ans”(chez Edilivre France – Août 2019)

Clément Ossinondé

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