Le Congo et le Cameroun reliés par 300 km de route grâce à la Banque africaine de développement

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Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a inauguré, vendredi 06 mars dernier, la route reliant la ville de Ketta au Congo au poste-frontière de Ntam au Cameroun.

Longue de 300 km, cette route surnommée « route de l’intégration » a coûté 103 milliards de francs CFA préfinancée à 90% par la Banque africaine de développement, selon l’institution financière panafricaine.

Cet ouvrage qui fait partie du corridor Brazzaville–Yaoundé, contribuera à la connexion entre le Congo-Brazzaville et le Cameroun. Il permettra une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays, mais aussi le désenclavement des zones à fortes potentialités économiques d’agriculture, de minerais, de bois du Nord du Congo et du Sud-est du Cameroun.

En inaugurant cet important tronçon routier, le président Denis Sassou Nguesso a parcouru les 63 km entre Souanké et le poste frontalier de Ntam. Les populations présentes à l’inauguration ont accueilli avec joie ce nouvel ouvrage qui va transformer leurs conditions de vie.

Au nom du président Akinwumi Adesina, l’économiste résident de la Banque africaine de développement au Congo, Sié Antoine Marie Tioyé a déclaré que « la route Ketta-Djoum, d’un linéaire de 504,5 km, constitue un maillon important de la liaison inter-capitales Brazzaville-Yaoundé, longue de 1612 km. »

 « L’exécution entière du projet permettra, de disposer d’un corridor entre Brazzaville et Yaoundé et l’interconnexion sur des axes routiers reliant le Cameroun, le Congo, la RD Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et la République Centrafricaine », a-t-il ajouté.

La construction de la route reliant le Congo et le Cameroun réalise un des objectifs du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 (DSIR) qui vise à relever des défis spécifiques, notamment le déficit infrastructurel dans le domaine de l’énergie et des transports. Elle s’inscrit dans les cinq priorités stratégiques de la Banque (dites High 5), notamment « Nourrir l’Afrique », « Intégrer l’Afrique » et « Améliorer la qualité de vie des populations ».

Outre le financement de ce corridor, la Banque avait approuvé, en décembre 2019, un prêt de 56 millions de dollars pour le financement des axes routiers entre les deux Congo, notamment le pont route-rail visant à connecter Yaoundé, Libreville, Brazzaville et Kinshasa.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) organise avec l’appui de la Banque une table-ronde des acteurs techniques et financiers le 19 mars prochain, pour le financement de projets de connectivité régionale entre le Congo, la République démocratique du Congo, le Tchad et la République centrafricaine.

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