Une lecture de l’ouvrage d’Hem’sey MINA, J’ai rêvé d’une entreprise « 4étoiles ».

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L’ouvrage d’Hem’sey Mina portant le titre ci-après : J’ai rêvé d’une entreprise « 4 étoiles ». Parcours de jeunes auditeurs financiers, se donne à lire comme l’accentuation d’un réalisme auctorial à travers lequel le témoignage d’une expérience est un motif culminant du texte littéraire.

Cette littérature de soi ou sur soi s’énonce comme un discours réel en se démarquant logiquement des canons de la fictionnalité et s’atteste dès le seuil par l’indication générique « Récit ». On comprend dès lors que ce premier ouvrage d’Hem’sey Mina retrace l’itinéraire d’une vie, le cheminement d’une carrière professionnelle.

Déjà dès le « mot de l’auteur », on découvre l’orientation qu’Hem’sey Mina donne à la jeunesse en terme de réussite. Car, essentiellement, le livre tourne autour de la question de la jeunesse, c’est donc un appel à la conscience juvénile pour un développement intégral, le jeune compris comme l’avenir de demain :

« Jeune homme, jeune femme ; si tu chavires
Ne méprise pas ta jeunesse et va au bout de tes rêves
À toi qui liras ce livre
Ne vis pas une vie qui n’est pas la tienne. »

Ce fragment textuel a l’allure interpellatrice vient ensemble que le titre dévoiler la trajectoire thématique du livre. Une thématique qui comme nous l’avons souligné, prend appui sur la jeunesse tout en brossant le cadre socio-professionnel.

Cet ouvrage porte une trace assez importante de la pratique citationnelle. Ces trente trois chapitres portent une orientation thématique, renforcée par une épigraphe : soit un proverbe, soit une citation. Et tout cela témoigne de la culture de l’auteur ; ces citations tirées de divers horizons constituent pour Hem’sey Mina, un voyage auquel il convie le lecteur.

Il s’agit précisément de l’histoire d’Eden, un jeune très gagné par le goÛt de l’effort qui après l’obtention de son baccalauréat à l’âge de dix sept ans, sera admis à une grande école de commerce, et puis sera engagé dans un grand cabinet en qualité d’auditeur financier. Eden est conscient des contraintes que lui imposent une telle profession mais hélas celles-ci ne dissipent pas son vœu, d’où l’effort, l’audace, la disponibilité, la perspicacité sont autant de qualités qui le caractérisent. Il exerce sa profession bec et ongle, corps et âme, mais malheureusement cette profession n’aura de récompense pour lui que l’ingratitude et la marginalité. Il sera donc licencié mais ses espoirs demeureront inébranlables.

Ce livre d’Hem’sey Mina promène le lecteur dans l’univers professionnel de l’audit financier, plusieurs termes techniques spécifiques liés sont abordés, y compris des termes anglophones propres au monde des affaires.

En clair, il ne s’agit pas d’un précis de l’audit financier, mais un parcours comme tout autre qui dévoile en quelques sortes les exigences, la servitude, les atouts tout comme l’ingratitude d’un tel métier et pourtant noble. Le licenciement arbitraire d’Eden en est la parfaite illustration. L’orientation ici se lit en ces termes :

« Aux étudiants qui voudraient faire de l’audit, je pourrai recommander mon parcours ou celui de Tyson. C’est un parcours que nous avions choisi sans regret. Il n’y a pas de mauvais choix dans la vie, seulement chaque choix entraine des conséquences.»

À travers cet extrait, on s’aperçoit également qu’il est posé dans ce livre la question du choix des métiers, du parcours scolaire et universitaire. L’élève après l’obtention du baccalauréat est souvent confronté à une impasse sur la filière ou l’option à faire. Ainsi donc, ce choix devient déterminant. En décrivant l’univers professionnel d’Eden, Hem’sey Mina appelle à une éthique des entreprises ou du milieu professionnel tout court.

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