Le Groupe Renault maintient une performance élevée en 2018

Le constructeur automobile français vise un chiffre d’affaires en hausse en 2019

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Thierry Bolloré, directeur général.

Renault a préservé sa rentabilité au terme de l’exercice 2018, si l’on en croit le top management du groupe qui a présenté, jeudi 14, à Paris, les résultats financiers du groupe au losange. 

En effet, malgré la détérioration de son environnement au second semestre de l’année 2018, le constructeur automobile français a annoncé qu’il a maintenu sa marge opérationnelle à un niveau élevé. 

Ainsi que l’a relevé son directeur général, Thierry Bolloré, les résultats commerciaux et financiers de la marque française ont démontré la résilience de l’entreprise et sa rapidité à s’adapter à un environnement jugé plus difficile. 

« Cette performance résulte d’une stratégie claire, d’une exécution toujours plus exigeante et des efforts de tous les collaborateurs du Groupe », a-t-il expliqué lors d’une rencontre consacrée à l’annonce des résultats financiers du groupe français en 2018. 

Au cours de cette rencontre, tenue en présence notamment de Clotilde Delbos, directeur financier et présidente du Conseil RCI Banque, le groupe a toutefois noté le recul de son chiffre d’affaires de 2,3% à 57419 millions d’euros, dont 3040 millions d’euros pour AVTOVAZ (+11,5 %), soulignant qu’hors impact des devises, son C.A a progressé de 2,5 %. 

Le chiffre d’affaires de l’Automobile hors AVTOVAZ s’est établi à 51171 millions d’euros en baisse de -4,4 %, après un impact négatif lié au changement d’allocation des bonifications de taux d’intérêt entre les secteurs Automobile hors AVTOVAZ et financement des ventes pour 555 millions d’euros. 

Pour le constructeur, cette variation est  attribuée principalement à « un effet devises négatif à hauteur de 4,1 points, la baisse des volumes (-0,5 point) et des ventes aux partenaires (-1,8 point) », précisant que « l’évolution négative des ventes aux partenaires provient principalement de la fermeture du marché iranien et du déclin du diesel en Europe ». 

Le groupe a, en revanche, relevé que l’effet prix a contribué positivement pour +1,4 point en raison des hausses de prix dans les pays émergents mais aussi en Europe, notant que le mix modèle a été légèrement négatif à -0,2 point. 

Si la marge opérationnelle du Groupe a atteint 3612 millions d’euros (correspondant à 6,3 % du CA), celle de l’Automobile hors AVTOVAZ a connu une baisse de 545 millions d’euros à 2.204 millions d’euros et a atteint 4,3 % du CA contre 5,1 % en 2017. Cette  variation serait consécutive à un environnement défavorable tant pour les devises que pour les matières premières et à un effet volume négatif de 329 millions d’euros. 

De son côté, le résultat d’exploitation du Groupe s’est établi à 2.987 millions d’euros contre 3.806 millions d’euros en 2017. 

Après avoir pris en compte la modification de la méthode de comptabilisation des titres participatifs, le Groupe a indiqué que son résultat financier s’est élevé à -353 millions d’euros, contre -391 millions d’euros en 2017, assurant que l’amélioration du coût de l’endettement du Groupe permettrait d’«absorber une charge de 31 millions d’euros liée à l’application des règles comptables résultant du passage en hyperinflation de l’Argentine ». 

En ce qui concerne la contribution des entreprises associées, essentiellement Nissan, le groupe a indiqué qu’elle a atteint 1540 millions d’euros, contre 2.799 millions d’euros en 2017. 

Et de rappeler qu’«en 2017, la contribution de Nissan intégrait un produit non récurrent de 1.021 millions d’euros lié à la réforme fiscale votée fin 2017 aux Etats-Unis et au gain sur la cession de la participation dans Calsonic Kansei ». 

Au final, le résultat net s’est établi à 3451 millions d’euros et le résultat net part du Groupe, à  3.302 millions d’euros (12,24 euros par action par rapport à 19,23 euros par action en 2017).   

Evoquant les perspectives du constructeur pour cette année, le Groupe a d’emblée indiqué que le marché mondial ainsi que le marché européen devraient être stables  par rapport à 2018. A l’international, le marché russe devrait connaître une hausse d’au moins 3 % et le marché brésilien de 10 %. 

Dans ce contexte, le Groupe Renault se fixe un objectif de croissance pour son chiffre d’affaires (à taux de change et périmètre constants), une marge opérationnelle de l’ordre de 6 % et un free cash-flow opérationnel de l’Automobile positif.

Alain Bouithy

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