Le Sommet de Nairobi sur la CIPD25 s’achève sur une trajectoire clairement définie afin de transformer le monde au bénéfice des femmes et des filles

0
276

La clôture du Sommet de Nairobi sur la CIPD25 s’est déroulée jeudi 14 au Kenya. Durant la cérémonie, les partenaires ont pris l’engagement solennel de transformer le monde en mettant un terme, d’ici 2030, aux décès maternels évitables, aux besoins non satisfaits en planification familiale et aux violences basées sur le genre et autres pratiques néfastes envers les femmes et les filles.

“Le Sommet de Nairobi est le symbole d’une vision renouvelée et redynamisée, ainsi que d’une communauté qui travaille ensemble pour agir et obtenir des résultats. Ensemble, nous allons faire des dix prochaines années une décennie d’action et de résultats pour les femmes et les filles, en gardant leurs droits et leurs choix au centre de tout ce que nous faisons “, a déclaré le Dr Natalia Kanem, Directrice exécutive de l’UNFPA.

Le Sommet, organisé par les gouvernements du Kenya et du Danemark, conjointement avec l’UNFPA, l’agence des Nations Unies pour la santé sexuelle et de la reproduction, a révélé l’existence de nouvelles données critiques concernant le coût de la réalisation de ces objectifs. Il a mobilisé plus de 1 200 engagements provenant du monde entier, y compris des milliards de dollars de promesses de contributions de la part de partenaires des secteurs public et privé. Il a également permis aux communautés marginalisées, aux jeunes et aux militants communautaires de faire entendre leurs voix, et ces derniers ont pu interpeller directement les chefs d’État et les responsables des politiques publiques sur la manière de garantir les droits et la santé des populations.

“Le Sommet de Nairobi sur la CIPD25 a connu un succès retentissant”, a déclaré Mme Josephine Kibaru-Mbae, Directrice générale du Conseil national kényan pour la population et le développement. “Mais ce n’est qu’un début. Nous quittons Nairobi avec une feuille de route claire des actions que nous devons tous entreprendre pour faire progresser le programme de la CIPD et transformer le monde au bénéfice des femmes et des filles.”

Le Sommet s’est ouvert avec la publication d’une nouvelle recherche indiquant le prix à payer pour atteindre ” trois résultats transformateurs ” – zéro décès maternel, zéro besoin non satisfait en planification familiale, et zéro violence basées sur le genre et pratiques néfastes – dans la décennie suivante. D’après l’analyse de l’UNFPA et de l’Université Johns Hopkins, en collaboration avec Victoria University, l’Université de Washington et Avenir Health, le monde devrait débourser un montant total de 264 milliards de dollars.

Les participants du Sommet ont ensuite pris des engagements spécifiques et concrets pour aider le monde à atteindre ces objectifs ambitieux, mais réalisables. Des engagements ont été formulés par les gouvernements, la société civile, les associations de jeunes, les organisations confessionnelles, les universités et bien d’autres.

Les gouvernements, notamment l’Allemagne, l’Autriche, le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Islande, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède, de même que la Commission européenne se sont engagés à verser environ 1 milliard de dollars d’aide. Le secteur privé s’est également impliqué : Children’s Investment Fund (CIF), The Ford Foundation, Johnson & Johnson, Philips, World Vision et de nombreuses autres organisations ont annoncé qu’elles allaient mobiliser quelque 8 milliards de dollars en nouvelles contributions.

“Il n’y aura pas de CIPD50. Les femmes et les filles du monde entier ont attendu assez longtemps pour avoir des droits et faire des choix “, a déclaré son Excellence, l’Ambassadeur Ib Petersen, Envoyé spécial du Danemark à la CIPD25. ” Si nous regardons vers 2030, nous entrons maintenant dans une décennie de réalisations au cours de laquelle nous passerons de la parole aux actes et nous seront tous comptables des engagements pris à Nairobi.”

Plus de 9 500 délégués provenant de plus de 170 pays ont pris part à cette conférence résolument inclusive, s’unissant derrière la Déclaration de Nairobi, qui établit un agenda commun pour achever le Programme d’action de la CIPD.

Tout comme la première Conférence internationale sur la population et le développement, qui s’est tenue au Caire en 1994, a été un moment-charnière pour l’avenir des femmes et des filles, le Sommet de Nairobi restera dans les mémoires comme un tournant décisif qui a déclenché les actions ayant permis de sauver des vies, de sortir des millions de femmes et de filles, ainsi que leurs familles et leurs communautés de l’exclusion et de la marginalisation; et permis aux États de tirer profit du dividende démographique afin de  faire croître leurs économies.

LAISSER UN COMMENTAIRE