Le CMDC demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle en RDC

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Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des religions et des cultures, écrivain poète, combattant de la justice, ancien expert international, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC).

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre ensemble pour examiner ses propositions pour une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo

     La République Démocratique du Congo va tout droit au mur du chaos. La longue crise congolaise ne fait que s’empirer et le chaos est imminent. Il est dangereux de réduire abusivement la crise congolaise en une crise électorale qui n’en est qu’une conséquence logique. La crise congolaise est profonde. Un mauvais diagnostic conduit à des solutions inefficaces et inadaptées.  Le processus électoral inique et scandaleux de décembre 2018 et de début 2019  ne peut pas nous permettre de sortir de cette crise. Comme nous l’avons souligné, il est important que tous les Congolais sachent que personne n’a gagné et personne n’a perdu, mais bientôt nous allons  tous  perdre notre peuple et notre pays. Toutes les vraies forces vives congolaises doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.

     Les événements qui viennent de se passer le lundi 11 novembre 2019 à Paris en France, en marge de la participation du Président Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO au Forum de Paris sur la Paix, mettent en lumière une division flagrante en deux parties du Peuple Congolais. Un groupe le reconnait comme le Président de la République Démocratique du Congo, et un autre groupe ne le reconnait pas du tout comme Président de la République. Le drapeau du MPR – Parti Etat est choisi comme un symbole de rupture totale avec le pouvoir en place par des résistants. Cela ne signifie pas que le Président Mobutu et les mobutistes soient devenus des anges. Certains résistants l’ont choisi comme symbole de l’unité nationale chère à ce dernier, de l’autorité de l’Etat et de la dignité nationale. L’humilité impose au pouvoir en place et à ceux qui ont signé le pacte FCC-CACH  de ne pas mépriser ce peuple qui est sorti en masse pour voter le 30 décembre 2018. Si le Président actuel est légalement Président de tous les Congolais, mais dans le fait, eu égard aux enjeux sur le terrain, il n’est pas le Président de tous les Congolais. Une transition exceptionnelle s’impose donc à nous tous de manière anticipée et concertée ou de manière brusque. Le triomphalisme de la Coalition du Front Commun pour le Congo (FCC) avec le Cap pour le Changement (CACH) va conduire le pays dans le chaos. Les propos des acteurs de deux camps illustrent clairement aujourd’hui que le pays est dirigé sur la base d’un deal secret et non sur la base des résultats de l’élection présidentielle. La Coalition FCC-CACH est donc une maison construite sur une mauvaise fondation. La cacophonie qui s’observe dans les deux camps est éloquente et promet une crise à la dimension du deal qui a été conclu en janvier 2019.

     Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) a pris acte de la proposition de sortie de crise formulée le 04 novembre 2019 par le compatriote Martin FAYULU MADIDI. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Le CMDC, comme certaines forces vives congolaises, a proposé une transition exceptionnelle bien avant l’organisation des élections qui ne pouvaient qu’être chaotiques.  La sagesse veut que nous ne puissions pas sous-estimer une bonne partie de la population qui considère Mr Martin FAYULU MADIDI comme le « Président élu ». La proposition de ce dernier s’articule autour de quatre points dont le premier vise la création d’un Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Ses propositions devraient être examinées dans le contexte de la vision globale d’une transition exceptionnelle du CMDC. Il convient de souligner que toutes les transitions à vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Le pays a pris un mauvais départ avec les élections injustes, criminelles et clientélistes de 2006. Les élections de 2018-2019 n’ont pas fait démentir ce triste constat.

  1. Toutes les propositions de sortie de la grave crise de notre pays appellent une transition exceptionnelle qui ne  doit pas être comme les transitions antérieures

     Toutes les propositions de sortie de crise appellent la mise en place d’une transition exceptionnelle. Suite à l’échec successif de toutes les transitions dans notre pays, se soldant par des crimes et le partage ridicule des postes et du butin « Congo », le mot « transition » a acquis un sens péjoratif. C’est toujours mal perçu de parler d’une transition, surtout quand on vient de sortir d’un processus électoral. Mais qu’il soit clair pour nous tous qu’il est impossible de bâtir une grande nation stable, démocratique et prospère avec le processus électoral de décembre 2018 et de début de 2019. Ce processus est parmi les processus électoraux les plus cyniques, iniques et humiliants de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. Le deal de FCC avec le CACH entrera dans les annales de l’histoire politique congolaise en Afrique et dans le monde.

      Le bilan désastreux de notre crise ne cesse de s’aggraver et interpelle notre conscience. Il y a déjà plus de 8.000.000 de morts, plus de 5.500.000 de Congolaises et Congolais (une population supérieure à celle du Congo-Brazzaville) déplacés de force et vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de nos ancêtres, plus de 2.000.000 de femmes et enfants violées et traumatisées, des millions de Congolais poussés à l’immigration sauvage. Et le Peuple Congolais est parmi les deux peuples les plus pauvres de l’humanité. Le massacre institutionnalisé et accéléré de la population congolaise à l’est de la République Démocratique du Congo est un signal terrible et inquiétant. Toutes les institutions souffrent d’illégitimité.

     Il nous faut une transition exceptionnelle pour éviter une nouvelle guerre internationale du Congo. Une rupture brusque du deal FCC-CACH va conduire le pays dans cette guerre, car d’autres armées étrangères vont s’ajouter sur notre territoire. Et ce sera la balkanisation tant rêvée par les ennemis du peuple congolais et du Grand Congo. Outre les armées de pays voisins, des groupes terroristes, des mercenaires de quatre coins du monde et des groupes militaires d’intérêts internationaux vont envahir notre pays, notamment à l’est et au nord. Nous risquons tous de vivre bientôt la fin du Grand Congo, si nous ne nous humilions pas pour nous mettre ensemble autour d’une table. Mais pas pour un dialogue de trahison et de compromission.

     A l’allure où vont les choses avec le deal compliqué FCC-CACH, il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais il n’y aura que des vaincus d’un deal impossible où les partenaires tiennent à se neutraliser mutuellement. Une crise inattendue peut faire voler en éclats  ce deal et plonger notre pays dans les jours les plus sombres de notre histoire. Il faut donc éviter un suicide collectif. La communauté internationale ne pourra pas l’empêcher, mais viendra seulement le constater. Faisons donc très attention aux sentiments d’orgueil et de triomphalisme, car le chaos est bien devant nous. Une nouvelle forme terrible de terrorisme risque de balayer les intérêts de tout le monde, y compris de ceux des puissances traditionnelles et émergentes et des multinationales.  Ce deal n’ira donc pas au bout en dépit de l’appui extérieur. Il faut donc anticiper, car diriger c’est savoir lire les signes des temps et anticiper.

    Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) comprend la difficulté de Mr Martin FAYULU MADIDI dans sa proposition de sortie de crise, en sa qualité  de « Président dit élu ». Ce n’est pas étonnant qu’il tombe dans le piège de proposer une sorte de direction du pays à deux têtes, à savoir d’un côté la Coalition CACH-FCC qui dirige le Gouvernement, et de l’autre LAMUKA qui dirige le Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). Cette proposition est un piège, car la Coalition CACH-FCC, qui empêche la vérité des urnes, n’acceptera pas la mise en place de cette institution et va renvoyer le dossier des réformes institutionnelles à son Parlement. Tous les leaders de LAMUKA se trouveront donc dans le piège de légitimer le pouvoir de CACH avec le FCC qu’ils ont considéré comme un pouvoir volé et donc illégitime. Souvenons-nous de tout ce qui s’est passé après la Conférence Nationale Souveraine. La Coalition CACH-FCC ne permettra pas la mise en place du Haut Conseil National des Réformes Institutionnelles (HCNRI). La crise congolaise ne peut pas se résoudre dans une vision partielle CACH-FCC – LAMUKA. La crise est très grave et profonde. Le compatriote FAYULU propose 18 mois pour la transition. Le CMDC estime qu’il faut une durée réaliste de 36 mois.  Il faut une vision globale, correspondant à la dimension multiforme de la crise,  qui intègre toutes les composantes importantes de la société, à savoir : une nouvelle configuration politique,  la société civile, la jeunesse, la femme, la résistance,  la diaspora congolaise. Les réformes seront menées par le Gouvernement de Transition sur la base d’un Programme triennal d’urgence politique, sociale, sécuritaire, économique, culturelle et environnementale. La crise congolaise actuelle va se solder par la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Il faudra mettre en place un Parlement de Transition avant l’organisation des élections crédibles qui commenceront cette fois-ci par des élections locales. Une bonne démocratie commence par la base et non par le sommet.

    Il s’agit d’une transition exceptionnelle pour un nouveau et bon départ de notre pays, la République Démocratique du Congo. Toutes les réformes importantes et urgentes à mener devront conduire à l’adoption d’un Nouveau Pacte National politique, sécuritaire, économique, social, culturel et environnemental. Mais il faudra au préalable faire un audit rigoureux et neutre de toutes les institutions du pays, y compris des institutions de la décentralisation. Ce ne sera plus une transition clientéliste de partage des postes. Ce sera une transition où la société civile, la jeunesse, la femme, la diaspora congolaise devront jouer un grand rôle.

2. Un cadre approprié d’une Transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo est déjà préparé

    Il est impossible de présenter toutes les options de la  transition dans le présent document. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est engagé pour la sortie de notre pays de la crise en tenant compte des intérêts en présence et des jeux des acteurs nationaux et internationaux.

2.1 Les urgences d’une transition exceptionnelle

  • Se mettre ensemble pour inventer un nouveau Congo, un Grand Congo digne de nos ancêtres, martyrs et héros. Depuis le départ de Mobutu en 1997, nous avons été tous incapables d’inventer un nouveau Congo.
  • Mettre véritablement et de manière originale la République Démocratique du Congo sur les rails des Etats de droit modernes en jetant les bases de la refondation de la nation congolaise. Il faut mener toutes les réformes urgentes et importantes de l’Etat.
  • Réaliser un audit complet de l’Etat et de toutes les institutions, y compris l’audit de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) et de la Cour Constitutionnelle. Audit réalisé par des cabinets indépendants outillés.
  • Réinstaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national, anéantir tous les groupes armés et milices, reformer en profondeur l’armée, la police et les services des renseignements pour défendre l’intégrité territoriale et la sécurité des personnes et des biens.
  • Arrêter le développement d’une nouvelle forme de terrorisme qui a pris racine et qui va faire exploser bientôt notre pays et toute la région.
  • Etablir un pont ou une solide charnière entre l’ancien Congo, entendu l’ancien système qui a détruit notre pays et qui doit se terminer maintenant, et le nouveau Congo, un Congo solide, stable, uni, prospère, libre et solidaire, fondé sur la Justice qui élève une nation et affermit le pouvoir.
  • Organiser l’identification de la population par l’organisation d’un recensement national scientifique. Identification précise de tous les étrangers vivant au Congo dans le cadre de la formulation d’une nouvelle loi sur l’immigration.
  • Restructurer en profondeur la Commission Electorale Nationale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle. Désigner de nouveaux juges de la Cour Constitutionnelle restructurée. Mettre en place une nouvelle formule de la CENI avec de nouveaux responsables. Promulguer une nouvelle loi électorale.
  • Introduire le génie congolais et la sacralité congolaise dans la Constitution de la République Démocratique du Congo. Cette Constitution contient des dispositions qui consacrent des conflits d’intérêts, une certaine impunité, le clientélisme et une vision inadaptée du Congo conçu  comme un  Etat curieusement sans  identité. Deux  lacunes graves  se  remarquent  dans cette Constitution, à savoir l’absence du génie congolais et de la sacralité congolaise. La Constitution est le fruit du génie d’un peuple par rapport à son identité profonde et incontournable, à ses réalités et aux grands enjeux mondiaux de paix, de justice, de liberté, de solidarité, de prospérité et de sécurité. Ce qui illustre l’importance de l’exception culturelle dans la vision de la Nation et de l’Etat Congolais.
  • Sortir définitivement la République Démocratique du Congo de la tragicomédie des élections iniques, cyniques et criminelles, des élections de nomination des candidats par le pouvoir au détriment de la volonté du peuple. La transition exceptionnelle devra se terminer par l’organisation historique des élections incontestées et incontestables, en commençant par les élections locales. On ne commence jamais la construction de la maison par la toiture.  Il ne s’agit pas simplement d’organiser des élections crédibles, libres, transparentes et justes, mais avant tout et surtout de mettre en place une tradition des élections transparentes, libres, justes, adaptées, incontestées et incontestables puisant dans notre identité profonde.
  • Jeter enfin les bases qui permettent de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l’humanité. Toutes les conditions de décollage économique devront être réunies par la formulation d’une nouvelle politique économique et financière. Il faut arrêter une nouvelle politique ambitieuse de création des richesses. Il faudra mettre sur pied six pôles (régions) d’excellence économique au niveau national pour éviter la balkanisation économique de notre pays.
  • Assurer, dans un cadre juste, équilibré et cohérent, la sécurité de l’ancien Président de la République, de ses membres de famille et de ses collaborateurs, ainsi que la sécurité de leurs biens. Asseoir un Etat qui protège tout le monde dans le cadre global de la justice.
  • Mettre en œuvre un Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Mettre en place d’urgence les institutions de la transition, à savoir : le Gouvernement, le Parlement, la Constituante et les organes d’appui à la démocratie.

2.2 Durée de la transition : 36 mois.

2.3 Du Gouvernement de Transition

   Sous réserve d’améliorations futures du cadre, des consultations menées depuis 2017, la formule la plus proposée est celle d’un Président de la République avec deux Vice-Présidents. Il s’agit de :

  • Le Président de la Transition, Président de la République ;
  • un Vice-Président chargé des Réformes institutionnelles,  de la Réconciliation et de la Reconstruction Nationales ;
  • un Vice-Président chargé de l’Identification, de la Défense et de la Sécurité Nationales.

   Le Gouvernement de Transition sera chargé de la mise en œuvre d’un Programme d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, culturelle et environnementale. Ce qui est le plus important, c’est le profil des personnalités qui doivent codiriger la transition. La transition exceptionnelle devra être codirigée par une personnalité de la diaspora qui sera au cœur de la vision de ladite transition.

2.4. Du Parlement de Transition

. Sous réserve d’améliorations futures du cadre, le Parlement de Transition de 500 membres devra être mis en place pour remplacer le Sénat et l’Assemblée Nationale, totalement déséquilibrés et globalement nommés, qui devraient être dissous pour éviter un grand chaos brusque. La composition sera la suivante dans un processus exigeant de justice et de réconciliation nationale :

  1. 100 représentants de la Société Civile, non instrumentalisée par les acteurs politiques (mouvements citoyens, ONG des droits de l’homme, mouvements des femmes, jeunes leaders de la génération consciente, représentations professionnelles, médias engagés, personnalités indépendantes);
    1. 100 représentants du CACH ;
    1. 100 représentants du FCC ;
    1. 100 représentants de LAMUKA ;
    1. 100 représentants de la diaspora congolaise. C’est une nouvelle dimension importante. La diaspora congolaise, premier bailleur de fonds de notre pays,  ne mène pas son combat pour être instrumentalisée par des partis ou plateformes politiques. La diaspora congolaise devra être considérée comme une province spéciale de la République Démocratique du Congo. La résistance, des acteurs politiques, des experts et des responsables des médias engagés doivent apporter leur contribution au Parlement de Transition. Le principe de l’irrévocabilité ou de l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine devra être adopté. Dans un rôle prophétique, les Congolais de la diaspora ne peuvent venir travailler dans leur pays comme des étrangers.

   Des critères rigoureux seront appliqués pour le choix de membres des institutions de la transition.  Il sera tenu compte du critère du renouvellement politique, de la compétence, de l’équilibre régional, de l’incitation des jeunes et des femmes à la responsabilité politique, de la représentativité de toutes les couches de la société. Ce sont des fils et filles méritants du pays qui seront appelés à la responsabilité. Le Parlement de Transition devrait être dirigé par une personnalité émérite de la société civile. Il est souhaitable que sur les 500 membres du Parlement de Transition qu’il y ait 100 jeunes et 150 femmes. S’il y a un refus de se mettre autour d’une table et dans l’hypothèse d’une crise majeure qui conduit à une transition exceptionnelle, la présente configuration du Parlement de Transition va totalement changer.

2.5. De la Constituante

     La mise en place d’une Constituante pour analyser à fond toutes les dispositions  conflictuelles dans la Constitution. Un Pacte National de la Transition (PNT) sera pris pour couvrir les aspects de la transition exceptionnelle non prévus dans la Constitution. Ce qui contribuera ainsi à donner une nouvelle intelligence pour des réformes constitutionnelles futures.  Le génie congolais et la sacralité congolaise devront être introduits par la suite dans cette Constitution. Quatre grands éminents juristes et philosophes politiques congolais sont identifiés pour diriger la Constituante.

2.6. Des organes d’appui à la démocratie

     Une réforme de fond en comble s’impose pour les institutions d’appui à la démocratie, à savoir la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) pour l’organisation des élections irréprochables à tous les niveaux. Des états généraux des élections en République Démocratique du Congo seront organisés pour évaluer objectivement le processus électoral et proposer des réformes urgentes et profondes de la CENI dans ses structures, son fonctionnement et sa composition. Il n’y a pas de vraie démocratie sans la défense des droits de l’homme et notamment de la liberté d’expression, d’opinion et d’association. La liberté de la presse est essentielle dans un système démocratique. Il faudra repenser totalement le fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel Congolais (CSAC) afin de donner à tous sans exception les mêmes chances et droits d’accès aux médias tant publics que privés.

3. Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est avec le Peuple Congolais

   Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) salue le travail remarquable réalisé par toutes les forces vives congolaises dans la diaspora et au pays dans leurs propositions de voies de sortie de notre pays de sa grave crise. Il salue le travail de résistants, de différentes plateformes de la diaspora, des acteurs politiques, sociaux et indépendants engagés dans la sortie de crise de notre pays.  Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) appelle d’urgence le Peuple Congolais à un nouveau rendez-vous de l’histoire pour sauver notre pays, la République Démocratique du Congo, qui risque de disparaître bientôt. Mettons-nous tous debout ensemble pour sauver notre pays et notre peuple.

Que Dieu bénisse le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo sauvée.

Ainsi fait à Paris, le vendredi 15 novembre 2019

Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise,

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président Exécutif

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