Le CMDC appuie la mise en place imminente d’une transition exceptionnelle pour éviter le chaos en République Démocratique du Congo

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Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des religions et des cultures, écrivain poète, combattant de la justice, ancien expert international, Président du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC).

Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) appuie la mise en place imminente d’une transition exceptionnelle pour éviter un chaos en République Démocratique du Congo.

L’humilité, la vérité et le réalisme nous obligent de reconnaître que la République Démocratique du Congo est un pays en grave crise en dépit de discours mensongers et démagogiques des uns et des autres, soutenus par des ennemis du peuple congolais et de notre pays. Notre pays est très loin de sortir de sa crise.

La crise congolaise n’est pas une crise électorale. Les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue et grave crise congolaise qui est d’essence économique, géostratégique et culturelle. Sinon, les élections de 2006, 2011 et 2018 auraient résolu cette crise. Toutes les transitions à simple vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Un peuple qui oublie son histoire est un peuple exclu de l’histoire des nations libres, démocratiques et prospères, et appelé à disparaître sans aucune forme de procès.

    Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Un vrai chaos est devant nous. Il faut donc une mise en place urgente d’une transition exceptionnelle pour éviter le chaos de la disparition de notre pays. Tous les signaux sont au rouge.

En 2020, des circonstances particulières et imprévisibles vont être au cœur de la mise en place imminente d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo. Ce sera une transition de la justice et de la nouvelle intelligence congolaise où la jeunesse, la femme et les nouvelles forces vives congolaises du pays et de la diaspora devront jouer un rôle important. Ce ne sera plus du tout une transition de l’impunité, de la corruption et du partage des postes sur le sang de Congolais. La coalition FCC-CACH ne tiendra pas longtemps devant l’ouragan de l’histoire. Une maison divisée, bâtie sur une mauvaise fondation, est condamnée de s’écrouler. La coalition FCC-CACH va s’écrouler bientôt. Soyons humbles et réalistes tous et voyons le danger qui nous guette avec la risée du monde qui nous observe. Nous avons perdu notre déité et notre dignité d’un grand peuple. Nous risquons d’être frappés tous de plein fouet par le chaos savamment monté contre nous. Il faut arrêter impérativement vite ce processus de chaos qui s’apparente à un suicide collectif national forcé et bien préparé.

Le CMDC est pour la mise en œuvre du Programme triennal d’urgence politique, sécuritaire, sociale, économique, environnementale et culturelle dans le cadre de cette transition de trois ans.

  1. Il n’y a pas eu de vraie alternance politique en 2019 en République Démocratique du Congo

    L’alternance politique n’a jamais été la continuité insolente d’un système ou d’un pouvoir sortant. L’alternance politique n’a jamais été la continuité d’un pouvoir sortant honni par le peuple ; elle n’a jamais été la continuité des massacres planifiés de la population du pouvoir sortant au pouvoir entrant, comme à l’est et nord-est de la République Démocratique du Congo ; elle n’a jamais été une coalition ou un deal obscur du pouvoir entrant avec le pouvoir sortant publiquement décrié par le peuple. L’alternance n’a jamais été la continuité visible et frappante du régime sortant avec le régime entrant. La corruption, par exemple, est devenue une nouvelle religion congolaise. L’alternance politique n’a jamais été un processus où le Président sortant, gardant absolument tous ses avantages, a encore les manettes du pouvoir entres ses mains, à savoir : le gouvernement, le parlement (Sénat et Assemblée Nationale), le pouvoir provincial, l’armée et les services de sécurité. Cela s’appelle continuité en notre modeste connaissance.

    Ceux qui ont acclamé l’alternance politique en janvier 2019 vont se rendre compte bientôt qu’il n’y avait pas eu de vraie alternance politique en République Démocratique du Congo. Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal. L’alternance n’a jamais été une coalition de continuité qui joue très dangereusement contre les intérêts du peuple et du pays.

    La fausse alternance politique a contraint notre pays, la République Démocratique du Congo, à avoir et à boiter avec des institutions bancales et illégitimes à tous les niveaux. Toutes les institutions restent illégitimes en République Démocratique du Congo. Formule  triviale que personne ne peut démentir. Nous avons vécu en décembre 2018 et au début de 2019 un processus électoral parmi les plus cyniques, iniques et scandaleux de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. La crise congolaise est profonde. La solution de la crise congolaise n’est pas du tout une simple réforme de la Commission Electorale Nationale et Indépendante (CENI) avec la loi électorale et de la Cour Institutionnelle. Il nous faut une nouvelle vision de l’Etat Congolais dans un processus de refondation totale. La Constitution de 2006 est une Constitution du petit Congo. Il nous faut maintenant une Constitution du Grand Congo du 21ème siècle où nous allons intégrer le génie congolais et la sacralité congolaise.

  • Cessons de nous mentir à nous-mêmes, car la République Démocratique du Congo reste un pays en transitions faussées et ratées depuis le 24 avril 1990

    Un peuple qui oublie sans cesse son histoire est rattrapé par son histoire, et risque d’être enterré  par son histoire oubliée. Cessons de donner au concept « transition » un sens péjoratif d’appel au dialogue de mensonge, de trahison et de partage inique des postes en se moquant du sang de nos martyrs et dignes fils. Le Peuple Congolais a simplement échoué dans toutes les transitions depuis 1990 à cause de la cécité, des intérêts égoïstes et de la trahison de certains de ses élites et leaders politiques. Depuis le 24 avril 1990, avec la mise en place du système de tennis politique inadapté, injuste, cynique et manipulé de l’extérieur, la République Démocratique du Congo reste un pays qui vit une série de transitions faussées, ratées et piégées à dessein. Les différentes tentatives de vraie sortie de crise de notre pays appellent une mise en place urgente d’une transition bien pensée à la vraie dimension de la crise congolaise. Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper.

     La coalition FCC-CACH, étant une émanation de ce tennis politique,  est aussi dans la continuité de transitions faussées, ratées et piégées par des enjeux nationaux, régionaux et internationaux qui sont contre les intérêts du Peuple Congolais et du Grand Congo. Le deal ou la coalition FCC-CACH est un état avancé de ce tennis politique inadapté et inique qui interdit des slogans comme « Le peuple d’abord » et « L’Etat de droit. » La nouvelle histoire de la République Démocratique du Congo ne sera plus l’histoire des visions erronées de l’Etat et des slogans creux sans esprit réel ou contenu  approprié.

  • La trompette de l’histoire a sonné pour le nouveau rendez-vous du Peuple Congolais avec lui-même en 2020 après 60 ans d’indépendance bloqués

     La trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo, notre beau pays. 60ans après l’accession de notre pays à l’indépendance, nous sommes toujours à la case du départ. Le décor est désormais planté pour l’aboutissement de la balkanisation de notre pays entamé depuis lors. C’est une question de vie ou de mort, ou nous sauvons notre pays, ou le Grand Congo disparait avec notre disparition comme peuple. Il n’y a pas d’autres compromis possibles. C’est l’enjeu majeur du moment. L’élite congolaise, dans son ensemble, a lamentablement échoué. L’humilité oblige qu’elle accepte son échec et en tire les grandes leçons pour bâtir un nouvel avenir.

       C’est le Peuple Congolais qui doit être lui-même au cœur de sa libération et de la construction de sa prospérité. Personne ne le fera à sa place. La coalition FCC-CACH ne le concerne pas. Les enjeux sont de taille. Le Congo doit être au cœur du monde, comme le cœur du monde est au Congo. Face à un processus qui ne le concerne pas, le peuple doit prendre ses responsabilités. L’heure est à la mobilisation générale et sans complaisance du Peuple Congolais qui doit créer les conditions de sa libération et du vrai changement face aux échecs répétés des élites, aux trahisons internes et à la complicité extérieure. Il  faut arrêter la tragicomédie des partis et plateformes politiques et la trahison de certains de leurs responsables. Quelques responsables de partis et plateformes politiques ne peuvent plus prendre en otage et mettre en grave danger le destin de plus de 87.000.000 de Congolais. Il faut repenser et changer totalement les jeux des acteurs politiques et sociaux en République Démocratique du Congo. Le Peuple Congolais a un rendez-vous urgent avec lui-même en 2020, de manière inclusive et impérative, pour changer son destin. Il se doit de s’imposer ce rendez-vous face au complot dangereux ficelé contre lui. Toutes les forces vives congolaises du pays et de la diaspora doivent se retrouver ensemble pour la mise en place d’un nouvel ordre politique de la refondation totale de l’Etat Congolais infiltré par ses ennemis.

      Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC), déterminé d’apporter sa contribution à la mise en place imminente d’une transition exceptionnelle, prépare le Peuple Congolais au grand rendez-vous de l’histoire en 2020. Toutes les vraies forces vives congolaises du pays et de la diaspora doivent se retrouver d’urgence autour d’une table, dans un contexte et un cadre exceptionnels et justes, pour un Nouveau Pacte National politique, social, sécuritaire, économique, culturel et environnemental.

  • Mise en place imminente d’une transition exceptionnelle pour mettre fin à l’holocauste congolais et arrêter le projet de balkanisation de la République Démocratique du Congo

     Les circonstances de la mise en place urgente d’une transition exceptionnelle vont s’imposer d’elles-mêmes face au tsunami social qui arrive en République Démocratique du Congo. Ou le Peuple et le Congo vont disparaître, ou le peuple va se mobiliser pour arrêter sa disparition et la balkanisation bien planifiée de son pays sur le poids du plus grand holocauste de l’histoire après la  Deuxième Guerre mondiale. Notre pays connaît le plus grand holocauste après cette terrible guerre : plus de 10.000.000 de morts, plus de 6.000.000 de Congolais déplacés de force et abandonnés avec un processus d’occupation des terres par des pays voisins complices des massacres, plus de 2.000.000 de filles et femmes violées et détruites à jamais, des millions d’orphelins sans le moindre secours, le développement inquiétant du terrorisme camouflé des Etats en complicité avec des terroristes islamistes pour détruire définitivement le Congo et son peuple aux fins du pillage éternel de ses ressources naturelles, l’instrumentalisation des jeux des acteurs de partis et plateformes politiques pour empêcher le réveil de la conscience populaire indispensable pour la libération. Notre peuple est parmi les plus pauvres et misérables de l’humanité. C’est de l’inhumanité scandaleuse qui nous touche tous sans exception. Quand votre peuple est pauvre et misérable, vous êtes tous sans exception pauvres et misérables, donc sans dignité.

     Quand l’Etat, du pouvoir sortant au pouvoir entrant,  est incapable de répondre aux besoins sociaux élémentaires de la population, l’alternance n’est que la continuité et l’aggravation de la misère sociale. Il faut donc prévenir un tsunami social qui va précipiter le chaos et risque de faire éclater notre pays. C’est le souhait des ennemis de notre peuple et de notre pays. Quand l’Etat, du pouvoir sortant au pouvoir entrant, est incapable d’assumer ses fonctions régaliennes, la déliquescence de l’Etat peut à tout moment nous conduire à une crise d’une ampleur insoupçonnée, mais bien calculée par les stratèges du pillage et de la balkanisation de notre pays.

Que signifie la continuité de la tragicomédie des massacres continus et accélérés de la population congolaise à l’est de la République Démocratique pour faciliter la colonie des populations étrangères venant de pays voisins ? Que signifie le processus d’extermination stratégique et terroriste de la population quand des centres de prévention et de traitement du virus Ebola sont attaqués et détruits, son personnel ciblé et assassiné ? C’est un génocide planifié en facilitant la propagation de ce virus et en détruisant tous les atouts de riposte à ce virus dangereux. Pouvons-nous imaginer un seul instant ce que peut signifier l’acte des terroristes qui s’attaquent aux centres de prévention et de traitement du coronavirus en Chine par exemple? La République Démocratique du Congo fait face à une nouvelle forme de terrorisme très grave et qui va déstabiliser toute la région, c’est le terrorisme camouflé des Etats utilisant les services des terroristes islamistes.

    Quand le pouvoir tue les jeunes qui revendiquent leurs droits, quel avenir pouvez-vous espérer d’un tel pouvoir ? L’ombre du pouvoir sortant continue sous le pouvoir entrant. Il n’y a pas longtemps des jeunes patriotes sont assassinés comme Defao Paluku, Obadi Muhindo, pour ne citer que ceux-ci, sur les traces de Rossy Mukendi Tshimanga, de Luc Nkulula, de Thérèse Kapangala et tant d’autres. Des étudiants attaqués et tués, les lieux du savoir (universités et instituts supérieurs) souillés de sang. Que dire des massacres des enfants et élèves à l’est de notre pays ? Détruire les filles et les femmes, et assassiner les enfants et les jeunes à l’est de notre pays est un processus planifié d’extermination de notre peuple. Nos ennemis terrorisent les jeunes pour mettre fin à notre existence comme un peuple et un pays unis à jamais par un destin commun.

  • Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est avec le Peuple Congolais dans la mise en place imminente d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo

   Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) continue de saluer le travail remarquable réalisé par toutes les forces vives congolaises dans la diaspora et au pays dans leurs propositions de voies de sortie de notre pays de sa grave crise. Il salue le travail de résistants, de différentes plateformes de la diaspora, des acteurs politiques, sociaux et indépendants engagés dans la sortie de crise de notre pays.  Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) appelle d’urgence le Peuple Congolais à un nouveau rendez-vous de l’histoire pour sauver notre pays, la République Démocratique du Congo, qui risque de disparaître bientôt. Mettons-nous tous debout ensemble pour sauver notre pays et notre peuple.

   Le CMDC réaffirme ses propositions pour l’imminence d’une transition exceptionnelle et va affiner sans cesse ses propositions pour s’adapter aux circonstances particulières en 2020. Le Peuple Congolais au pays et dans la diaspora sont obligés de se lever et d’agir comme un seul homme pour imposer une transition exceptionnelle de la justice et de la nouvelle intelligence congolaise. Une transition qui ne sera plus une tragicomédie des partis et plateformes politiques connue depuis la fin de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) (1991-1992). Cette transition juste va concerner toutes les composantes de la société :

  • Des responsables de la société civile bien cernés en profondeur ;
  • des personnalités du pouvoir bien ciblées de manière juste ;
  • la jeunesse ;
  • les femmes ;
  • des leaders de partis et plateformes politiques bien identifiés et choisis de manière équilibrée ;
  • des forces vives de la diaspora congolaise, premier bailleur de fonds de notre pays et un bouclier qui a empêché longtemps un tsunami social dans notre pays.

Que Dieu bénisse le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo sauvée.

Ainsi fait à Paris, le jeudi 13 février 2020

Pour le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise,

 Le Président Exécutif

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, Ecrivain poète de la justice et de la paix des peuples et des  nations

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